CRIER RES 2,008,Q
Sud AMÉTIQUE. .- 1 84,0 327,0 » » S Indes Anglaises. ..... » 60,7 » » » Totateminter 167.093,3| 49.177,1| 4.125,3 eg'0 12,7] 108
Ce dernier tableau nous indique combien l'importance de l’exportation suédoise en dehors de l’Europe est peu de chose, puisqu'elle ne représente qu'un vingtième environ de lexportation totale de la Suède.
SE Les Etats-Unis.
La mesure de la surface des forêts aux Etats-Unis n’est qu’approximativement établie. La partie que l’on estime occupée par elles, quoique très forte en elle-même, ne constitue cependant qu'une fraction assez modique de la surface totale de l’Union, ce qui justifie le taux de boisement assez peu élevé (1) que nous avons indiqué pour elle.
Néanmoins l’exportation que les Etats-Unis font de cette matüière est extrêmement considérable, fait qui ne se peut expliquer que par une dilapidation probable du capital forestier qu’ils possèdent,.
Quoique, aux Etats-Unis comme partout ailleurs, un mourvement récent se soit dessiné en faveur de la protection des forêts, füt-ce contre leurs propriétaires, la masse de lexportation-bois indique que cette nouvelle tendance n’a pas encore eu de résultats bien favorables.
L'ensemble de l’exportation des Etats-Unis atteint une valeur de 55.361.642 dollars (2) : 296:18/4.784 fr. 70.
Voici comment elle se décompose entre les articles qu'elle
contient :
Bois bruts, sciés ou équarris... 82.354.668 fr. 6o Bois/de- charpente, 5,41. 150.206.8a6 go Bois de couverture..... SORTE 393.947 25 Bois de tonnellerie........... 57.229.301 95
DORE ee 206.184.784 fr. 70
(1) 25 0/0, voir page 45.
(2) Les tableaux des douanes des Etats-Unis ne donnant pas d'une façon conliauelle Ja quantité des marchandises exportées, il n'est pas possible de traduire en volume la total de l'exportation,
A l'intérieur de chacune de ces catégories, les tableaux des douanes des Etats-Unis ne font pas de distinction entre les différentes essences qui les composent, de sorte que les renseignements que nous pouvons en tirer ne peuvent pas être très profondément détaillés.
Si cependant'nous voulons établir une sorte de parallèle entre deux grands Etats exportateurs, l’un européen, la Suède, l’autre américain, les Etats-Unis, nous pouvons indiquer un certain nombre de différences qui existent entre les physionomies de ces deux exportations.
Tout d’abord, et ceci est ce qui les différencie le plus l’une de l’autre, l’on voit que l’exportation de l’Union se répand sur le marché universel d’une façon beaucoup plus régulière que ne fait l'exportation suédoise, qui, elle, ne sert presque uniquement qu’à alimenter le marché européen. La Suède, nous l’avons vu, en effet, n’envoie en-dehors de l'Europe qu’un vingtième environ de son stock disponible. L'Union américaine n’expédie pas en Europe une partie sensiblement supérieure à la moitié du sien.
Sur une exportation dont la valeur se chiffre par 238.561.475 francs (1), l’Europe paraît en effet pour une somme de 125.766.8r0 francs et les autres clients des Etats-Unis pour une somme de 112.704.665 francs.
Il n’y a là rien de surprenant.
En effet, les Etats-Unis sont, tout d’abord, le fournisseur naturel de tout le reste du continent américain.
