‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 45 sur 398 · ET LE MAINE · texte numérisé non relu

ET LE MAINE

C'est du côté de la Bretagne et surtout de la Touraine que Foulque Nerra et son (ils ont frappé leurs coups les plus décisiCs ; mais avec leurs autres voisins ils ont su avoir une politique non moins arrêtée et non moins féconde : on en verra la preuve dans rhistoire de leurs rapports avec T Aquitaine, le Vendômois et plus encore avec le Maine.

Pendant la plus grande partie du gouvernement de Foulque Nerra, les rapports du comte avec l'Aquitaine furent excellents. Nous avons vu * que Geoffroi Grisegonelle avait reçu de Guillaume IV Fièrebrace le Loudunois en fief : Foulque renouvela pour cette possession Thommage prêté par son père et reçut, par surcroit, Saintes et quelques châteaux de Saintonge -. A

2. Adémar de Chabannes, III, 4i (éd. Chavanon, p. t64}: « Cumque comitem Andegavensem Fulchonem in manibus suis commendatum haberet, concesserat et pro beneficio Losdunum cum aliis nonnullis castris in Pictavorum solo, Santonas quoque cum quibusdam castellis. >» C*est bien à tort que M. Lair (Études critiques, t. II, p. 180) a voulu voir là une contradiction avec la phrase du chap. 30, citée ci-dessus, p. 7, n. 2. — Nous voyons que Foulque Nerra est bien chez lui à Saintes par un autre texte d*Adémar de Chabannes (III, 64). Mirebeau faisait aussi partie des fiefs tenus de Guillaume V par Foulque : dans un diplôme du roi Robert (n<* 24 du Catalogue de Pfister, Robert le Pieux), on voit, en effet, que cette ville est aux mains du comte d^Anjou, bien qu'elle soit « in comitatu Pictavo », et

ce double titre, il resta personnellement toute sa vie un vassal soumis du duc d* Aquitaine.

Si nous manquons de détails sur ce point pour le temps de Guillaume IV, nous en avons de très précis pour celui de Guillaume V le Grand : Âdémar de Chabannes nous apprend que Foulque ne négligeait pas de venir lui « faire sa cour » ^, et nous relevons, en effet, sa souscription au bas de plusieurs chartes données par Guillaume en plein Poitou ^. Un texte fort curieux, où sont relatées toutes les machinations dont Huguede Lusignan, vassal du comte d'Anjou et arrière- vassal du duc d'Aquitaine, fut victime de la part de ce dernier, nous permet même de voir combien Foulque s'entendait avec son suzerain 3. En 1025, le trésorier de Saint-Hilaire de Poitiers Augier {Hildegarius), écrivant à Tévéque Fulbert de Chartres pour le prier de venir à Poitiers, lui rappelle qu'il peut traverser l'Anjou sans crainte, Foulque Nerra, « le vassal très fidèle et très familier » de Guillaume, ayant promis de lui faire bon accueil ^. Enfin, nous avons une lettre

de même, dans la charte de fondalion de SaÎDt-André de Mirebeau, vers 1052, on voit que la ville est « de feudo comitis Andegavensium Martelli GofTrtdi », mais du c( comitatus » du comte de Poitiers (pièce justificat. n^ 1 d'Ed. de Fouchier, La baronnie de Mirebeau, dans les Mém. de la Soc, des antiq. de VOuesl, 2« série, t. I, 1877, p. 279-281). —Sur les prétendues hostilités de Foulque contre Guillaume le Grand en 996, voir chap. précédent, p. 30, note.

1. Adémar de Chabannes, III, 56 (éd. Chavanon, p. 182):» Tune a primatibus malivolis et precipue a Fulcone comité, qui tune in servitio ducis Pictavis erat tempore quadragesimae, suadebatur ci destruere locum Sancti Johannis, etc. »

3. Hist, de Fr,, t. XI, p. 534 c et 537A-D. Dans le second de ces deux passages, on voit que Hugue de Lusignan est V « homme » de Foulque Nerra, lequel est à son tour le vassal de Guillaume le Grand. Pour le commentaire, nous renvoyons à Imbert, Histoire de Thouars (Niort, 1871, in-8®), p. 39-40, et à Richard, Hist. des comtes de Poitou, t. I, p. 157-167.

