‹ Le Commerce International des BoisChapitre 28 sur 34 · BOIS · texte numérisé non relu

BOIS

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Les trente-deux millions qui complètent l’importation anglaise

lui sont fournis par divers autres pays, qui ne sont point spécialement dénommés (2).

Le chiffre de 580 millions, auquel atteint l’importation anglaise, est tout à fait considérable, ou du moins il nous paraît tel si nous le comparons au chiffre de l'importation française, qui n’atteint qu’à peine 180 millions de francs (3).

Toutefois, la disproportion qui existe entre ces deux chifires n’est point celle-là même que l’on observerait si, au lieu de comparer entre elles les exportations respectives des deux pays, on faisait entrer en ligne de compte les chiffres de leur consommation.

En effet, il faudrait alors comparer, en outre des chiffres de limportation, ceux de la production indigène dans l’un et dans l’autre pays, ceux aussi de l’exportation.

(1) Constitué pour la plus grande partie par le teck. (2) Réunissant iciles divisions de l’importation anglaise des bois, nous avons le tableau suivant :

EHYONMAESPFOMÉRDONALEUTES. «nee nee 487.700.000 — petits a) Européens......... CR TT 49.970.000 — — bjextra Européens, ............... 13.020.000 — Pays non dénommés., ..... area : 32.260.000

582.950.000 (3) La comparaison que nous faisons ici de l'importation anglaise à l’importation française pourrait sembler arbitraire si nous n'avions pas fait l'étude du commerce de la France {qui logiquement devrait se placer dans cette seconde partie, entre l'étude des autres pays importateurs) principalement pour servir de terme de comparaison avec celles des autres pays.

Dans ce cas, les chiffres anglais ne se verraient pas tellement modifiés que les chiffres français.

D'une part, l’exportation indigène anglaise est insignifiante puisqu'elle n’est que d’un million de francs environ, alors que l'exportation française, encore qu’elle ne puisse pas êtrecomparée à celle des gros pays exportateurs, est de beaucoup supérieure à celle de l'Angleterre, puisqu'elle atteint le chiffre de cinquante millions.

D'autre part, tandis que la production française fournit à la consommation une valeur de 140 millions environ, valeur qui n’est pas de beaucoup inférieure à celle de l'importation (180), la production anglaise n’est pas susceptible de jeter dans laconsommation une masse de bois comparable en importance.

Elle est, en effet, fort peu considérable, puisque le taux de boisement de l’Angleterre n’atteint pas 4 0/0, et sa modicité est l’une des causes qui déterminent le volumineux appel de bois que nous voyons se diriger vers l’Angleterre.

Quelle que puisse être l’importance de cette considération, elle ne suffirait pas à expliquer le chiffre énorme de limportation du bois, si des considérations économiques ne le déterminaient pas.

Les circonstances que nous avons indiquées comme pouvant nécessiter une abondante consommation de bois se trouvent, en effet, réunies pour la plupart en Angleterre.

Le réseau des chemins de fer, quoi qu’il ne se développe plus que très peu, a atteint un chiffre (35.000 kilomètres environ) où son seul entretien entraîne à une consommation de traverses qui est fort importante (tr).

La grande activité de l’industrie anglaise a pour conséquence une circulation très intense sur les voies ferrées ; il y a de ce fait de grands besoins de bois pour la construction des wagons. Cette

industrie consomme d’autant plus de bois que l’Angleterre ne

(1) Le réscau des chemins de fer français, dont la longueur n’est que de un cinquième environ supérieur à celle du réseau anglais, renouvelle annuellement 4 millions de traverses ; or chaque traverse représente environ o mc. o41 de bois. Les traverses de chène étant estimées 90 francs le mètre cube, les 4 millions de traverses de chène que la France consomme représentent donc une valeur de 36 millions de francs,

construit pas seulement les wagons qui lui sont nécessaires, mais qu’elle en fournit aussi à l’étranger.

Les constructions maritimes sont toujours actives,puisque, dans l’année 1906, la seule exportation des navires est représentée par une valeur de 250 millions (1).

Les industries extractives, elles aussi, consomment une énorme quantité de bois.

Enfin, un dernier motif a sur la consommation du bois en Angleterre une influence prépondérante. C’est le chiffre même de son exportation. Il atteint, en effet, à une valeur de 9 milliards, sur lesquels une valeur de 7 milliards est constituée par des articles manufacturés, c’est-à-dire par des articles qui ont besoin d’emballage et qui doivent être d’autant plus sérieusement emballés que leur destination est généralement plus loin- - taine (2).

L'Allemagne.

Sur un chiffre de près de 10 milliards (3), auquel atteint le total de l'importation allemande, les bois figurent pour un chiffre de 360 millions en 1906 (4).

Ces chiffres donnent à l'importation de notre article une importance beaucoup moindre que celle qu’elle a en Angleterre, où l’importation globale est moins considérable et la part de l’importation des bois plus fortes cependant. Voici comment cet arücle se place entre ceux dont l'Allemagne importe les quantités les plus importantes :

(1) Bulletin de statistique el de législation comparée, 1908, page 251,

(2) Nous ne rappelons pas ici une industrie (la tonnellerie) qui est marquée par la nature seule des bois qu'elle emploie, Notons cependant pour mémoire que l'Angleterre reçoit une quantité de merrains dont la valeur dépasse 13 millions.

(3) La valeur de l'importation était :

LE To PE PO De Sn bo 8.568 millions.

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(4) Statistik des Deutschen Reïchs,

Articles d'alimentation. ...,...,..... AM 201nt1)

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