ITALIE
La stituation commerciale de l'industrie des plumes pour parures nous est fournie par la statistique des douanes de ce pays, qui les divise en deux catégories : plumes brutes et plumes fabriquées.
Pour la plume brute, la France est le principal fournisseur de l'Italie et nos exportations dans ce pays sont en progression constante; ainsi, alors • qu'en 1906 elles n'atteignaient que 239.360 lire, en 1910 elles se montaient •déjà à 935.425 lire et en 1912 à 1.378.105; l'Allemagne, qui occupe toujours le second rang, a vu son chiffre diminuer de près de moitié au cours de l'année 1912; malgré cela, le total des importations de plumes brutes en Italie, en 1912, est en augmentation sensible sur l'année précédente.
En ce qui concerne les exportations, la France est le principal acheteur de l'Italie avec l'Allemagne et l'Autriche, mais depuis trois ans, leur valeur a diminué considérablement, étant passée de 1. 162.210 lire en 1910 à 361.760 en 1912.
Pour les plumes fabriquées, l'importation italienne se compose principalement d'articles français et allemands, par quantités à peu près égales; l'Autriche en fournit également une partie importante. La valeur totale des importations est en diminution constante, ce qui tendrait à prouver que l'industrie nationale fait des progrès dans ce pays.
La quantité des plumes travaillées exportées par l'Italie est peu importante, eu égard à celle des importations; les chiffres sont également en diminution constante.
Il y a lieu de faire observer que la statistique de la France ne concorde pas avec celle publiée par l'Italie; en effet, si nous consultons le tableau français des exportations de plumes fabriquées, nous pouvons voir que le chiffre •de l'année 1912 est le quadruple de celui de 191 1 ; il y a là une anomalie difficile pour ne pas dire impossible à expliquer, et nous ne chercherons pas à le faire, nous contentant de le signaler.
Poids net en kilos Valeur en lires