4. Hist. de Fr., t. X, p. 489 : « Est etiam comiti nostro G[uillelmo] satelles fidelissimus et familiarissimus Fulco comes. Appelatus a comité Guillelmo ne vobis tecnam inter vias moliatur, respondit in vera fide, sicut nobis visum est, nuUam se moliturum ; velle etiam sibi praemandari adventum vestrum, ut conducat vos per sua. »

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attribuée à Foulque lui-même et qu'il aurait écrite la même année au roi Robert pour lui faire des ouvertures de la part de son « seigneur », quand celui-ci tenta d'obtenir la couronne d'Italie pour son fils aine ^.

La mort de Guillaume V, en 1029, vint compliquer la situation. Il laissait quatre fils : Taîné, Guillaume le Gros, issu d'un premier mariage avec Aumode, lui succéda; le second, Eude, né d'un deuxième mariage, avec Brisce, sœur de Sanche, duc de Gascogne, fut appelé peu après à gouverner la Gascogne; enfin deux enfants encore en bas âge, Pierre et Geoffroi, étaient nés d'un troisième mariage avec Agnès, fille du comte de Bourgogne Otte-Guillaume 2. Le fils de Foulque Nerra, Geoffroi Martel, résolut, malgré son père, d'épouser Agnès, d'écarter Guillaume le Gros et Eude, et d'assurer ainsi le pouvoir aux deux mineurs Pierre et Geoffroi,. qui seraient dans sa dépendance. Il se heurtait, il est vrai, à im empêchement canonique: l'Église, le considérant comme l'allié au troisième degré de la veuve de Guillaume V, condamnait ses projets^. Mais cet obstacle ne

1. Hist. de Fr.j t. X, p. 500: ce Guillelmus, Pictavorum cornes, herus meus, loquutus est mihi nuper dicens quod etc. Nunc ergo mandat vobis, postulans, etc. Et ego precor significari litteris aut nuotiis quid animi vobis sit super hoc quod ipse rogat, ut renuntiem illi. » Sur ces événements, voir Pfistèr, Robert le Pieux, p. 374 et suiv.

2. Voir Pfister, ibid., III, 3, Palustre, dans les Jlfë/n., de la Soc. des antiq, de rOuest, 1880, passim, et Richard, Hist. des comtes de Poitou, t. I.

3. A cette époque, on admettait, en effet, que les empêchements résultant de Taffînité s*étendaient aussi loin que les empêchements résultant de la parenté (voir Esmein, Le mariage en droit canonique, t. I, p. 374 et suiv.). Il y avait donc empêchement au mariage de Geoffroi avec Agnès, son alliée au troisième degré canonique. Cette afiinité elle-même ressortira de la généalogie suivante :

Herbert II de Vermandois (!•' de Troyes).

LiÀOEARD, ép. Thibaud le Tricheur. AD&LBDEVBRBiANDOis,ép.Geof.GrisegoneUe.

Emma, ép. Guillaume IV d'Aquitaine. Foulque Nerra.

Guillaume Vd'Aquit.,ép.AoNÀs. Geoffroi Martel.

Comme preuve, voir les généalogies indiquées dans notre introduction ;

Mabille, Introd, aux Chron, des comtes d'Anjou ; Lex, Eudesde Bloiâ , loc cit..

rarréta pas. Le l®** janvier 1032, Tunion fut conclue ^ et, sans tarder, il se mit en posture d'en tirer le profit qu'il en attendait : il marcha contre Guillaume le Gros, le battit et le fit prisonnier au Mont-Couër près de Saint-Jouin-de-Mames, le 20 septembre 1033 2.

p. 203 ; Pfister, Robert le Pieux, p. 234 ; Lot, Le$ derniers Carolingienêy p. 372, et surtout Lot, Hugue$ Capet, p. 405. — Sur le caractère anticanonique de Tunion d'Agnès et de GeofTroi, voir les textes cités à la n. suivante et Hist. de Saini-Florent, p. 282 des Chron. égliseê d* Anjou : on y dit que GeofTroi Martel a épousé Agnès « incesto conjugio ».

