SCÈNE XX
Les Mêmes, MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN, puis ANTÉNOR.*
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Ma nièce ici! Qui pouvait supposer qu’elle fût ici?
MAXIMILIEN
Vous, mademoiselle, puisque vous venez l’y chercher. Mais pardon, recevez nos adieux, car votre nièce aime beaucoup mieux, ce sont ses propes paroles, aller trouver son oncle à Druxelies que de rester ici avec l'époux qu’on lui impose.
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Qu’entends-jc 1
MAXIMILIEN
La voiture est là , j’ai fait charger notre bagage.
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Elle ne partira pas.
MAXIMILIEN
Elle partira.
Voudriez-vous recourir à la violence? (Elle fait passer Hermine à sa jlroitc.)**
MAXIMILIEN
Je neveux recourir qu’aux voies légales, mais qotez bien ceci : je suis têtu comme un breton, et, plutôt que de vous céder votre nièce, je l’épouserais moi-môme!
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Vous ?
nERMINE.
Mais vous êtes marié ?
MAXIMILIEN
Je suis veuf.
ANTÉNOR, qui vient d’entrer-
Tu es veuf?***
HERMINE
Ali ! monsieur est veuf.
ANTÉNOR
Explique-nous...
MAXIMILIEN
Je n’ai pas le temps. Voici un contrat, je signe, nous signons, tu rempliras les blancs, et fouetie cocher!
MADEMOISELLE DE ROCHEPLANTIN.
Mais c’est une plaisanterie... Monsieur a beau être veuf, je
* Mlle de llocheplanlin, Hermine, Maximilieu.
‘ * Hermine, Mlle de Ilocheplantii , Maximilien.
**’ Hermine, Mlle de Rochcplantin, Antcnor, Maiimitin.