Voir le Catalogue d'actes, passim
5. L'histoire de cette fondation a été complètement dénaturée par remploi que Ton a fait de chartes fausses (voir Appendice III), à Taide desquelles certains auteurs, et notamment Hauréau (Gallia christiana, t. XIV, col. 280) et M. Pfister (Robert le Pieux, p. 320, n. 3), suivis par M. Sackur {Die Cluniacenser, t. II, p. 87, n. 3), ont même voulu réfuter les chroniques. Quelques érudits, M. d'Espinay lui-même, contre sou usage {Congrès archéologique de France, XXXVI, Session de Loches, 1869, p. 98, n. 1), ont cité comme fournies par des actes des dates qui ne s'y rencontrent pas. Enfin il s'est trouvé quelques personnes (voir notamment Kate Norgale, England under the angevin kings, t. I, p. 154) pour accueillir, en partie au moins, les légendes contenues dans VOffice de Beaulieu, édité par Salies, Hist. de Foulques Nerra, et dont nous avons indiqué (voir la Préface) le peu de valeur : on y voit (p. 527) Foulque, avant d'aller à Jérusalem, passant à Rome « et sua peccata ac percgrinationis propositum domino papaSergio (!) humili confessione pandcns» et alors le pape ( « motu proprio decernente cenobium in honore sancte et individue Trinitatis etc. ») ordonnant que Foulque Nerra devra, à son retour, construire un monastère en l'honneur de la S*« Trinité, des Chérubins, des Séraphins et
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Au retour d'un pèlerinage qa^il avait fait à Jérusalem en 1002 ou 1003-1004 *, Foulque, désireux d'installer dans une nouvelle demeure des religieux qui prieraient pour son salut, avait fait choix d'un domaine qu'il possédait près de Loches, à Beaulieu, au diocèse de Tours ^. Quand l'édifice fut achevé, il y appela des moines^ qu'il dota richement ^, et pria Farchevêque de Tours Hugue de venir consacrer l'église *. Hugue refusa : c'était très pçu de temps auparavant (1005 ou 1006) que le comte d'Anjou était venu piller quelques-uns de ses domaines et y établir le château de Montrichard ^ ; Hugue entendait, avant de se rendre j^ Beaulieu,. qu'on lui restituât son bien ^. Foulque, furieux de
du S' Sépulcre ; Foulque s'y engageant et recevant même du pape Tindication de l'emplacement qu'il devra choisir. Puis Foulque, au retour de Jérusalem, choisit un alodum : a Quod quidem jilodum geneste repletum quidam prenominati castri ( Locharum) et Sancte Maure vassus nomine Ingelrannus possidebat. Qui, digna rccepta pecunia, insuper comité illum super humeros bajulante ab alodi medio usque ad ponlem, subvectus sic inquiens cornes dum eum deposuit : Stullus a proprio expellUur alodo ».