‹ Le comte d'Egmont et le comte de Hornes (1522-1568) d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 187 sur 187 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

EKRATA

Pago 19, note 1, au lieu de : Histoire, lisez : Historié.

Page 35, ligne 23, au lieu de : quelques historiens ont même assuré, lisez : quelques historiens ont assuré.

Page 45, noie 3, au lieu de : baron do Diest, lisez : baron do Breda.

Page 123, ligne 19, au lieu de ; discréditer, lisez : décréditer.

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TABLE DES MATIERES

Chapitre premier. Origine de la maison d’Egmont. — Jean IV, 2* comte d’Egmont, épouse Françoise de Luxembourg. — Leurs enfants : Charles et Lamoral d’Egmont. — Celui-ci succède à son frère aine, mort des suites d’une blessure reçue devant Alger. — Noces de Lamoral d’Egmont et de Sabine de Bavière dans la cité impériale de Spire. — Lamoral d'Egmont, après s'étre signalé dans plusieurs guerres, est nommé chevalier de l'ordre de la Toison d'or. — Inauguration dp Philippe, prince d’Espagne, en 1549. — Les Montmorency des Pays-Bas. — Philippe de Montmorency hérite du comté de Hornes et do la seigneurie de Weert. ■— Il se met au service de Charles-Quint et prend part à la guerre d’Allemagne. — Il épouse Walburge de Nuenar. — Le prince d’Espagne vient au château de Weert et nomme le comte do Hornes capitaine des archers de sa garde bourguignonne. — Le comte de Hornes sait l’héritier de Charles-Quint on Allemagne, en Italie et en Espagne. — Guerre de 1552. — Le comte d’Egmont défend le Luxembourg. — Il commande l’arrière-garde pendant le siège de Metz. — Expédition dans l’Artois. — Le comte d’Egmont nommé chef de l’ambassade chargée de conclure le mariage du prince d’Espagne avec la reine Marie Tudor. — Particularités concernant les deux séjours du comte d’Egmont en Angleterre. — Le comte d’Egmont, envoyé ensuite en Espagne, revient en Angleterre avec le prince. — Mariage 'du fils de Charhss-Qaint avec Marie Tudor. — Le comte d’Egmont et le comte de Hornes assistent à l’abdication de

Charles-Quint

Chapitre II. Guerre de 1557 avec la France. — Lamoral d’Egmont nommé capitaine-général des che vau-légers. — Par son initiative et sa brillante valeur il détermine la grande victoire remportée près do Saint-Quentin. — En 1558, il est chargé de défendre la Flandre maritime. — Victoire qu’il remporte sur lo maréchal de Termes à Gravelines. — Le comte de Hornes dans le Luxembourg. -— Paix de Câteau-Cambrésis du 3 avril 1559. — Marguerite d’Autriche, duchesse de Parme, devient gouvernante des Pays-Bas. — Ce choix contrario le comte d'Egmont, le prince d’Orange et ses amis. — Rivalité entre les seigneurs des Pays-Bas et les grands d’Espagne. — Sacrifices de la noblesse des Pays-Bas pendant la guerre contre la France. — Le comte d’Egmont est nommé conseiller d’État et gouverneur do la Flandre et de l’Artois. — Méûauce de Philippe IL t

