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PANACHES

Le mot panache est tiré de l'italien « pennachio », ce qui nous prouve, une fois de plus, que l'industrie de la plume nous vient d'Italie. Le mot « pennachio » est tiré lui-même du latin « penna » (penne, grande plume de l'aile).

Ce genre de plumes est dénommé commercialement « panache de trois » ; on fabriquait jadis beaucoup un article bon marché, fait, soit en veule, soit en barbarie, mais depuis quelques années déjà il ne se porte guère.

On continue cependant à en fabriquer quelque peu en plumes d'assez belle qualité, mais la vente en est plutôt restreinte.

Chaque plume destinée à la constitution d'un panache doit d'abord être

Frisure dite "Prince de Galles"

montée sur une tige de fer; pour cela on coupe en sifflet le pied de la plume de façon à éviter toute surépaisseur; on fixe cette partie sur le fil de fer au moyen d'un laiton fin en commençant par la partie haute et en l'enroulant solidement tout autour; l'ensemble est recouvert d'une bande de papier d'un centimètre de large.

Quand les trois plumes ont subi cette préparation, on les réunit par les pieds avec l'extrémité d'un autre fil de fer un peu plus gros, sur lequel on enroule également une bande de papier.

Les panaches se font ordinairement en noir ou en blanc, mais aux époques où ils étaient très à la mode, on en fabriquait également avec du veule ou du barbarie préalablement dégradés.

Panaches dits « Prince de Galles ». — Ce genre a eu, à certaines époques, une vogue considérable ; il est composé de deux ou de trois têtes genre Prince de Galles, montées comme nous l'avons indiqué précédemment.

Il se fait presque toujours en noir et on emploie à sa confection la belle qualité brillante des plumes de Barbarie.

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