lis leur expédient en effet une quantité de bois dont la valeur est de de 94.361.598 francs 70 et qui se trouve répartie de la
façon suivante :
Amérique anglaise du Nord....... 21.318.348,30 A TR ONUOO ST ER RE ACTOR 19.894.392,30 Nexus SE 16.154.212,65 CDD APS HE Le RE TR ES 14.089.439
Amérique Centrale :,.."41,6.4,% 7.340.379,25
(1) Ce chiffre représente la valeur des deux premiers articles inscrits sur le tableau précédent. En ce qui concerne les deux autres articles (bois de couverture et de tonnellerie), les tableaux des douanes des Etats-Unis n’indiquent pas comment ils se répartissent entre les différents Etats qui en sont acheteurs,
et ere et er DU PUR 3.491.174,60 DEEE ME Sr Te PRE 2.694.896,69 TR EE AS EEE 2.194.833,40 PO DIN SR ei eos cette de de 1.892:391,30 COIN ER eu nee score 219./414,20 Autres pays de l'Amérique du Sud. 4.766.117,05
Tom ee “94.361.598,70
D'autre part, la situation des Etats-Unis entre les deux grands Océans qui les réunissent également à toutes les parties du monde leur permet de diriger indifféremment leur production vers tous les points qui en seraient particulièrement demandeurs.
L’exportation ne se répand pas d’une façon exactement proportionnelle dans toutes les contrées de l’univers, pourtant les continents asiatique et australien, où l’exportation suédoise ne parvient pas, le continent africain, où elle ne va guère, demandent aux Etats-Unis une partie de leur exportation, quin’est pas
négligeable puisqu'elle s’élève à près de 19 millions (r).
Australie anglaise..,... ere RE 8.189.833,90 ITUB AIMER entire 4 à Docs sue de 2.797.739,70 DRE PRE Er PNUD ne Mate à à à,1)9.223,00 TE NT Pr D er 289.794,79 Hons-KOng.... Pr EP 185.396,10
Autres pays de l'Asie et de l'Océanie...
Afrique...
Néanmoins l’Europe demeure le plus fort des clients des Etats- Unis. Une valeur de 125.766.810 fr. représente, en effet, ses
(1) Dix ans auparavant, l'exportation des Etats-Unis vers ces contrées n’était que de 7.249.865 fr. répartis entre un nombre beaucoup plus restreint d'acquéreurs (a).
A Go Re ee I A ET ee 2.93b.389,85 GO TPE trait ble due à uv 731.799,70 AUSDrale FANOSIAISE eee die de dette ee ; 698.822,35 Autres pays de l’Asie et de l'Océanie. ,....... 2.883.853,30
7.249.865,25 Or, pendant cette période, la partie de l'exportation que nous examinons est passée de 7 à 19 millions, c’est dire qu’elle à presque triplé, tandis que l'exportation totale du bois des Elats-Unis est loin d’avoir suivi une pareille progression, puisqu'elle n’est passée que de 130 millions à 296. Ceci pour indiquer avec quelle aisance le produit des Etats-Unis se porte vers les nouveaux débouchés qui peuvent s'offrir à lui. - (a) Monthly Summary of financé and commerce of Lhe United Slates, June 1896, Washington, 1896,
achats de bois ; voici dans quelle proportion les Etats européens
se la divisent:
Anpletertés Pre re 60.230.417,70 PASSE Bas CR RE ne 20.667.979,99 AHema ee nb ni 20.204.280,39 LÉ CPAS RE EN RS PEE PETS 7.868.421,59 MAO MR de more Us 6.764.577,45 Délgique see de ee 9.868.570,15 Autres pays européens.......... L.162.567,50
Total ne ES 125.766.810,25
La différence que nous venons d'indiquer entre l’exportation des Etats-Unis et celle de la Suède, relativement à leur diffusion dans le monde, est essentielle, car elle se note sur la seule qualité de l'exportation qui puisse offrir une matière à des comparaisons légitimes.
En effet, on peut comparer l'exportation que des pays divers font d’un même article, à plusieurs points de vue, à celui par exemple du détail de cette exportation, ou bien en envisageant la place qu’elle occupe dans Pexportation globale de chaque pays, ou bien en recherchant le rapport qu'il y a entre cette exportation spéciale et la puissance économique de l'Etat qui l’expédie.