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La consulte. — Le comte de Homes est nommé amiral-général de la mer et invité à suivre le roi on Espagne. — • Mécontentement du comte de Hornes; dettes qu’il a contractées pour servir Charlcs-Quint et son fils. — Froideur entre le comte de Hornes et Granvelle, évêque d’Arras.— Philippe II, avant de s’embarquer pour l'Espagne, exprime au comte d’Eginont son mécontentement au sujet des instances laites par les Etats- Généraux pour obtenir l’éloignement des t roupes espagnoles laissées dans les Pays-Bas. 32 Chapitre III. Départ de l’infanterie espagnole. — Les seigneurs nationaux opposés à l’établissement des nouveaux évêchés.— Motifs du mécontentement du comte d’Egmont et de ses amis contre le cardinal de Granvelle. — Le comte d’Egmont prend l'initiative d’une rupture. — Première requête au roi contre Granvelle. — Réponse dilatoire de Philippe II. — Plaintes du comte de Homes. — Il demande au roi l’autorisation de retourner dans les Pays-Bas. — Philippe II dissimule et nomrao lo comte de Hornes conseiller d'État des Pays-Bas. — Retour du comte de Homes. — L’antagonisme entre Granvelle et les seigneurs nationaux s’envenime. — Justes griefs du comte d’Eginont et de ses amis. — Accusations do Granvelle contre enx. — Réunions des chevaliers de la Toison d’or cl des gouverneurs des provinces à Bruxelles. — Principaux adhérents du comte d’Egmont et du prince d’Orange. — Éléonore et Marie de Montmorency, sœurs du comto de Homes, épousent le comte de Hoogslraoten et le comte do Mansfeldt. — Entretien de Granvelle avec le comte d’Egmont et le prince d’Orange. — Floris de Montmorency est envoyé en Espagne.— Paroles menaçantes de Philippe II contre les adversaires du cardinal de Granvelle.— Griefs particuliers du comte de Hornes et du comte d’Egmont.

— Le gouvernement de Uesdin. — Entretien de Philippe II avec le frère du comte de Hornes. — Rapport du baron de Montigny au conseil d'État. — Il accuse Philippe II de partialité. — Le roi conseille à la duchesse de Parme et à Granvelle d'introduire la division parmi les grands 43

Chapitre IV. Le comte de Homes propose de former une ligue contre le cardinal de Granvelle. — Le comte d’Egmont, le prince d'Orange et d’autres seigneurs principaux approuvent ce projet. — Vive dispute entre le comte d’Egmont et le duc d’Arschol au château de Beaumont. — Simon Renard. — Granvelle propose au roi de gagner le comte d’Egmont.— Deuxième requête adressée au roi par le comte d’Egmont, le prince d’Orange et le comte de Homes pour demander l’éloignement de Granvelle. — Principaux griefs de l’opposition. — Reproches adressés parle comte d’Egmont au comte d’Arenberg. — Conférences secrètes des chefs de l’opposition. — Ils s’éloignent de Bruxelles. — Dénonciations adressées au roi par la régente des Pays-Bas et le cardinal de Granvello coutre le comte d’Egmont et ses amis. — Granvelle conseille, itérativement de gagner le comte d’Egmont. — Sentiments manifestés par Philippe II en recevant la requête des trois seigneurs. — Réponse dilatoire de Philippe II. — Il invite le comto d’Egmont à se rendre en Espagne. — Le comte d’Egmont et sos amis reviennent à Bruxelles. — Entretiens importants arec la duchesse de Parme. — Le comte d'Egmont refuso de se rendre en Espagne pour exposer verbalement scs griefs contre le cardinal de Granvelle. — Conférences des chefs de l'opposition avec leurs amis. — Ils déclarent l’intention de ne plos paraître au conseil d'État aussi longtemps que le roi n’aura pas formellement statué sur leur requête. — Ils adressent une troisième requête à Philippe II pour demander l’éloignement du cardinal de Granvelle. — Celui-ci s'elTorco vainement de détacher le comto d’Egmont de la ligue. — 11 incrimine les sentiments religieux et monarchiques de ses adversaires. — Le comte d’Egmont et scs amis ayant insisté pour obtenir la réunion des États-Généraux, le cardinal de Granvelle détourne Philippe d’acquiescer à ce désir. . . 63

