EN TURQUIE
1« kil.
qulBt.
quint.
fr.
aG
io5
aoo
i,ao
5ii
985 787 ioa.3
navires français, s6 par et 48 par voie de terre.
20 Outils et oiivraipes en métiiiix.
quint.
fr.
qolnt.
fr.
Détail en 1900 (Articles dont la valeur dépasse 3ooo francs au commerce général).
Com. gèn. Coin. sp.
loUl.
Ou ^c78 en fer pur 0,75
En acier 2,10
quint.
quint.
ODJETS FABRIQUÉS 495
Gom. gûn. Com. sp.
le kil. qaiat. quint. fr.
Ouvrages en métaux En fonte moulée non tournés ni polis o,a6 2.<jo6 <)o5 23.5
Ferronnerie : constructions métalliques en fer ou en
acier 0,42 27.99G 1.234 5i.8
Ferronnerie: petits ouvrages o,56 736 733 4i.o
Serrurerie i,5o i.477 976 i46.5
Ancres, câbles et chaînes . 0,48 3o3 160 7.7
C/OU5 de toutes dimensions. o,5a 4-949 176 9.2
Pointes en fils de fer ou
d'acier 0,37 1.273 4^0 '4-^
Vu, pitons, boulons, etc. . 0,62 1.441 49^ 3o.7
Articles de ménage et divers Non peints, ni polis, ni
étamés o,<)o 714 1^7 14. i
Peints, polis ou vernissés. i,5o 611 270 46.5
Etamés et émaillés .... 2 » 1.244 891 178.3
Autres objets
Appareils inodores i,5o 3i 22 3.3
Bouderie pour sellerie et
access. de harnachement. 2,5o i54 » »
Chaudronnerie en cuivre. . ^ y> 19 12 5.o
Objetsd'ornement en cuivre. 22 » 182 108 238.4
Articles de lampisterie. . . 8,5o i38 87 74.2
Autres ouvrages en cuivre. 3, 20 5o4 4^7 i3o.2 Tuyaux et autres ouvrages
en plomb o,65 5.766 55 3.0
Ouvrages en étain 8 » 71 43 34.0
— en zinc 8 » 35 17 i3.8
— en nickel .... (),6o 10 5 3.5
48.541 quintaux ont été importés par navires français, 4*'> par navires turcs, 1.260 par navires étrangers et 2.3i5 par voie de terre.
A ces articles, il convient d'ajouter au commerce spécial — et les chiffres sont sensiblement les mêmes qu*au commerce général :
fr.
Caractères d'imprimerie neufs 12.600
Clichés 2 . aoo
Tubes mécaniques en fer ou eu acier . . . 18.20U
— — en cuivre ou en laiton . . . 3.700
Grillages en fer ou en acier 4).(>oo
Epingles 7 -900
Agrafes pour robes, en fer ou en laiton .... 1 .3oo
Plumes en métal 5. 300
Coutellerie commune ^7.600 ,
— fine 11.000
Statues en métal 3 . 3oo
Les machines, mécaniques et ouvrages en métaux ayant besoin d'une grande résistance et d'une longue durée, sont presque tous achetés à l'étranger. Les ouvriers indigènes ne fabriquent guère que de la ferronnerie commune et des objets d'un usage domestique, tels que les couteaux.
Les articles anglais et allemands sont plus demandés que les nôtres. De Tavis général, écrit M. Rougon, les machines françaises relativement compliquées coûtent trop cher; elles nécessitent Temploi d^ouvriers habiles, par suite de la multiplicité des organes et de leurs délicatesse.
Nous n'entreprendrons pas de consacrer une notice spéciale à chacun des articles [énumérés dans les tableaux que nous venons de publier ; à moins d'entrer dans des généralités soit sur leur mode de fabrication, soit sur leurs différents usages, nous ne saurions, à aucun degré, répartir leur importation entre les diverses villes de la Turquie. Les documents, à cet égard, nous manquent absolument.
Contentons-nous de quelques indications somniîiires sur la lutte commerciale qui existe pour certains articles entre la France et l'étranger.
Nous négligerons tout d'abord les locomotives et le
matériel nécessaire aux chemins de fer. Tous ces articles, qui viennent surtout de Belpique, entrent en franchise de droit dans l'Empire et ne figurent pas dans les statistiques.
Les machines agricoles que nous rencontrons ensuite n'ont pas dans l'Empire l'emploi qu'elles devraient avoir, si l'agriculture était moins négligée. En France, le moindre village possède des batteuses, des faucheuses, des moissonneuses mécaniques ; les Allemands ont eu beaucoup de peine à faire connaître en Turquie les charrues en fer. Cependant, on a pu introduire quelques machines agricoles dans certaines régions voisines du littoral. Ces machines sont d'importation française dans la mer Noire, anglaise ou américaine dans l'Archipel et la Méditerranée.
Les machines à coudre sont au contraire très demandées par les indigènes qui les apprécient beaucoup, ha marque américaine Singer et certaines marques allemandes se disputent les faveurs du public.