1. « Kal. januarii. Gaufridus cornes Agnetem comitissam, quç fuerat consobrini sui Willelmi comitis Pictavorum uxor, incesto conjugio assumpsit anno ab incarnatione Domini MXXXII » (Obii, de Sainl-Serge, dans Recueil d^annales angev. et vendôm., p. 107). Ce même texte, plus ou moins complet, se retrouve dans les Annales de Saint-Aubin et les notes du Calendrier de Saint-Aubin {Ibid, p. 3 et 46).

2. « XII kalendas octobris. Gosfridus comes, Fulconis comitis filius, Willelmum Pictavorum comitem cepit an do ab incarnatione Domini MXXXIII etexinde exoriri cepit et paulatim ingravari bellum illud execrabile, quod contra patrem suum per annos fere VII subséquentes impie gessit » (Obit. de Saint-Serge, ibid, p. 107). Ce texte est reproduit par les mêmes documents que le précédent (Recueil d*annales angev, et vend,, p. 4, 46). Voir, en outre, la Chron. de Saint-Maixent [Chron, de$ églises d'Anjou, p. 391-392) : u Qui (Guillelmus Pinguis), quarto anno post mortem patris, habens certamen cum Gaufredo Martello, convenerunt in praelium simul ; ubi utriusque exercitus conveniens ad praelium juxta monasterium Sancti Jovini, ad MontemCoerium, magnis animositatibus certatum a Pictavis et Andegavinis. Tandem Guillelmus dux traditur et capitur XII kalendas octobris » ; la Chron. de Foulque le Réchin (Chron. des comtes d'Anjou, p. 378) ; « Ille autem (Gosfridus Martellus), in vita patris sui miles extitit et novitatem militiae suae contra finitimos exercuit fecitque duo praelia, unum apud Montem Consularem contra Pictavos, ubi comitem Pictavensem apprehendit, etc. » ; Raoul Glaber, IV, 9 (éd. Prou, p. 113): « Willelmus etiam, Pictavorum comes, multis peccuniis liber a captione qua filius Fulconis, Gozfredus cognomento Martellus, illum in prelio capiens, spacio trium annorum tenuerat, ad propria remeans, ipso in anno finem vite habuit. » Les Gesta consul. Andegav. confondent la bataille du Mont-Couêr, en 1033, avec celle de Chef-Boutonne, en 1061 : le fait a été signalé depuis longtemps. — Pour la captivité de Guillaume le Gros, voir encore une charte du CartuL de Saint-Maixent {Archives histor. du Poitou, t. XVI, no 93), par laquelle Guillaume « positus in captione », fait à Saint-Maixent une donation pour obtenir sa liberté, « pro ereptione mea ». — L'emplacement de la bataille au Mont-Couêr (et non à Montcontour) a été établie

Foulque Nerra intervint, comme il le devait, en faveur de son suzerain, et bientôt cette intervention dégénéra en lutte ouverte entre le père et le fils '. Celui-ci parut d'abord conserver l'avantage : il finit bien, en 1036, par rendre la liberté à Guillaume le Gros contre une forte rançon *^; mais Guillaume étant ihort peu

par M. Imbert, Hist. de Thouars, p. 42. Cf. Richard, Hist, des comtes de Poitou, t. I, p. 229.