Chapitre V. Marguerite de Parme se rapproche secrètement des adversaires du cardinal de Granvelle. — Elle envoie son secrétaire en Espagne ponr dem ander l’éloignement du ministre impopulaire. — Sentiments catholiques du comto d’Egmont. — Philippe II consulte le duc d’Albe sur la proposition de la duchesse de Parme. — Le duc d'AIbo conseille aussi de gagner le comte d'Egmont et de dissimuler, sauf à châtier plus tard les principaux antagonistes de la politique espagnole. — Conférences des trois seigneurs à Eindhovcn. — Ils reviennent à Bruxelles et cherchent à se concilier les députés des États des provinces réunis dans cette ville. — Confèrence de la régente avec le comte

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d’Egmont. — Celui-ci se plaint dos imputations calomnieuses dont il est l'objet et delà partialité du roi. — Les adversaires du cardinal adoptent une livrée commune. — Le comte d’Egmonl reste à Bruxelles, tandis que ses amis se retirent de la cour.— Nouvelles plaintes du comte d’Egmont à propos des insinuations méchantes propagées contre lui en Espagne et à Naples; la régente le dissuado de se rendre à l'étranger. — Granvelle insiste pour que le comte d'Egmonl soit détaché de la ligue par l'appât de faveurs excep- * tonnelles. — Correspondance caractéristique entre Philippe II et le duc d’Albe. — Le *oi adresse à la régente deux lettres différentes pour le comte d’Egmont. — Dépêche secrète par laquelle le cardinal de Granvelle est invité à se retirer momentanément dans la Franche-Comté. — La régente, contrairement à l’avis de Granvelle, ne remet pas au comte d'Egmonl la lettre par laquelle le roi l’invite de nouveau à se rendre en Espagne.

— Duplicité de Philippe 11. — Courte et sèche réponse du roi à la troisiémo requête du

comte d’Egmont et de ses amis. — Irritation croissante contre Granvelle. — La régente l’engage à ne plus différer son départ. — Il sort de Bruxelles. — Le comte d’Egmont et ses amis reviennent an conseil d’État. — Le comte d’Egmout annonce cette détermination au roi. — Réponse de Philippe IL — Autre lettre adressée au comte do Homes. — Protestations de la duchesse de Parme. — Méfiance du comte d’Egmonl » 80

CHAfiTim VI. Conduite du comte d’Egmont après le départ du cardinal de Granvelle. — Liaison des seigneurs avec Simon Renard. — Conversation du comte d’Egmont avec Hopporus. — Granvelle entretient avec le roi et avec scs partisans une importante correspondance relative aux Pays-Bas. — Détails sur la cour de la duchesse do Parme,

— Le comte d’Egmont blâme une démonstration faite à Luxembourg. — Les cardtnalisfex essayent vainement de désunir le comte d’Egmont et le prince d’Orange. — Philippe 11 ordonne;! Simon Renard de sc rendre en Espagne. — Le comte d’Egmont et ses Alliés veulent établir la suprématie effective du conseil d’État. — Guillaume Portessain, chapelain du comte d’Egmonl. — Le curé de 'Wecrt.— Dispositions à la tolérance.

— Le comte d’Egmonl désigné par ses collègues du conseil d’Etat à l’effet de so rendre

en Espagne pour représenter au roi les nécessités des dix-sept provinres, — Philippe II mécontent de cette résolution. — Le comte d’Egmont à Cambrai. — Déclaration signée par Antoine de Lalning et six autres nobles pour garantir la personoe du comte d’Egmont. — Dénonciations incessantes du cardinal de Granvelle. — Conduite do Philippe II en apprenant le départ du comte d’Egmont ÜZ