Mais l’on ne tire de ces considérations que des données contingentes. Elles sont un moyen de recueillir des observations intéressantes, mais qui ne peuvent pas être utilement opposées, à moins que l’on ne veuille étudier la richesse économique des pays d’origine prise en eux-mêmes.
La diffusion de l'exportation, au contraire, est une qualité qui lui est spéciale, individuelle, voudrait-on dire. C’est par sa diffusion qu’elle existe, tandis que, par les autres points de vue dont nous avons dit qu’on peut examiner, elle ne fait que se qualifier.
Toutefois ayant indiquéla différence qui existe entre lesexportations des Etats-Unis et de la Suède, au point de vue de leur diffusion, examinons celles qui se rencontrent à d’autres points de vue.
Et tout d’abord, au point de vue de leur composition, Nous
nous sommes trouvés en Suède, en présence d’un article composant à [ui seul une part tout à fait considérable de l'exportation totale (1).
Le même fait se remarque aux Etats-Unis, et pour le même article, encore que dans une proportion moinsinégale. Sur une exportation globale de 296.184.784(2), l’article planches,madriers et bastings paraît pour une valeur de 153.522.663 fr.Il en compose donc sensiblement la moitié, alors que nous lui avons vu composer les deux tiers de l’exportation suédoise (3).
Cet état de fait est en relation directe avec la production forestière de l’un et l’autre de nos deux Etats. Les forêts suédoises, nous l'avons dit, sont presque exclusivement peuplées de résineux (pins et épicéas). Les forêts des Etats-Unis, quoique possédant de grandes réserves de résineux, peuvent mettre sur le marché, un assortiment plus varié de bois divers. La situation des Etats- Unis sous diverses latitudes y permet en effet la culture d’essences qui ne pourraient point naîtredans la Suède, ramassée qu’elle est tout entière dans le même climat.
Voici doncune différence dans la composition de ces deux exportations qui tient à la disposition géographique de leur pays d’origine.
Voici une autre différence entre nos deux sujets qui, elle, n’apparaît point sur les statistiques, et qu'il est cependant fort inté-
ressant de noter.
(1) Planches, madriers et bastings, 4 millions de mètres cubes sur 6 millions, dont se compose l'exportation totale.
(2) Chiffre global de l'exportation, y compris les bois de tonnellerie, que nous avions exclus du total dans nos chiffres précédents.
(3) Détail de l'exportation des Etats-Unis :
Dos dencharpente SCI nr eme ... 153.522.653,05 ATCPESASCIAR ES me tee eee le nec 56.973.808,50 DOVE Re ne tete D ERP E. 25,144.341,95 BOSNIE TUE ER eee ee eee 20.684.706,00 Borsidémpalané REP 0e 0... 5.105,332,80 BOIS ide Charpente ÉQUARLIB EE. ee Lo 4.696.155,10 BotsMaconnesiiparquets, CL) nee ne 2,084.153,85 Hondaide one mme Lens dde eee 1,070.21,65 BONIC AR ms en eme die le ne nine ee à 393.947,29 DOS VER Re rer RE RO 25,903.164,56
L’exportation de la Suède, nous l’avons vu, correspond à une extrême abondance de la matière bois. Elle est logique. Elle est même nécessaire, pour écouler un produit dont, sans elle la Suède n’aurait pas l'emploi.
Il se trouve que ce produit est de qualité tout à fait supérieure, qu’il est en conséquence extrêmement demandé, et qu'en suite de cela la Suède se trouve amenée à exploiter ses forêts plus qu’elle ne devrait le faire. Le mal dont elle peut souffrir là est accidentel, il suffira de quelque sagesse pour y remédier ; la Suède semble disposée à le faire et elle pourra néanmoins continuer indéfiniment à paraître comme pays exportateur de bois.
