‹ Le commerce et l'industrie de la plume pour parureChapitre 132 sur 152 · TIGES & CULOTS DE PLUMES EN CELLULOÏD · texte numérisé non relu

TIGES & CULOTS DE PLUMES EN CELLULOÏD

Le celluloïd est une substance complexe obtenue avec la cellulose et le camphre et à laquelle il est possible d'incorporer des matières colorantes.

Ce corps a été découvert en Amérique par MM. J. Smith et J. Wesly Hyatt qui créèrent d'abord une usine à New-Jersey, puis vinrent en installer une en France à Stains, près de Saint-Denis-sur-Seine.

Ce corps est très ductile et très malléable à chaud; il se ramollit à la température de 80 à 900 C. ; il est inattaquable par l'air et par l'eau, mais très inflammable. On est arrivé depuis à fabriquer un corps jouissant des mêmes propriétés mais ne s'enflammant pas ou du moins brûlant sans flammes.

Le celluloïd se trouve dans le commerce en blocs, en feuilles de i/ioe à 15 millimètres et en bâtons de sections variées.

Quand les plumes d'autruches sont terminées et que la mode exige qu'elles soient posées à plat sur le chapeau, on garnit leur extrémité d'un culot en celluloïd. D'autre part, quand les plumes sont de qualités très ordinaires ou formées de plusieurs pièces, on en recouvre la côte avec une enveloppe en celluloïd munie d'un culot cylindrique fermé au bout.

Ces accessoires sont fabriqués en ramollissant une feuille de celluloïd que l'on moule et que l'on polit avec soin comme on procède du reste pour tous les objets faits avec cette matière.

On exécute aussi des becs d'oiseaux artificiels.

A titre de renseignement, nous en donnons les prix approximatifs :

Culots en celluloïd le mille 25 à 40 fr.

Côtes en celluloïd — 60 à 100 fr.

Becs en celluloïd — 12 à 30 fr.

Ces pièces se font le plus souvent en noir ou en blanc, mais aussi quelque fois en couleur; l'Angleterre en fait une consommation assez importante.

Page 1