ÇgAgjTBE VII, Le comte d’Egmont arrive à Madrid. — Philippe II le reçoit avec une bienveillance extraordinaire. — Entretiens du comte d’Egmont avec le roi; faveurs personnelles qui lui sont accordées. — Le comte insiste pour obtenir l’adoucissement ou Je retrait des édits de Charlcs-Quint contre les hérétiques— Dissimulation de Philippe II; il fait certaines promesses an comte d’Egmont. — Retour du comte à Bruxelles. — Rapport verbal an conseil d’Etat. — Lettre du roi an comte de Homes. — Les évêques et d’autres délégués, désignés par la régente, sont d’avis de ne rien changer aux édits de Charlos-Quint. — Protestations du comte d’Egmont et de scs amis. — Dépêches do Valladolid en contradiction avec les assurances données par Philippe II au comte d’Egmont. — Désappointement et irritation do ce seigneur. — Paroles amères qu’il adresse à la régente et au conseil d’Artois. — Lettre à Philippe II du 18 juillet 1565. — Insinuations contraires des espions du roi d’Espagne, — Réunion des principaux seigneurs à Vianen. —Silence prolongé de Philippe IL — La régente communique enfin au conseil d’Etat des dépêches du 17 octobre 1565 par lesquelles Philippe prescrit lo maintien de l’Inquisition, etc. — Vive indignation des principaux seigoeurs.— Lettre de Philippe 11 an comte d’Egmont. — Entretiens intéressants du comte avec Guzman de Silva, ambassadeur en Angleterre, et avec le secrétaire de la duchesse de Parme. — Rivalité entre Sabine de Bavière et Anne de Saxe. — Délibérations du conseil d’Etat sur les derniers ordres du roi. — Conduite du comte d’Egmont. — Il achète la baronnie de Gaesbeke. — Le comte de Bornes, retiré à Wecrt, envoie en Espagne son secrétaire Alonse de Laloo; instructions de cet agent. — Ingratitude de Philippe II envers lo comte de Homes. — Le comte d’Egmout inspecte les places frontières de son gouvernement IU

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Chapitre Vlll. Le Compromis. — Le comte d'Egmont à Breda et à Vianen. — Réunion des grands a g château de Hoogstraeten. — Conduite du comte d’Egmont et du comte de Homes avant la présentation de la requête des confédérés. — Avis et conseils donnés par le comte d’Egmont à la régente et au roi. — Irritation du parti espagnol contre le comte d’Egmont. — Plaintes du comte do Hornes. — Assemblée des gouverneur» de» provinces et des chevaliers de la Toison d’or. — Opinions émises dans cette réunion par les comtes d’Egmont et de Hornes. — Le comte d'Egmont demande rabolition de l'Inquisition et la modération des placards contre les dissidents.— Conférences secrète» du comte de Hornes avec le prince d'Orange et le comte de Mansfeldt. — Les confédérés présentent leur requête à la récente.— Le comte d'Egmont, le comte de Hornes et le prince d'Orange au banquet des (/u<nix .— Lecomte d’Egmont congédie uti gentilhomme de sa maison qui avait pris part A la présentation de la requête. — Le comte d'Egmont rcfiiso de retourner en Espagne.— Le comte de Hornes et le prince d'Orange veulent quitter la cour. — Le marquis de Perches et le baron de Montigny consentent à se rendre en Espagne pour exposer au roi la situation des affaires.-— Opinions des comtes d'Egmont et de Hornes sur la nécessité de réunir les Etat-Généraux, sur la prédominance du conseil d’État, l'abolition de l'Inquisition, la modération des placards, etc. — La régente selon les instructions du roi, s'efforce de faire renoncer le comte de Hornes à scs projets de retraite. — Les comtes d'Egmont et de Hornes assistent à un banquet donné en la maison de ville d'Anvers. — L'abbé de Saint-Bernard. — Astuce de Philippe II dans ses entretiens avec Montigny. — Les prêches. — - Le comte d'Egmont refuse de prendre les armes avant qne les concessions demandées par le conseil ^'Etat soient faites. — Le comte de Hornes retourne à >Veert après avoir insisté pour que les fctats-Genéraui soient convoqués.— Le comte d'Egmont réclame également la convocation immédiate des États-Généraux. — Dissimulation de la r.gente . 134

Chapitre IX. Popularité du comte d'Egmont. — Les confédéré» se réunissent à Saint- Trond, — Entrevue de leurs députés A Duffel avec le comte d'Egmont et le prince d’Orange. — Espérances dos protestants. — Les délégués do l'assemblée de Saint-Trond à Bruxelles. — Conférence avec le comte d'Egmont. — Seconde requête des confédérés.