L’exportation des Etats-Unis n’est justifiée par rien de semblable, les Etats-Unis sont exportateurs de bois, mais c’est uniquement parce qu’ils dissipent leur capital forestier. Ils sont déjà
-à sentir l’inconvénient de l’exploitalion inconsidérée, puisque nous l’avons dit, on remarque chez eux depuis plusieurs aunées déjà un mouvement en faveur de la protection des forêts. Qu'il aboutisse ou qu’il échoue, l'exportation des Etats-Unis ne pourra pas se continuer avec l’importance qu’on lui voit actuellement. L’exportation des Etats-Unis est occasionnelle. D'ailleurs, ces deux pays arrivent au même résultat, depuis des points de départ différents. En Suède, pays principalement agricole, l’industrie des scieries naît de la nécessité d’exploiter le produit forestier. Il semble qu’en sens contraire, aux Etats-Unis, qui bien qu'ayant une agriculture très développée ne forment pas une nation agricole, avant tout, ce soient les nécessités industrielles, et mercantiles qui aient conduit à la surexploitation des bois, que nous avons indiquée.
Mais ces considérations nous conduiraient à des comparaisons superflues entre les deux Etats dont nous venons de nous occuper et illégitimes.
(1) Insuffisance de la production des bois d'œuvre dans le monde. Combien ce qui était vrai en 1900, époque où a paru le rapport de M. Mélard, l’est-il davantage aujourd’hui, presque dix ans après.
A cette époque, dit M. Mélard, un spécialiste américain considérait que la consom-
mation intérieure des Etats-Unis aurait suffi à absorber leur production normale de bois,
Terminons cependant en indiquant encore une différence entre leurs deux exportations, la plus extérieure, celle-là, de celles que nous avons notées.
L’exportation des bois de la Suède est le principal article. du commerce suédois.
Il est loin d’en être de même aux Etats-Unis où, sur une valeur globale de 9 milliards deux cents millions, à laquelle atteint l’ensemble de l’exportation, l’article bois n’entre, nous l’avons vu, que pour la valeur de 296 millions, qui ne constitue environ qu’un trentième du total.
Le Canada.
Les forêts forment l’une des grandes richesses du Canada confédéré. Elles couvrent une surface qui dépasse trois cents millions d’hectares, qui forment trente et un pour cent de la surface totale de la Confédération.
Ce taux de boisement est de beaucoup inférieur à celui de la Suède (41 °;.); il est à peu près égal à celui de la Russie (32°/,), et ne dépasse pas de moitié celui de l'Allemagne.
La richesse forestière du Canada tient donc moins à son taux de boisement qu’à l’étendue de ses forêts par rapport à la population qui est encore faible. Dans l’état actuel le Canada possède donc une surface boisée qui suffit à satisfaire sa consommation et son commerce extérieur.
Mais si à un développement de la population devait correspondre un accroissement de la consommation intérieure, le Canada, s’il voulait alors administrer raisonnablement son capital forestier, pourrait être amené à réduire son exportation (r).
Les forêts canadiennes sont peuplées d’un grand nombre d’essences variées. Les résineux sont cependant les plus abondantes
et, parmi elles, les épicéas et les épinettes-sont les plus répandus.
(1) A, Mélard, Les Foréts du Canada, Imprimerie Nalionale, 1897,
Le total de l’exportation canadienne (1) des bois a une valeur de 202.416.977 fr. 15 (2).
Ce chiffre (3) donne à notre article une importance capitale dans l’exportation générale du Canada,qui est de 1.250 millions, divisés commeil suit :
millions Animaux ot leurs produits, #07 .RULroURE 350 Produits agricoles Lire TR RER 290 Horétss 228 me EUR CN OPEN RER 209 (4) Mines:5. nl ie mr ee COR 190 Articles manufacturés Te RP Pere 129, PéCRErIE EST ER RE ER EMEERS 85 DIVETS Mine Pot ER O E RRC 0,9
Les bois forment donc, on le voit, le dixième environ de ce total.
Ce total est constitué par l’ensemble de seize articles statistiques qui se trouvent dans les tableaux officiels énumérés plutôt qu'ils ne s’y voient classés.
On peut cependant dire avec exactitude que le principal chef d'exportation est formé par les bois de construction extraits des résineux.
