‹ Le compositeur et le correcteur typographesChapitre 47 sur 88 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

JOAS, JOSABET, ATHALIE, ZACHARIË, ABNER, SALOHITH, AZARIAS, deux lévites, le chœur, suite d'athalie.

OU encore :

JOAS, JOSABET, ATHALIE, ZAGHARIE, ABNER,

SALOMITH, AZARIAS,

deux lévites, lb chœur, suite d'athalie.

A l'égard des apartés et des jeux de scène, il faut considérer s'il s'agit d'un texte en vers ou en prose. Dans une pièce de théâtre en vers, ils se composent en plus petit caractère et se parangonnent avec celui du texte. On les met en romain et on les place, sans parenthèses, soit à la suite du nom des interlocuteurs, soit au-dessus des parties de vers auxquelles ils ont trait, soit enfin audessous, à l'extrémité du dernier vers, lorsqu'ils expriment uniquement un détail de la situation :

M. LOYAL, à Damis.

Monsieur, je ne dois point avoir affaire à tous;

Montrant Orgon.

C'est à Monsieur; il est et raisonnable et doux, Et d'un homme de bien il fait trop bien l'office Pour se vouloir, du tout, opposer à justice.

Il s'avance vers Gif on.

Dans une pièce de théâtre en prose, il est aussi préférable d'employer un caractère de corps inférieur à celui du texte, en ayant encore recours au parangonnage. Les jeux de scène se composent également en romain, mais on les met entre parenthèses lorsqu'ils se trouvent intercalés dans lô texte :

MARTINE, se croyant toujours seule.

Ces coups de bâton me reviennent au cœur ; je ne saurais les

digérer, et... (Heurtant Yalère et Lucas.) Ahl Messieurs, je TOUS

demande pardon, je ne tous Toyais pas...

Toutefois, dans les éditions à bon marché, on évite les parangonnages et Ton se contente de composer les jeux de scène dans le caractère du corps et en italique :

ANGÉLIQUE, bas à ClHandre et à Claudine.

Ne faites pas semblant de rien, et me laissez faire tous deux. {Haut à Clitandre,) Quoi ! tous osez en user de la sorte après l'affaire de tantôt?

Dans des dialogues quelconques, un vers se trouve souvent coupé une ou plusieurs fois par des changements d'interlocuteurs. Ces difiTérents tronçons doivent être composés, dans leurs lignes respectives, à la place qu'ils occuperaient dans la justification s'ils étaient mis bout à bout ; on laissera donc subsister avant chacun d'eux le blanc de l'espace forte qui existerait naturellement :

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