— Triumvirat. — Promesses faites aux mandataires de l’assemblée de Saint-Trond. — Concessions illusoires de Philippe II. — Les prêches en Flandre. — La régente est suppliée par les députés de la Flandre de permettre au comte d'Egmont de se rendre dans son gouvernement pour contenir les sectaires, — Autorisation tardive. — Le comte d'Egmont à Garni, à Bruges, à Ypres et A Audenarde. — Dévastation des églises. — Lo comte d'Egmont justifie sa conduite; vive discussion avec la régente. — Correspondance de Montigny avec le comte de Hornes; détails sur la cour de Philippe IL — Le comte d'Egmont, le comte de Hornes, etc., empêchent la régente de quitter Bruxelles et de se retirer à Mons.— Importantes délibérations du conseil d’État ; opinions émises par les comtes d'Egmont et de Hornes; protestations contre l'Inquisition, etc. — Concessions de la régente. — Lettres (l’usmrance données aux confédérés. — Ceux-ci promettent d’aider de tout leur pouvoir A faire cesser les troubles, etc. — La régente accuse secrètement le comte d'Egmont et ses amis de s’étre déclarés, en paroles et en fait, contre Dieu et le roi. — Beckerzeel, secrétaire et conseiller du comte d'Egmont. 11 châtie près de Grammontunc bande d’icoDoclastes.- Accord qu’il conclut arec les calvinistes d’Audenarde. — Concessions faites aux religionnaires d'Anvers : le comte d'Egmont déconseille de désavouer le prince d'Orange. — Le comte de Hornes à Tournai ; transaction aves les réformés ; méfiance de la régente ; elle désapprouve plusieurs des concessions faites par

son mandataire, etc. — Difficultés de. la mission dont le comte de Hornes s'était charge. ifiZ

Chapitre X. Le comte d'Egmont retourne dans la Flandre. — Lettre importante qu'il adresse au prince d'Orange. — Accord conclu avec les calvinistes de Gaud. — Conduite du comte d'Egmont à Audenarde, à Ypres, à Courlrai, etc. — Caractère des conventions conclues avec les calvinistes. — Levées ordonnées par le comte d’Egmont dans l'Artois.

— Entrevue du comte d'Egmont et du comte de Hornes à Courlrai. — Projet d’accord présenté aux consuux de Tournai par le comte do Hornes; la paix rétablie dans la Tille; méfiance croissante de la régente; plaintes légitimes du comte de Hornes.—

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Le prince d’Orangc désire s’aboucher avec le comte d'Egmout el le comte de Hornes. — Conférence de Termnnde 306

Cuai’ithr XI. Le comte d'Egmont fait réclamer par les quatre membres de Flandre la réunion des États-Généraux. — Il tâche de ramener le comte de MansfHdt parmi ses anciens amis. — 11 autorise les rcligiounaires d'Armentiércs, de Bailleul, d’Aude* narde, etc., à élever des granges ou loges de bois pour y tenir leurs prêches. — Autres concessions aux réformés de Gand. — Le comte revient à Bruxelles. — Conférence avec la duchesse de Panne sur les lettres do l'ambassadeur espagnol en France communiquées à l’entrevue de Termonde. — Le comte d’Egmont regarde la convocation des Etats-Généraux comme le remède suprême. — Entretien avec Armeuteros sur la dévastation des églises en Flandre. — Le comte de Homes rejoint le comte d’Egmont à Bruxelles. — Derniers incidents de la mission du comle de Ilornes à Tournai. — Plaintes véhémentes de ce seigneur au conseil d’État en présence do la régente. — Il annonce la résolution irrévocable de sc retirer de la conr. — Il retourne effectivement à Weert. —