Ils sont, en effet, représentés par une valeur de 175 millions passés, qui se décompose comme suit :
Planches'et madriers (5)... .....: 96.120.223 Madriers d’épinette ......:.-.. a IS OUI TE
de DE ER Re 12.993.909 Bardéniness,:242042 2e RE TERRS : 9.697.400 Lattes, (palis,Ppiquets eee 9.327.199 Solivéset voligess7 RC Re 5.598.179 Bois”carrés pin blanc} Me 5.259.203 Douts'domadriérsu se Er ire 2 008.181
175.671.110 (1) Rapport du ministre du commerce. Oltawa, 1907. (2) Y compris l'exportation des bois à pulpe (14 millions), mais non compris l'expor-
tation de petits produits forestiers (écorce à tan, bois de chauffage, petits billots de toutes sortes) dont la valeur totale est de 3 millions de francs.
(3) Les tableaux statistiques du Canada n ‘indiquent pas les quantités, ce qui nous oblige, comme pour les Etats-Unis, à ne nous exprimer qu’en valeur.
(4) Y compris les petits produits forestiers, dont nous ne nous ME de pas dans notre étude spéciale,
(5) Sans indication d'essence,
COMMERCE INTERNATIONAL DES BOIS Gr
En dehors des bois de construction extraits des résineux, nous ne voyons pas de grosse catégorie contribuer à la formation du chiffre de 28 millions qui complète le total de l'exportation cana-
dienne.
DOS MED (E)e RUN ciniere à RO du À Bois de tonnellerie ........ Ad 2.974.045 Traverses de chemins de fer ... .... 1.706.849 Bois carrés (chône)..". : 22... 1.588.313 Boisnon dénommess Les, 7.7 5.097.290 Bois carrés non dénommés ... ..... 3.086.479
Les Etats américains achètent au Canada une part de son exportation, dont la valeur est de 133 millions. L'Europe, de son côté, se rend acquéreur d’une valeur de 67 millions. Les autres parties du monde ne paraissent sur les statistiques canadiennes que pour une petite partie de 20 millions.
Nous allous examiner maintenant comment ces quantités se répartissent entre les différents Etats qui se les partagent.
Au premier rang des Etats américains, le premier des clients du Canada, loin devant tous les autres, est les Etats-Unis.
Ils absorbent en effet à eux seuls une quantité de bois dont la valeur est représentée par 119.805.000, c’est-à-dire que les Etats-Unis reçoivent plus de la moitié de l'exportation totale du Canada.
Tous les articles qu’exporte le Canada figurent dans la liste des achats que les Etats-Unis lui font ; toutefois, si l’on considère isolément chaque article, l’on voit que, dans le détail, les Etats- Unis ne se trouvent pas toujours être le premier client du Canada, et que, pour un grand nombre d'articles, la demande faite par la Grande-Bretagne au Canada est supérieure à celle que lui adressent les Etats-Unis.
Mais par l’achat d’un seul article, qui est d’ailleurs celui que le Canada exporte dans une quantité la plus grande, les Etats-Unis
(1) Non compris la pulpe façonnée, dont le Canada exporte une valeur de 18 millions,
dont les Etats-Unis reçoivent plus de 10 millions, et la Grande-Bretagne près de 5 millions.
empêchent d'établir toute comparaison entre leur clientèle et celle des autres Etats, et ils se rendent du même coup acquéreurs d’une fraction tout à fait considérable de la production canadienne totale.
Principaux achats des Etats-Unis :
Planches etmadriers (non autrement qualifiés). 73,306.000 DO TIRER EE AT Pen eue no 1/.172.000 RÉ OETTS MR S E 10.027.000 Lattes /vpâlis, .piquets. 550 Le 9-081.000 Madniers-d'épinetle rie ER 3.047.000 Soltves et VOlIgeS sn Re RO 2.978.000 Traverses de chemin defer.................. 1.740.000 Madriers de pin sis SA eee 924.000 Attelos Myers MES one ss 4.530.000
Lot e 119.805 .000
Après les Etats-Unis, les tableaux du commerce extérieur canadien n’accusent plus l'existence de client américain, dont limportance mérite d’être comparée à la leur.
