SCÈNE XI Iï
Les Mêmes, ANTÉNOR/
Tu es marié ?
ANTÉNOR
MAXIMILIEN
Mon Dieu ! mesdames, voyez. à quoi je m’expose! à la juste indignation de mon frère.
ANTÉNOR
Tu es marié! Et avec qui, et depuis quand?
MAXIMILIEN
Je te répondrai toui-à-l’heure... Pardonne-moi, d’abord.
ANTÉNOR
Te pardonner P* Et tu as des enfants peut-être ?
MAXIMILIEN
Naturellement.
Combien ?
MAXIMILIEN
Trois.
ANTÉNOR
Et je n’ai point encore été parrain !
MAXIMILIEN
J’en aurai d’autres.
ANTÉNOR
Taisez-vous, monsieur! c’est déjà trop... Puis, m’apprendre une pareille chose sans ménagements, après déjeuner. Marié... ali i c'est affreux !
Hermine, Mlle de Rochcplantin, Maximilien, Anténor.
• Hermine, Mlle de Iîuelieplnntin, An ténor , Maximilien.
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Mon cher voisin, je sens que, dans un tel moment, on éprouve le besoin d’être seul. Je vous laisse.* (a Maximilien.) Quant à vous, monsieur, vous avez acquis de nouveaux droits à ma confiance, vous êtes marié, père de famille, et je vous confie ma nièce avec bonheur et securité.
MAXIMILIEN, à part.
Allons donc 1
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Je cours achever ses malles et je vous la ramène. Mais, qu’as-tu donc? Te voilà toute triste.
HERMINE
Triste, de quoi ? Je n’ai sujet ni de joie, ni de tristesse. Vous jugez à propos maintenant de me confier à monsieur, vous désirez que je parte, j’obéirai.
MAXIMILIEN, surpris, à part.
Tiens! moi qui croyais qu’elle allait me sauter, au cou !
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Messieurs I
ANTÉNOR, prenant le contrat qui est sur la table, et se laissant tomber dans le fauteuil.
Hélas I