Les Jeux comtesses de Horues sont dénoncées à Philippe II. — Le comte de Hornes s’efforce de faire connaître en Espagne la déplorable situation des provinces; il réclame aussi les ÉMts-Gcnéraux. — Divisions profondes parmi les confédérés et parmi les grands. — Le comte d’Egmout s’oppose à l’emploi de la violence. — Mesures qu’il indique pour mettre un terme aux troubles. — La régeute refuse de communiquer ces propostions au roi. — Elle veut qu’il soit prescrit au comte d’Egmont de se déclarer ouvertement contre les sectaires. — Le comte s’adresse directement au roi pour qu’il renonce à recourir aux armes. — Marguerite de Parme restreint les concessions faites naguère aux confédérés et aux protestants. — Elle refuse de confirmer tous les actes du comte d'Egmont en Flandre. — Ce seigneur veut maintenir sincèrement l’accord qu’il a conclu avec les roligionnaires de son gouvernement. — Vains efforts pour que les Etats- Généraux s’interposent entre Philippe II et lo peuple dos Pays-Bas 22G

Chapitre XII. Les habitants de Valenciennes sont déclarés rebelles au roi. — Des députés viennent trouver le comte d’Egmont â son château de Gaesbeek. — Le comte répugno à prêter le nouveau serment demandé par la régente. — Il se rend dans la Flandre, prescrit le désarmement des roligionnaires, mais refuse d’employer la force pour interdire les prêches.— Lettres échangées avec la régente au sujet du nouveau serment.— Philippe II ne veut pas que le commandement de l’armée soit confié au comte d’Egmont et cherche de nouveau à endormir sa méfiance. — Des lettres rassurantes sont également envoyées d’Espagne au comte de Hornes.— Délations du comte de Hornes avec le prince d’Orango et les consistoires des églises protestantes, — Résolutions prises dans une assembléo tenue au château de Broda. — Le comte d’Egmont refuse de s’y associer. — Conséquences de cette détermination. — Le comte d'Egmont prête le nouveau serment. — Eutrevue à Maüties avec lo comte Je Homes. — Lettre justificative adressée par le comte d’Egmont à Philippe II. — 11 propose au conseil d'Etat de combattre les bandes calvinistes qui, sous Jean de Marnix, étaient venues s’établira Austruweol, près d’Anvers. — Siège dê Valenciennes; le comte d’Egmont au château de Beuvrages, — Le comte de Hornes soupçonné d’avoir favorisé la rébellion de Valenciennes. — Le prince d’Orange prend la résolution de se retirer en Allemagne. — Dernière entrevue du comte d’Egmont et de Guillaume de Nassau à Willebroeck. — Le comte d’Egmont insiste pour que le roi vienne dans les Pays-Bas. — Philippe II enjoint au comte de Hornes d’ajouter foi à tout ce que le duc d’Albc lui mandera do sa part. — Le comte de Hornes prèle le nouveau serment.

— Couseils adressés par le baron do Monligny à son frère. — Le seigneur de Billy, revenu

de Madrid, engage secrélemeut lo comte d’Egmont à se mettre hors de l'atteinte des Espagnols. — Egmont refuse do s’expatrier. — Protestations trop obséquieuses. — L’hypocrisie de Philippe II l’emporte ‘ . . . 222

Chapitre XIII. Le duc d’Albe entre dans les Pays-Bas avec les vieilles bandes espagnoles.

— Entretien avec le secrétaire du comte de Hornes; efforts tentés pour que ce seigneur vienne à Bruxelles. — Nouveaux avertissements donnés au comte d'Egmout par Billy.

