‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 10 sur 132 · III · texte numérisé non relu

III

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5^ LA SirUAtlON GÉNÉRALE EN 1900

qaint. fr. quint. fr.

Articles étrangers réexpédiés 4.070 325.5 »» »

Divers, effets, etc. . . . 3.o55 185.7 ^26 10. 3

Exporté par voiliers, . . O.ByS 344»» »» »

Totaux en 1900. . . a^i.Saa 13.819. 5 22.914 1.737.6

Le transit persan s'est élevé à 17.750 quintaux = 5.612.400 francs, dont 942 quintaux = i54.3oo francs pour la France. Ces derniers chiffres se subdivisent ainsi :

qaint. Tr.

Divers articles persans, bibelots, etc. 72 11 «Soc

Fruits et raisins secs 790 94.800

Tapis 80 48.000

(B. C. C. mars 1901, p. 571.)

Les produits à destination de la Perse ou venant de Perse prennent la route carrossable deTrébizonde-Erzeroum-Bayazid, d'une largeur de chaussée de 5 à6 mètres et d'une longueur totale de 094 kilomètres. Les voitures dont on se sert pour les transports sont des fourgons ou des chariots dits arabas. Mais le plus souvent les marchandises sont transportées à dos de chameaux, de mulets ou de chevaux. Les bœufs sont employés à transporter les céréales. Dans Tintérieur, on voyage toujours à dos de cheval . Le prix du transport des marchandises est de '27 à 46 francs les aSo kilogrammes entre Trébizonde et Erzeroum(3i^ kilom.).Au retour de Perse, les prix .sont un peu moins élevés, en raison de la moindre valeur des articles d'échange.

Après Trébizonde, les ports les plus fréquentés du vilayet sont ceux de Samsoun, Ordou, Kerassunde et Tireboli.

Samsoun est bâtie à proximité de Tanciennc Amissoff, qui fut une grande cité au temps de Mithridatc. Elle est

légèrement étagée sur les flancs d'une colline qui descend à la mer, — ville d'ailleurs malpropre et mal construite. Sa rade ii fond changeant s'ensable déplus en plus et, depuis longtemps, il est devenu urgent de faire une digue et d'améliorer le port. Les environs immédiats de la ville sont incultes, mais Tensemble du sandjak est fertile.

Samsoun correspond avec l'intérieur de TAnatolie par une route de 345 kilomètres qui aboutit à Sivas, en passant par Âmasia et Tokat.

Kérassunde occupe l'emplacement de l'ancienne ville de Kerassus, la ville des cerisiers. Des maisons éparses apparaissent de la mer comme auts^nt de taches blanches dans des bosquets de noisetiers. Son port, ouvert à tous les vents, était jadis protégé par un môle, dont les ruines se retrouvent encore dans la mer.

Kérassunde correspond avec l'intérieur par une route de 122 kilomètres, qui conduit à Kara-Hissar, dans le vilavet de Sivas.

Ordou est peut-être l'ancienne Cotyora où Xénophon s*embarqua pour Héraclée avec les lo.ooo Grecs revenant de Perse. La ville actuelle est située en amphithéâtre sur le versant d'une colline, dont le sommet est à une altitude de 45o mètres.

Ordou est en relation avec le vilavet de Sivas par une route de 294 kilomètres, qui aboutit à Sivas même, en continuant dans ce vilayet la route de Kérassunde à Kara-Hissar.

Tireboli est bâti sur trois replis de terrain qui dominent la mer. Dans l'antiquité, de célèbres mines d'argent, les Argyrées, se trouvaient sur son territoire.

Le mouvement commercial de ces quatre ports, auxquels nous joignons par avance celui d'Ineboli, du vilayet. de Castamouni, se résume dans les tableaux suivants, où les valeurs sont exprimées en milliers de francs.

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