La République Argentine seule présente encore des achats d’une certaine importance et dont cependant la valeur totale ne s'élève qu’à 8.031.000 francs.
Ses achats, comme ceux des Etats-Unis, plus encore que ceux des Etats-Unis, sont principalement rassemblés sur l’article que nous venons de voir occuper une place si prépondérante dans le tableau précédent. |
Les planches et madriers, non autrement qualifiés, figurent en effet dans la partie de l'exportation canadienne qui est achetée par la République Argentine, pour une valeur de 7.300.000 sur 8.030.000, qui forment le total de cette partie.
Les achats des Etats-Unis et de la République Argentine mis à part et formant ensemble un total de 127.835.000, il ne reste donc plus, pour le complément de la clientèle américaine, qu’une part de l’exportation canadienne dont la valeur n’est plus que de 5.165.000 francs.
Elle se divise entre douze (1) acheteurs, qui en reçoivent des
(1) Brésil, Guyane Anglaise, Antilles Anglaises, Françaises, Danoises, Chili, Cuba, Fidji, Mexique, Terre-Neuve, Pérou, Saint-Pierre, Uruguay.
parts variant de 170 francs (Antilles danoises) à 1.370.000 francs (Cuba).
La partie de l'exportation canadienne dont les Etats européens font lacquisition est inférieure, nous l’avons vu, de près de moitié à celle que nous avons vu les Etats américains se partager. En effet elle n’est que de 69 millions, alors que l’exportation vers l'Amérique est de 133 millions.
La Grande-Bretagne, à elle seule, acquiert presque la totalité de cette exportation. Ses achats, en effet, ont une valeur de 67.277.000. Ils font d’elle non seulement le premier client européen du Canada, mais encore le seul de ses clients qui puisse être en importance comparé aux Etats-Unis.
À la différence de ceux que font les Etats-Unis au Canada, les achats de la Grande-Bretagne n’accusent point entre eux de disproportion analogue à celle que nous avons notée en analysant les achats des Etats-Unis,ou ceux-là même de la République Argentine.
Ils présentent seulement des variations qui dépendent de l'importance relative qu’ont les articles exportés dans la produc-
tion canadienne elle-même.
Achats de l'Angleterre au Canada.
Madriers’d'épinettes. :......,,.2., PEN Et, 31.170.100 DAS dé DID An nent ess res 11.590.900 Planches et madriers (non qualifiés).......... 8.034.700 Doiséarres (pis blane) 0 2 ART 5.207.300 — DON dONOMMÉS Sas nd us 2.833.600 Dole et toligen, dessein os: 2.032.600 BEM ANTISPAM RE à de en do 1.948.8co DORA PTE CHRONO es Care pornos de 1.087.000 NO ne tn ao sa RE à 1.436.700 ÉD CNE A ET PR re Par 1.429.300 Fo 67.277.000
Les autres Etats européens ne paraissent sur les tableaux du commerce canadien que pour une très petite partie. 8 d’entre eux, en outre de l’Angleterre, seulement sont les clients du Canada. Le montant de leurs achats réunis n’atteint pas à la
somme d’un million, comme on pourra le voir dans le tableau
suivant :
Frances. 0e RC s 241.800 Allemagne. HS SMREREER RENE 177.200 POTIUBAl PR RE et 2 142.100 DAICIQUE PAR RS ne di ee 116.500 DUT RL AINOEWESS (Three re ébene 80.100 ÉSPaP Her, re RON Ne Fee TS 70.300 H6Nafde:6 0e 3e MESURER 23.800
Encore qu’elle ne les dépasse point d'une manière très considérable, la France se trouve au premier rang des petits clients du Canada.
