PRÉFACE XV
Saint-Michel \ ainsi appelée, bien qu'elle soit bretonne 2, parce qu'elle a été tirée des archives du Monl-Saint-Michel, n'est pas originale : on y lit des mentions qui se retrouvent soit dans d'autres chroniques, bretonnes, notamment dans le Chronicon Britannicum. soit dans les Annales de Saint- Aubin^. Mais seule une étude d'ensemble des annales bretonnes permettrait d'établir exactement les rapports qui unissent ces divers textes entre eux.
Pour l'Aquitaine, le texte principal est la Chronique d'Adémar de Chabannes^ : nous en possédons, en partie, le brouillon^ et deux rédactions successives^. On a cherché dernièrement à en contester la paternité à Adémar"^ ; mais il semble que les arguments mis en avant ne soient pas . d'une solidité à toute épreuve. De toutes façons, la chronique est d'un homme de la première moitié du xi® siècle, fort bien informé de tous les événements qui se sont passés
1. Chronicon S, Michaelis in Periculo Maris^ éd. Labbe, Nova Bibliolh, mss,, t. I, p. 545-546. Les parties qui nous intéressent ont été reproduites dans les Hist. de Fr,, t. X, p. 175, et t. XI, p. 29. Sur le ms. de ces annales, cf. L. Delisle, Chronique de Robert de Torigni, t. II, p. 208, n. i,