‹ Le Commerce International des BoisChapitre 33 sur 34 · ÉTATS-UNIS LLEMAGNE ; D QUE 7 … HONGRIE · texte numérisé non relu

ÉTATS-UNIS LLEMAGNE ; D QUE 7 … HONGRIE

en" CTUMES. 2". , Chêne et noyer $ refendus

gros sciages

de construction : :

COR petits sciages

Autres bois FO BTURES

Bois divers

Sur les 375 mille mètres cubes qui complètent l’importation de la Belgique, 330.000 lui sont fournis par six pays spécialement dénommés.

Deux d’entre eux lui adressent encore des fournitures qui dépassent 100 mille mètres cubes, ce sont les Pays-Bas (1) et la Norvège. Mais tandis que les Pays-Bas s'inscrivent sur les statistiques de la Belgique comme fournisseurs pour une quantité

(1) PAYS-BAS. NORWÈGE, ( en gTUMES,.. se 5 2.870 Chëne et noyer refendus..,,.......... 343 ( SOIES ons Merle trs 2.149 . EN PTUMES etes - <e meo 26.492 rt gros sciages...,....... 12,123

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de chacun des articles qu’elle reçoit, la Norvège, au contraire, ne lui vend qu’un seul article, les bois de construction de sapin, qui

forment la majeure partie de son exportation. Les besoins de bois que fait ressortir une importation aussi

importante que celle que nous venons d’analyser sont justifiés par la très grande activité économique de la Belgique. Son expansion commerciale est considérable. Son commerce extérieur dépasse 5 milliards de francs et, dans ce chiffre, l'exportation seule figure pour une quantité de 2 milliards 1/2.

Il est donc tout naturel de voir la Belgique adresser aux nations productives une semblable demande de bois, encore que la production indigène soit appréciable, puisqu'elle jouit d’un

taux de boisement de 17 °/0.

À yant ainsi terminé l’analyse des documents statistiques mis à notre disposition par les principaux d’entre les pays chez qui le commerce du bois a une importance particulière, si non prépondérante, il nous faut résumer par diverses observations les indications que l’on peut tirer.

IL nous ont enseigné tout d’abord que les courants commerciaux qui entraînent notre produit viennent des pays agricoles aux pays industriels. Ce fait est si normal qu’on aurait eu quelque scrupule à l’énoncer a priorr. Le bois ne peut venir que des contrées agricoles puisqu'il est un produit essentiellement agricole (1). Sa culture, rémunératrice d’ailleurs, mais incommode à cause de l’ampleur des périodes qu’elle nécessite,n’est possible en de grandes proportions que là où se trouve une population peu dense et qui n’est point pressée d'utiliser le plus rapidement possible et le plus fructueusement le territoire dont elle dispose.Les pays agricoles seuls peuvent présenter ces conditions.

D'autre part, quoique la multiplicité de ses emplois soit extrème, et qu'il puisse en conséquence s’utiliser aussi aisément dans un endroit que dans un autre, son usage est mieux rémunéré s’il correspond à un emploi plus industriel, et, par conséquent, il se trouvera plus impérieusement appelé par les centres où il se verra consommé industriellement. Ces divers centres eux-mêmes seront disposés à l’attirer à plus haut prix selon que l’utilisation qu'ils en comptent faire se trouvera plus intimement mêlée à l’industrie. Tant que le bois ne demeure qu’un adjuvant, sa valeur reste médiocre, Elle n’atteint ses plus hauts points qu’au moment où il se présente comme la matière première sur laquelle une industrie elle-même s’exercera (2).

(1) 1 faut noter cependant que certaines conditions économiques peuvent influer sur la diffusion de cette culture, et qu’elle n’est point, par exemple, compatible avec un régime de propriété morcelée.

(2) Le bois employé pour le chauffage domestique ne peut pas avoir de valeur, c’est un emploi de nulle industrie. Les bois les plus coûteux sont les bois de tonnellerie et d'ébénisterie, qui sont la matière première même de ces deux industries,

Commerce international des bois. 8

lis nous ont enseigné ensuite, chose que l’on ne pouvait pas prévoir auparavant, que le nombre des pays qui sont liés entre eux par le commerce des bois est extrêmement restreint. Que les exportateurs soient en nombre limité, il ne peut y avoir là rien que de naturel, puisque seuls peuvent paraître comme pays exportateurs non pas seulement les pays producteurs, mais uniquement ceux dont la production excède la demande intérieure.Nous avons vu comme ils sont rares.

Si, de leur côté, les acheteurs ne forment pas un groupe plus important en nombre, la cause en doit être cherchée dans l’organisation économique des producteurs eux-mêmes. Ils sont en effet des pays dont l'expansion extérieure n’est pas très active et dont la clientèle n’est pas en conséquence très divisée. Un nombre d'acheteurs très restreint (comme il l’est, en effet, pour la Russie) parvient donc à se partager une production considérable et qui pourrait vraisemblablement s’écouler d’une façon beaucoup plus profitable pour le vendeur, s’il voulait prendre la peine de susciter entre les acheteurs une concurrence plus complexe.

L'exemple des Etat-Unis appuie cette hypothèse. Ils sont le seul parmi les exportateurs de bois qui, en même temps qu’une production, ou pour mieux dire qu’une mise en vente très importante de ce produit, aient un commerce général d'exportation actif et étendu.

En suite de cela, les Etats-Unis voient leur exportation spéciale de bois se diviser entre un nombre de clients que la clientèle des autres Etats exportateurs n’atleint jamais (1).

Après nous avoir ainsi montré quels sont les Etats engagés dans ce commerce, ils nous indiquent aussi quels sont les objets sur lesquels il s’exerce.

Or, ces objets se ramènent à un très petit nombre d’articles. En effet quelles que soient les désignations diverses qu’il ait pu recevoir dans les différents pays dont nous avons examiné les

(1) En ce qui concerne les Etats-Unis, l'extension de la clientèle arrive jusqu’à être un inconvénient, car, nous l’avons dit, il faut attribuer les déboisements inconsidérés

qui sont faits dans les forêts de l'Union à l'existence même de cette clientèle, qui a ses besoins et qu'il faut satisfaire.

publications, que nous les ayons vus classés en échantillons différents soit d’après leur provenance, soit d’après leurs dimensions les seuls bois au sujet desquels nous avons constaté l’existence de grands mouvements sont les bois de construction d’une | part et, d’autre part, les bois de chêne dont une catégorie aussi, non la moins importante, peut être rangée parmi les bois de cons- | truction.

En dehors d'eux, rien ne se remarque qui se rapproche en importance.

Les bois de noyer, que toutes les statistiques classent comme si leur importance égalait celle du chêne, ne sont cependant l’objet que d’un commerce languissant, mal soutenu par une production

qui s’épuise ; Les bois exotiques, utilisés principalement par des industries

AI Pan

de luxe ne peuvent pas alimenter un commerce dont importance

à s’accroisse beaucoup, il faut donc arriver à cette considération É que si l’on veut n’envisager le commerce des bois que dans l'ensemble, un seul article en fait l’objet, et que tout le trafic en est À | 3

$ rassemblé dans un tout petil groupe d'Etats divers.

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L Le Doyen, Le Président de la thèse, F, M. Lyon-Caex. Cauwës.

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