La quincaillerie vient d'Allemagne, d'Angleterre, de Belgique et de France. L'Allemagne, écrit M. Verney (p. 670), introduit la plupart des articles, la coutellerie inférieure, les serrures, les poêles, les fourneaux, la batterie de cuisine, les balances, les limes, les outils courants de qualité inférieure, les cuillei^s et fourchettes de toutes sortes. L'Angleterre fournit les fers et montants de lits (véritable monopole), les fers à éperons, les canifs, les rasoirs, les chaînes et la coutellerie fine. L'Autriche fournit la plupart des articles, les serrures, les poêles, les encriers, les plumes, les porte-plumes. La Belgique, les clous. — La France, la plupart des articles : les outils, les limes, les gonds, les serrures, la coutellerie fine, les cuillers, les fourchettes de toutes formes et de toutes qualités, les vis, les l)oulons, les boîtes à outils (maison Japy), les pau-
\m IMPORTATIONS DE FRANCE EN TURQUIE
nielles et les charnières (maison Maillard, de Paris).
Revenons sur quelques-uns de ces articles.
La serrurerie vient surtout d'Autriche, elle est en général de qualité inférieure. Pour résister à la contraction du bois, qui se produit sous Tinfluence du climat, il est bon que les serrures soient à double platine.
La coutellerie ordinaire vient d'Allemagne, où elle se couvre trop souvent du nom de marques françaises ou anglaises. Les couteaux de poche viennent de Thiers et de SoUingen, La coutellerie fine vient de Scheffield ; et les meilleurs rasoirs d'Angleterre et d'Autriche.
Les aiguilles, les épingles et les épingles à cheveux sont importées d'Allemagne et d'Angleterre.
Les outils à main, les doloires, les rabots, les scies de charpentiers et les pelles sont fournies par la France ; les autres outils viennent d'Angleterre ou d'Allemagne. Les pioches anglaises sont très estimées.
Les tuyaux de fer ou de plomb pour l'installation du gaz, l'irrigation et les puits artésiens viennent d'Angleterre, d'Amérique et de France.
Les poêles se vendent surtout dans les ports de la mer Noire. La France envoie des poêles en fonte et l'Allemagne des poêles en faïence. Les Ardennes expédient par an S.ooo poêles en fonte. Les accessoires de poêle viennent de France et d'Allemagne et les tuyaux de Belgique. On demande les fourneaux à la Belgique, l'Allemagne et l'Angleterre.
Le Bulletin de la Chambre de commerce française de Constant inople nous fournit quelques détails plus circonstanciés sur la vente des clous et des pointes.
La clouterie n'est certes pas le plus important des ouvrages en métaux; mais il est un de ceux où se manifeste le plus clairement la décadence de l'industrie française, faute de satisfaire aux conditions de bon marché exigées par la clientèle indigène.
Il y a ving^-cinq ans encore, nous détenions dans tout le Levant le monopole de la vente des pointes de Paris et autres articles de clouterie; mais depuis cette époque, la Belgique, puis TÂllemagne et les Etats-Unis nous ont supplanté presque partout. Tandis que les Américains et les Belges vendent leurs articles 3o francs ou 3o fr. 5o les loo kilogrammes, nous demandons 2 ou 3 francs de plus.. Aussi, notre exportation est-elle très réduite. Dans l'ensemble du trafic ottoman, qui est approximativement de 3 millions de francs (3. o54. 000 francs en 1892; 2.774'Ooo francs en 189.4; 2.620.000 francsen 1896), notre part, au commerce spécial, n'est guère supérieure à 55.000 francs; elle atteint au contraire près de 580.000 francs au commerce général.
La pointe de Paris, qui est l'article de clouterie le plus important, n'a de parisien que le nom. En France, elle se fabrique dans la Loire, en Champagne, dans les Ardennes, etc. Primitivement, elle se vendait en barils de 5o kilogrammes, puis on fît des barils de 49? de 48 et de 45 kilogrammes. Aujourd'hui on fait couramment des barils de 3o kilogrammes.
« Les dimensions des pointes, lit- on dans \q Bulletin de la, Chambre de commerce de Conslantinople (septembre 1901), sont inscrites sur chaque baril en deux nombres séparés par le signe de la multiplication. Exemple 15 X 18. Le premier nombre indique l'épaisseur à la jauge française et c'est sur cette dimension qu'est basé le prix; le second nombre représente la longueur de la pointe cir pouces. C'est sur l'échelle française que se vendent les pointes. Dans cette échelle, le n® i5 sert de base de prix ; le n° 1 6 comporte une réduction de 3 francs par 100 kilogrammes; le n* 17 est payé 3 francs de moins que le n* 16; le n^ 18 obtient encore 2 francs de rabais sur le prix du numéro précédent ». La rédiiction continue avec les numéros suivants.
IMPORTATIOIfS DE FRANCE EN TURQUIE
L'échelle française est entrée dans les usages et les étrangers eux-mêmes ont dû l'adopter. Les dimensions les plus usitées sont les n*' i5 à aS, surtout 20 à aS.
Avec les pointes de Paris^ il se vend encore, mais en quantité beaucoup moindre, des pointes fines : chevilles, becquets, semences de tapissier, goujons, bossettes, etc.; elles viennent, moitié de France, moitié des autres pays, — des clous forgés^ employés pour réunir les pièces de charpente des maisons en bois, ils viennent surtout de Saint-Marceau (Ardennes) ; — des clous à cheval, venant de France ou d'Allemagne; — des clous à tête dorée, qui servent d^ornement aux malles communes fabriquées dans le pays; — des clous en cuivre pour navires, venant d'Angleterre ; — enfin des clous pitons ou clous à crochets, vendus moitié par la France, moitié par l'Allemagne et la Belgique.