‹ Le Commerce International des BoisChapitre 3 sur 34 · DES ANNÉES · texte numérisé non relu

DES ANNÉES

Bois communs re 58,6 53.20

POS enOMAUeR.RU.d..ex ..| ne figurent pas aux exportations

Totaux .Ô 53,26

(1) Chiffres du commerce spécial exprimés en millions de francs,

La différence entre ces deux chiffres ne nous renseigne pas exactementsur l'importance de la consommation puisqu'elle ne fait pas état de la production nationale.

Cette production nationale étant environ de 143 millions (1), nous pouvons estimer la consommation totale de la France à:

Ha portatio sv een PR PETER NE 186 200

Product rs PSN RER EE 143 326 66

Moins exportation. 2006. as 0 58 6o 268 06

C’est donc d’une quantité dont la valeur se chiffre par 124 (différence entre le total consommé et le total produit) que la production nationale se trouve inférieure à la consommation.

Le fait de ne pas suffire à sa consommation ne constitue d’ailleurs pas pour une nation une infériorité économique, lorsqu'il s’agit d’un produit dont l’importation est possible, tout en demeurant d'un emploi rémunérateur, comme c’est le cas en ce qui concerne le bois.

La France ne suffit pas à sa consommation, non pas parce que sa consommation est particulièrement importante, ni parce que sa production est noloirement insuffisante, mais parce que son territoire est d’une qualité qui lui en permet une utilisation plus avantageuse que n’en serait la culture forestière, et puisqu’elle a cependant de forêts une étendue suffisante à son aménagement rationnel, il ne se trouve rien, de ce chef spécial, qui soit défavo-

rable à sa situation.

La surface des forêts en France (3) représente 18,8 0/0 du territoire agricole.

(1) Statistique agricole de France — résultats généraux de l'enquête de 1892. Paris, Imprimerie Nationale, 1897.

Il n’est fait état, dans le chiffre indiquant la valeur de la production, que de la production des bois d'œuvre et d'industrie ; puisqu’aussi bien nous n’indiquons le volume de l'importation et de l'exportation que dans ce qui les concerne.

(2) En évaluant à 20 francs le mètre cube le total de la production,

(3) Non compris les arbres des routes et des parcs, les fruitiers des vergers, les müriers, oliviers, châtaigniers, etc., dont la plantalion et la culture n'ont point pour but essentiel la production du bois, ni

La relation moyenne des forêts au territoire agricole est en Europe de 30 0/0; la proportion française est donc sensiblement au-dessous de la moyenne.

Les diverses régions de la France sont fort inégalement boisées. Les départements du Nord, du Pas-de-Calais, et de la Somme contiennent peu de forêts. D’après les cartes fournies par administration forestière (1),le Nord en contient 20 à 40.000 hectares et les deux autres de ces départements de 1.000 à 10.000 (2).

En parcourant de l’ouest à l’est la zone comprise entre les 48 et 50° degrés, la Bretagne et la Normandie tout d’abord, pays en grande partie granitiques, apparaissent comme peu boisées. D'ailleurs, par leur climat, ces contrées sont très propres à la production herbacée. Aussi les forêts y ont-elles été remplacées par des herbages qui dans les parties les plus ingrates sont devenus des landes.

Dans la région Parisienne, les forêts deviennent plus importantes, celles de Retz, de Rambouillet, de Compiègne, de Saint- Gobain, d'Halatte, les bois de Meudon, de Fausses-Reposes, de Saint-Germain, les forêts de Montargis, de Fontainebleau et d’Orléans font de cette région l’une des plus peuplées de la France, une des mieux boisées (3).

Vers l’est, passé les plaines de Champagne qui, autrefois dénu-, dées, se boisent de pins, s’étend la région forestière de l’est, qui va de l’Ardenne aux Vosges. Huit départements (4) de cette con-

(x) Statistiques des forêts soumises au régime forestier, année 1892. Paris, Imprimerie Nationale, 1894.

