‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 52 sur 398 · Aclus pontif, Cenomann,, éd. Busson et Ledru, p · texte numérisé non relu

Aclus pontif, Cenomann,, éd. Busson et Ledru, p

2. Ibid, et cf. la charte de fondïition du prieuré de Saint-Guingalois de Chàteau-du-Loir, en 1067, rappelant la fuite des chanoines de Saint-Guingalois quand, à la *suite de la guerre survenue « inter comitem Gaufridum et dominum illius castelH », ledit comte « cuncta sub circuitum castello ferro et flamma disperderet » (Archives de la Sarthe, Il 361, n® 1, orig.).

3. Actus^ loc, cit. Cet événement est postérieur à mars 1047, date où Geoffroi Martel rentrait seulement de son long voyage en Italie (voir le n° 89 du Catalogue d'actes) ; il est, d'autre part, antérieur à l'ouverture du concile de Reims (3 octobre 1049), puisque Léon IX s'y occupa dès le début de l'emprisonnement de Gervais.' On peut, en outre, préciser, grâce à une lettre écrite très peu de temps après (avant l'été 1052, nous le prouverons plus loin) par Geoffroi Martel lui-même et où le comte affirme s'être plaint d'abord à l'archevêque de Tours et aux papes Benoît IX et Clément II avant de se résoudre à emprisonner Gervais (Sudendorf, Berengarius TuronensiSy p. 213, n^ 8). Comme Clément II a été pape du 25 décembre 1046 au 9 octobre 1047, il faut, si l'affirmation de Geoffroi Martel a quelque fondement, supposer que l'incarcération de Gervais a eu lieu à la fin de l'an 1047 ou en 1048 au plus tard. D'ailleurs les Actus prétendent que Gervais resta enfermé pendant sept ans : prise à la lettre, nous le verrons, cette indication est très inexacte ; mais si l'on suppose que l'erreur vient de ce que l'on a compté les années écoulées entre le moment où Gervais fut fait prisonnier et celui où, sans être rentré dans l'évêché du Mans, il obtint l'archevêché de Reims (1055), on arrive à peu près pour l'emprisonnement à la date que nous avons proposée. Enfin la vraisemblance nous force à placer cet emprisonnement avant la campagne de Henri I»' et de Guillaume le Bâtard.

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