1. Voir les textes cités à la n. précédente, suivant lesquels la lutte est le résultat de la capture de Guillaume le Gros en 1033 ; mais cette lutte n'a commencé véritablement à devenir aiguë qu'en 1036, puisque à cette date les Annales dites de Renaud (p. 86 de notre Recueil), qui dérivent de la même source que les textes de Saint-Serge précédemment cités, notent : <( Initium belliplus qtkamcivilis fuitinter Fulconem et filium ejus GoiTridum. » Cependant ne serait-ce pas une erreur ? et au lieu de « MXXXVI » ne faudrait-il pas lire « MXXXIII » ? Nous ne le croyons pas : 1» parce que les Annales de Saint-Florent, copiant lamême source, portent aussi « MXXXVI » (p. 118 de notre Recueil) ; 2® parce que les Annales de Vendôme et les Annales dites de Renaud indiquent sous Tannée 1037 la continuation des hostilités commencées pour presque cinq années : « Et eodem ipso anno exortum bellum plus quam civile inter Fulconem comitem Hierusolimitanum et Glium suum Gosfredum, qui cognominatus est Martellus, fere per annos .V. protracta tum est » {Recueil, p. 61 et p. 86). Or cette indication concorde avec celle des autres annales qui font durer les hostilités sept ans après les avoir fait commencer en sept. 1033. D'une part, on compte : 1033-1034, 1034-1035, 1035-1036, 1036-1037, 1037-1038, 1038-1039, 1039- 1040; d'autre part, on compte : 1036, 1037, 1038, 1039, 1040. — A tous ces textes ajouter Chron. de Foulque le Réchin (p. 37 des Chron, des comtes dWnJou) : « Contra suum etiam patrem guerram (Gosfridus) habuit, in qua mala multa facta fuerunt »; la lettre publiée sous le n^ 19 du Cartul. de la Trin, de Vend,, éd. Métais : « Clamorem apud te feci ; sed tu occupatus eras de ira tui patris et ideo non potuisti me adjuvare. »

2. Chron, de Saint-Maixent (p. 392 des Chron, des églises d'Anjou) : « MXXXVI. Isembertus episcopus Pictavis fecit synodum, ubi magnam pacem firmavit. Qui cum Eustachia, uxore Guillelmi comitis, aliquantulum expoliavit monasteria auro et argento, unde redimerent eum ; qui postea paucos dies vivens finem vitae sortitus est. » Voir aussi le texte de Raoul Gîaber, IV, 9, cité p. 57, n. 2. D'autre part, une charte nous montre que Guillaume le Gros était en liberté au mois de mars 1037 (style moderne). Cette charte (Cartul, de Saint-Jean d'Angély, éd. Musset, t. I, n° 42. dans le t. XXX [1901] des Archives histor, de la Saintonge et de TAunis) a été signalée déjà par les auteurs de VArt de vérifier les dates et auparavant par Besly, Hist. des comtes du Poitou, p. 88-89 ; mais ce dernier, par suite d'une erreur étrange, renvoie « à un tiltre pour l'Église de Valence, du

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après ((in de Tan 1038) ^ et Eude, duc de Gascogne, ayant voulu tenter de recueillir sa succession, GeofTroi triompha de ce nouvel adversaire : Eude se heurta à la forteresse de Germond, nouvellement construite ^, échoua au siège de Mauzé et succomba

mois de mars 1037, du règne du roy Henry le 10* ». M. Alfred Richard, Hist. des comtes de Poitou^ t* ^ P< 23^» rapproche de ce texte une seconde charte de Tan 1037 pour la même abbaye de Saint-Jean-d*Angély.

1. Guillaume le Gros paraît encore dans un acte pour Saint-Jean-d'Angély daté du 6 septembre 1038 (CarluL de Sainl-Jean-d'Angély^ éd. Musset, t. I, n° 254). Cette date parait sûre, bien que ou plutôt parce que le scribe la fait concorder avec Tindiction IV : en effet, en 1038, Tindiction était VI ; mais c'est d'une manière à peu près régulière qu'on a indiqué à Saint-Jean-d'Angély, vers cette époque, une indiction en retard de deux années : en 1067, Tindiction III au lieu de Tindiction V (même Cartul,, n» 21); en 1068, Findiction IV au lieu de Tindiction VI (ibid., n» 205); en