(2) IL faut remarquer que les chiffres indiqués par cette statistique n’indiquent pas le coefficient de boisement de chaque département. Elles donnent au contraire la dimension dela surface boisée indépendamment de la surface du département. Elles indiquent de la même façon, quand il y a lieu, l'étendue des surfaces improductives soumises à la surveillance de l'Administration forestière, sans la comparer à l’étendue boisée que contient le dépariement, non plus qu’à la surface totale du département lui-même. Il ne faut donc pas voir une équivalence de terme entre surface soumise au régime forestier et surface boisée.

(3) Ce tableau de la France forestière est emprunté en grande partie au Dictionnaire de l’agriculture de Barral et Sagnier, dont l’article foréts est dû à M. Bouquet de la Grye.

14) Meuse, Meurthe-et-Moselle, Haute-Marne, Vosges, Côte-d'Or Haute-Savoie, Jura, Doubs.

trée et de celle qui la continue immédiatement au sud, formant ensemble un groupe d’un seul tenant, contiennent chacun une surface de plus de 80.000 hectares soumise au régime forestier. Deux départements, les Ardennes et l’Yonne se rattachent à cette région en contenant, le premier 60.000,le second près de 50.000 hectares. |

Entre les 46 et A8 degrés, la partie occidentale est très pauvre de forêts, tant que l’on n’a pas atteint les quelques massifs de la Touraine (1).

Sur la rive droite de la Loire, les forêts de la Nièvre occupent les montagnes du Morvan et s’étendent au nord dans les plaines de la Puisaye, au sud dans celles du Bourbonnais.

À l’ouest de la région comprise entre les 44° et 16° degrés, se trouvent les grandes pineraies des landes de Gascogne.

Mais passé le département encore boisé de la Dordogne, on arrive au Massif Central, qui se trouve presque entièrement déboisé.

Il faut gagner la rive gauche du Rhône pour trouver quelques massifs forestiers, comme ceux de la Chartreuse, du Vercors, de Lente, du Ventoux et les bois épars sur les versants abrupts des Alpes. É

Au nord du 44° degré, on trouve sur la chaîne des Pyrénées une zone assez boisée qui s’étend de Saint-Girons à Bagnèresde-Bigorre (2).

A l’exception du massif de la Montagne Noire, où restent quelques massifs boisés, on ne voit que des cultures dans les départements du Gard, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône. Dans le département du Var on retrouve enfin les dernières vraies forêts, celle des Maures et de l’Estérel.

La répartition des forêts sur le territoire, dont on pourrait penser qu’elle est en relation directe avec la constitution géolo-

(x) Bloïs, Marchenoir, Amboise, Boulogne, Loches, Fontevrault, Vierzon, Château: roux, Allogny, Marrenes, Tronçais.

(2) Les forêts d'Auzat, de Seix, de Bordes, de Bethmal et de Bélesta sont les plus importantes de cette région.

gique du sol, s’est vue modifier par les circonstances économiques et l’on peut actuellement constater que c’est uniquement dans les contrées où le produit de leur exploitation trouvait des débouchés que les forêts se sont conservées (r).

Toutefois, ce sont uniquement les conditions naturelles (nature du sol, climat) qui déterminent l'espèce de la production.

Considérée au point de vue du climat, la France peut être divisée en trois régions : la région froide, la région tempérée, la région chaude.

Dans la région froide (hautes altitudes), le pin et le mélèze croissent sur les parties les plus élevées, le sapin, l’épicéa peuplent les versants moins élevés. Des essences secondaires, le hêtre, le pin sylvestre, le frêne, le bouleau, le sorbier, se mêlent à ces essences principales et s'étendent jusque dans les plaines tempérées.

Cette seconde région produit surtout le chêne, le charme et le châtaignier.

Certaines essences de la région froide s’y rencontrent aussi dans les régions les plus fraîches ; ce sont principalement le hêtre, que l’on trouve particulièrement dans l'Ile-de-France, le sapin pectiné en Normandie, le pin sylvestre dans les régions granitiques du centre, dans les plaines crayeuses de la Champagne et dans les sables siliceux de la Sologne et de la Brenne.

Les essences secondaires qui se mêlent au chêne et au charme sont le tremble, le saule et le peuplier. Le châtaignier est cultivé dans le Limousin, dans les parties basses de l'Auvergne et des Cévennes, et jusque dans la Bretagne.Il ne dépasse guère Paris.

