La Trinité de Vendôme
Geoffroi (Martel) déclare avoir fait jurer à son neveu Foulque (rOison), quand il lui a «donné » le comté de Vendôme, de respecter les droits du monastère de la Trinité de Vendôme et de ne pas le soustraire à la domination des comtes d'Anjou.
Ibid., n« 95.
La charte était autrefois scellée « en cire blanche sur las de soye violette ». Sceau reproduit d'après Gaignièresdans le Cariai. Trin.Vend.j ioc.cit, — Acte des plus suspect : GeofTroi Martel est censé parler du comté de Vendôme « qu'il tenait par droit héréditaire »; or cette assertion est inexacte de tous points, et Ton ne voit pas quel intérêt GeotTroi aurait eu à la produire au moment môme où il rendait le comté à son neveu (sur ces faits, voir ci-dessus, p. 65). GeofTroi Martel est censé parler de son beau-frère Boon en des termes étrangement méprisants et qui sont singulièrement analogues à ceux qu'a employés le rédacteur de la notice n°6 du Cartulaire. GeofTroi Martel est censé dire que le comté de Yen-
dôme avait été donné à Koon et à Adèle, son épouse, par Foulque Nerra, et cela sans son consentement, alors qu'il n'y a pas trace, et pour cause, d*une semblable donation, alors que Boon n'a jamais. exercé le pouvoir enVendômois, aIoi*8 enfin qu'à répoque où Adèle hérita du Vendômois, GeolTroi Martel avait dix ans (voir ci-dessus, p. 63). La forme de Tacte est d'ailleurs étrange et, de plus, il aurait été scellé d'un sceau pendant qui est exactement du type de ceux de GeolTroi le Bel. Pour tous ces raisons, cet acte nous semble n'avoir tout au moins jamais été expédié sous la forme où il se présente.