.1070, rindiclion VI au lieu de Findiction VIII (fAtcf., n«»278).— M. Richard, Ilist. des comtes de Poitou^ t. I, p. 233, fixe la mort de Guillaume le Gros au 15 décembre 1038 : que cette mort soit en effet de la fin de l'an 1038, la chose nous paraît infiniment vraisemblable; mais le quantième indiqué par M. Richard est très hypothétique. Cet auteur se fonde sur ce fait que Tobit d'un « comte Guillaume » est inscrit dans l'obituaire de la Trinité de Poitiers (Bibl. de Poitiers, ms. 430, f» 167) au XVÏII des calendes de janvier. « Comme on est renseigné, ajoute-t-il, sur le jour du décès de tous les comtes du Poitou du nom de Guillaume, sauf pour Guillaume le Gros, nous n'hésitons pas à attribuer cette mention de l'obituaire à la per^ sonne de ce comte. » Or M. Richard oublie qu'on ignore le jour du décès de Guillaume Aigret, de Guillaume Fièrebrace et de Guillaume Tête d'Etoupes. — Quant à la date du 13 septembre 1038 que beaucoup d'auteurs ont donnée, elle repose sur une base plus frêle encore ou, pour mieux dire, sur un simple échafaudage d'erreurs. En effet, bien que ces auteurs ne citent aucun texte à l'appui de leur dire, il est visible qu'ils se fondent : 1^ sur deux passages dépourvus de valeur de Guillaume de Poitiers (Hist, de Fr., t. XI, p. 78*) et de William de Malmesbury (ibid., p. 178^) fixant la mort de Guillaume le Gros au quatrième jour de sa délivrance (le second auteur dit : trois jours après celui de sa délivrance, ce qui revient au même) ; 2^ sur un texte de Richard le Poitevin qui fixe à cinq ans le temps pondant lequel Guillaume fut retenu prisonnier (Hist, de Fr.^ t. XI, p. 28;i), texte, lui aussi, sans valeur; 3« sur une indication erronée donnée par Besly (op. ci7., p. 88), d'après laquelle c'aurait été le 9 septembre 1033 que Guillaume aurait été capturé : partant de ces trois affirmations, toutes aussi fausses les unes que les autres, nos auteurs auront fait durer la captivité de Guillaume du 9 sept. 1033 au 9 sept. 1038 et placé sa mort quatre jours après, soit le 13 septembre 1038.

2. Chron. de Saint-Maixenty dans les Chron, des églises d* Anjou,

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devant cette place, le 10 mars 1039 ^ Mais Geoffroi Martel avait à vaincre d'autres obstacles : la lutte se poursuivait avec son père; au même moment, il lui fallait tenir tête à Févêque du Mans Gervais, contre lequel il avait également pris les armes ^ : battu par ce dernier, gisant la cuisse fracassée k Vendôme ^y force lui fut de se soumettre à Foulque Nerra. Il fît donc avec lui sa paix vers l'automne de Tan 1039^, d'ailleurs parvenu à ses fins ^, puisque l'Aquitaine allait désormais, par l'intermédiaire de la comtesse Agnès, être soumise à son autorité.

Pendant plusieurs années, il en fut bien ainsi : jusqu'à la majorité de son fils aîné Pierre, appelé désormais Guillaume Aigret,

p. 392 : « Willelmo comité mortuo, Pictavenses in magno ang|>re et anxietate positi de morte principis sui, sicut oves sine pastorc relicti, Odoilbm comitem, germanum ejus ex pâtre supradicto ab Gasconia convocaverunt. Eodem tempore Gastinenses Germundum castrum construxcrunt auxilio Andegavorum, Guillelmo Partiniacensium in eodem castro principe. » Pour la date de ces événements, voir A. Richard, Hist, des comtes de PoitoUy t. I, p. 235-237.

1. Chron, de Saint-Maixent, loc. cit. : « Interea Odo comes veniens a Gasconia voluit capere Germundum castrum, sed non potuit. Inde reversus Mausiacum, quem pari modo reperit repugnantem, expugnare cepit ; ubi inhiando, cum cepisset attendere, occisus est. » Voir, de même, Richard, loc, cit.j spécialement pour le quantième de la mort d-Eude, fixé par Fauteur d'après l'obituaire de la Trinité de Poitiers.

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