La région chaude, qui comprend toute la partie de la France située entre l'Océan, les derniers contreforts du Plateau Central et des Alpes, et la Méditerranée, produit principalement le pin maritime et l’yeuse.

(1) Le Plateau central, qui est à peu près analogue comme constitution au Morvan, n’est cependant point boisé comme lui, parce que éloigné des grands marchés, dépourvu de voies de communication, il n'aurait pu écouler sa production. Les bois ont donc été détruits, consommés sur place et non aménagés.

Les essences secondaires en sont le chêne-liège, le chêne rouvre, le pin pinier, le pin d’Alep, d’autres arbres encore comme l'olivier et le grenadier, que l’on ne cultive point princi-

palement en vue de la production ligneuse.

La production totale des forêts françaises ne peut être qu’approximativement déterminée.

On ne possède, en effet, de renseignements certains que sur le produit des surfaces soumises au régime forestier. Or, ces surfaces ne contiennent que 3.000.000 d’hectares sur les 9.500.000 qui forment le total du domaine forestier français.

La production des deux tiers de ce domaine n’est donc connue que d’une façon incertaine.

Pendant l’année 1892 (1), la contenance des forêts- soumises au régime forestier était de 3.006.726 hectares.

La production en matière, durant cette année, s’est élevée, pour

les forêts domaniales :

Production ligneuse.......,.... 2.719.805 mètres cubes. RO AE RES one à EP cons 1.168 quintaux.

PR UT EN ARE PE 1/1.694 — MEME Re bbarer nes nues 18.918 —

Le tout évalué......... ete 26.153.600 francs.

Pour les forêts communales et d'établissement public :

Production ligneuse............ 4.793.209 mètres cubes.

Hier es, LR RAS MA ee 3.054 quintaux.

RÉ OO AC REP ERE 231,569 — ÉST R TR A OR pre 8.193 — Le fout évalué LV 0099010. 100 1rANCS.

(Hilorts domamales ner ere seen 1.089.096 hectares, — communales et d'établissement public... 1.917.030 —

statistique des forêts soumises au régime forestier. Année 1892. Extrait du Bulletin du ministère de l’Agriculture,

Ce chiffre datant de seize ans est le plus récent qui nous soit officiellement fourni.

L'Annuaire des Eaux et Forêts de 1907 indique dans l’année 1906 une contenance de 1.179.991 hectares pour les forêts domaniales. Les forêts domaniales se sont donc accrues de 90.855 hectares pendant la période 1892-1906, c'est-à-dire de moins d'un dixième de leur surface totale. à

Nous conservons cependant le chiffre de 1892 à cause des différents rapports dans lesquels il entre et que nous ne pourrions pas modifier faute d'éléments,

Commerce international des bois. 2

Ce qui donne pour l’ensemble des forêts soumises au régime

forestier :

Production ligneuse......... .. 7.013.014 mètres cubes. Léger RE ne 4.222 quintaux.

Ecorces à {an 06 Mira cete 373.263 — Résiness etre RE ; RERO: —

Le TORRÉVAIUb ARE ee . 9.198.700 francs.

Le total de la production ligneuse dans les forêts soumises au régime forestier est donc de 7.513.014 mètres cubes.

Les forêts non soumises produisent, pour leur part, 20.074.294 mètres cubes (1).

Soit 72,82 °/, de la production totale, coûtre 27,18 °/, qu’en fournissent les forêts soumises (2).

Ce qui fait donc, dans la France entière, un total produit de 27.587.308 mètres cubes.

Voici comment s’analyse ce chiffre entre les différents produits

dont les quantités le composent :

Forêts domaniales.

Bo do fes Feuillus Re RU mc. soit 57,1 ° Résineux.. 7... 210.9/42 — 77 —

Bois d'œuvre Fewullus. #7" Fe 438.949 — 16,1 — et d'industrie. € Résineux....,..… 398.431 — 14,7 — Perches Feuillus: 5:21. 101.836 = SO

et étançons Résineux 272 0 17.711 — 0,6 —

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