Les madriers d’épinette à eux seuls composent plus de la moitié en valeur du stock que la France reçoit du Canada, et si, aux madriers d’épinette, on ajoute les madriers de pin, les bouts de madriers et l’article planches et madriers, on verra l'extrême
importance du commerce dont ces échantillons sont l’objet :
Madriers d'épinetté Pere ns 143.369 Masdriers dé pin ere Rue SE 9-630 Bouts'démadriers", LR RER 4.490 Plänthes-et madniers.517 046000 meme 9-095
Un seul article est dénommé parmi ceux qui forment le complément de l’exportation canadienne vers la France, ce sont les bois carrés autres que le chêne et le pin blanc. C’est d’ailleurs celui dont, après les madriers d’épinette, la France reçoit la plus forte quantité puisque la valeur s’en élève à 55.550 francs.
Le reliquat de l’exportation canadienne vers la France, qui atteint à une valeur de 19.666 francs, est composé d’articles non dénommés.
Les exportations réunies du Canada vers les États-Unis et vers l'Europe formant un chiffre de 202 millions (133 + 69), alors que l'exportation se chiffre par 205 millions, il ne reste donc plus
(1) Non encore séparées dans les documents de 1906.
pour les autres pays du monde qu’une bien petite portion de la production canadienne qui soit disponible :
Voici comment elle se répartit :
ER EME Et LEONE SRE RAR RRRREEE 1.900.000 ÉLRENE ET IV PRESNN EENEENR SERRE 200.000 ADO EN TRE GORE TENTE 300.900 HONOR rie done RTS i 100.000 AMEN ENT CT PEN ENTREE 500.000 3.000.000 * He
S1 l’on veut, maintenant, essayer d'établir les lignes d’une comparaison entre les deux grands pays américains produeteurs de bois que nous venons d’examirer, nous voyons immédiatement entre eux deux des différences fondamentales.
Nous remarquons, tout d’abord, que tandis que l’exportation des Etats-Unis se répand d’une façon abondante, encore qu’inégale, sur le monde entier, l'exportation canadienne ne va chercher de débouchés qu’en Europe et qu’en Amérique (la très petite partie qu’il envoie vers l’Asie et vers l'Afrique peut, en effet, légitimement être négligée).
En second lieu, tandis que, parmi les clients des Etats-Unis, les clients européens nous sont apparus comme absorbant une partie de l’exportation plus considérable que celle que retenaient par eux les clients américains, la proposition est renversée si l’on examine le détail de l'exportation canadienne.
Alors que, dans l'exportation des Etats-Unis, l’Europe et l’Amérique en prenaient des parts sensiblement égales avec un léger excédent en faveur de l’Europe, dans l'exportation canadienne la part de l'Amérique est incomparablement plus élevée que la part de l’Europe, et parmi la part américaine, si l’on examine le détail de sa répartition, l’on voit que les Etats-Unis, en tant que client, occupent, entre les acheteurs du Canada, une place dont aucun pays n’occupe l’analogue entre les clients des Etats-Unis. 3
Commerce international des bois, b
Si, d’autre part, on considère que l'Angleterre apparaît sur les tableaux du commerce canadien pour un chiffre, lui aussi extrémement supérieur à celui de tous les autres clients du Canada, que ce chiffre (67 millions), ajouté à celui qui représente les achats des Etats-Unis (119 millions), forme avec lui une somme de 186 millions, que cette somme, distraite du total de l’exportation canadienne, qui est de 205 millions, ne laisse plus disponible pour tout le reste de la clientèle du Canada qu’une petite partie de 19 millions, on est amené à cette conclusion que la presque totalité de l’une des plus considérables productions de bois qui soit au monde est uniquement employée à satisfaire aux besoins de deux Etats, sans plus.
On se trouve donc en présence de deux nations dont la force économique est très dissemblable, et le Canada apparaît entre elles deux comme ayant une force d’expansion commerciale fort inférieure à celle qu’ont les Etats-Unis.
Or, si l’on remarque que les deux exportations, des Etats-Unis et du Canada, ont sensiblement le même volume, tout en ayant cependant des importances très dissemblables dans lexportation globale de chacun de ces deux pays (1), l’on peut être surpris qu’un pays comme le Canada, pour qui le bois est une de ses ressources principales, ne s'attache pas à répandre lui-même son produit sur tout l’ensemble du marché, en vue d’en tirer le maximum de profit.
Au point de vue du taux de leur boisement, le Canada apparaît comme étant sensiblement plus riche que les Etats-Unis (2). La différence très notable qui existe entre leur taux de boisement est plus considérable encore si l’on fait égard à la différence qui existe entre la densité de la population de ces deux nations.
Or, dans un avenir rapproché, les Etats-Unis, nous l'avons dit,
Exportation Bois. Exportation lotale, (1) Canada Rnb dense 205 millions 1.250 millions États UNIS eee 2096 — 9.200 — (2) Taux de boisement :
Canada, us SAS ee RSR ER TE 31 o/o
soit par suite de mesures législatives réglementant l'exploitation forestière, soit en l’absence de ces mesures, par l'épuisement de leurs forêts, doivent être amenés à restreindre leur exportation ou bien à faire appel à une importation plus considérable, dont ils feront alors la demande au Canada, leur pourvoyeur naturel.
À ce moment, si le Canada, par suite de l'accroissement de sa population et par conséquent du développement de la consommation de bois à l’intérieur, se voit lui aussi obligé de restreindre son exportation, comme il est fort vraisemblable que c’est de ses moindres clients dont il refusera tout d’abord les ordres, on verra son exportation vers les Etats-Unis prendre une importance proportionnelle toujours croissante jusqu’au moment où, par suite d’une division possible du travail international, on verrait les Etats-Unis se charger de la dispension commerciale de la production et de l'exploitation canadiennes.
L’'Autriche-Hongrte.
Les forêts de l’Autriche-Hongrie ont une étendue de 30 pour cent de la surface territoriale de l'Empire (1). L’Autriche, pour sa part, a un taux de boisement particulier de 30 °/, ; celui de la Hongrie n’est que de 26,7 °/, mais,en Croatie et en Slavonie, le taux de boisement s’élève à 36 °/0°.
Cependant, la plus faible densité de la population fait que la Hongrie peut fournir une plus forte production de bois que l'Autriche.
La Hongrie (Croatie et Slavonie comprises) contient pour sa part la moitié des forêts de l’Empire (plus de 9 millions d’hectares).
La Transylvanie et la Croatie sont les régions les plus boisées, puisque leurs forêts ont une étendue de 4 millions d'hectares.
On y rencontre toutes les essences qui appartiennent à la flore
(1) Soit 18 mille hectares de forêts pour une surface de 62 millions d'hectares.
européenne. Les arbres feuillus autres que le chêne occupent ensemble 4.859.053 hectares, soitprès de 53°/, du total; le hêtre à lui seul entre dans ce chiffre pour 3 millions et demi d’hectares (37 °/.).
Les différentes variétés du chêne occupent ensuite 2 millions et demi d'hectares, soit 28°/, de la surface totale, et les conifères enfin, parmi lesquels domine l’épicéa, occupent une surface de 1.750.000 hectares formant une proportion de 19°/0.
En Autriche, la répartition des essences présente une proportion différente. Les résineux y occupent 70 °/, de la surface forestière totale. Les feuillus divers et les chênes s’y trouvent donc réduits à une place de second ordre.
L’exportation des bois est représentée, en Autriche-Hongrie, par une quantité de 41.251.400 quintaux métriques, valant 265.000.000.
Ces chiffres font des bois l’article le plus important qui soit exporté par cepays, en valeur du moins : son exportation totale, en effet, accuse les chiffres de 182 mille quintaux métriques pour une valeur de deux milliards et demi (x).
Voici quels sont les articles qui composent ces totaux et les
quantité et valeur pour lesquels ils y rentrent :
FRANCS