— Attitude confiante du comle. — Première entrevue du duc d’Albe et du comte d’Egmont à Tirlemont. — Lo comte de Hornes vient saluer le duc d’Alhe à Louvain. —

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Le dac d’Albe ù. Brnxelles; instructions verbales et secrètes gai lai ont été données par Philippe 11. — Dispositions prises pour arrêter en meme temps le comte d’Egmont et le comte de Ilornes. — Le premier n’avait pas cessé de correspondre avec le prince d’Orangc. — Prévenances Je don Pacifique et do don Fernando de Tolède poor le comte d’Egmont. — Il dédaigno tons les avis qni lui sont donnés. — Arrestation du comte d’Egmont et du comte de Bornes. — Réclamations de quelques-uns des chevaliers de la Toison d’or; réponse menaçante du dac d'Albe. — Dispositions de la bourgeoisie et du peuple — Violentes protestations des exilés. — Los deux prisonniers sont transférés au château de Gand. — Informations transmises par le duc d’Albe au papë^ à l’empereur, etc, — Pie V approuve l’arrestation. — Contentement de Philippe IL . .

Chapitre XIV. Le conseil des Troubles est chargé d’instruire le procès des comtes ’ d’Egmont et de Hornes. — Lo licencié Juan Vargas; le docteur Louis del Rio; l’avocat Claude Bélin. — Etroite captivité des deux comtes au château <lc Gand. — Plaintes adressées par Sabino de Bavière à Philippe II. — Inflexibilité du roi. — Vaine intervention de l’empereur Maximilien H. — Le roi enjoint au duc d’Albe d’accélérer le procès. — Départ de Marguerite de Parme; sa conduite à l’égard des seigneurs prison- • niers. — Interrogatoires du comte de Homes. — Alonse Je Laloo, secrétaire. ’du comte de Hornes, infidèle à son maître, — Interrogatoires du comte d’Egmont. — Sabine de feaviére et les comtesses de Ilornes invoquent en vain les privilèges de l’ordre de la Toison d’or. — Le comte d’Egmont nomme le duc d’Albo son procureur pour qu’il le fasse jouir de ces privilèges, —Philippe 11 enjoint à son liputenant de ne pas en tenir compte. — Acte d’accusation rédigé par le procureur général du conseil des Troubles.

— Mémoire de défense du comte de Hornes. — Protestations et défense du comte d’Egmont. — Belle conduite de Sabine de Bavière et de Landas, procureur judiciaire du comte d’Egmont. — Les États de Brabant prient le duc d’Albe de faire juger le comte d’Egmout par le conseil souverain de ce duché comme baron de (îaesbeek. — Le comte do Ligne intercède pour que le comte d’Egmont puisse se promener dans le jardin du château de Gand. — Mémoire des avocats du comte d’Egmont. — L’accusé est déclaré forclos. — Les droits du comte de Hornes sont également méconnus ; vaines démarches de sa mère et de Provyns,son procureur.— Obstination cruelle de Philippe IL 31Û.

Cbapitrb XV. Défaite et mort du comte d’Arenberg à Heyligcrlèc. — Le duc d'Albe, impatient de se rendre en Frise et craignant un mouvement populaire en faveur des comtes d’Egmont et de Ilornes, ordonne de terminer leur procès. — Ils sont déclarés forclos. — Nicolas de Landas, procureur du comte d’Egmont. — Les comtes d’Egmont et de Hornes sont ramonés à Bruxelles t?t cond uits dans la Maison (lu RuL — Sabine de Bavière et ses tille? . — Le dac d’Albe fait connaître au cooscil des Troubles les résolutions de Philippe H. — Jacques Hessele est chargé de rédiger les sentences — Trouble et hésitations du duc d’Albe; il se dit contraint d’exécuter les ordres de Philippe 11 . —11 signe les sentences de mort. — Martin Rithovc, évêque d’y près. — 11 est chargé par le duc d’Albo d’assister le comte d’Egmont. — Gislus de Vroede, curé de la Chapelle, remplit le même office près du comte de Hornes. — Derniers mQinents des deux seigneurs. — Entretiens dn comte d’Egmont avec l’évéciuo d’Ypres ; lettre qu’il adresse au roi. — Protestations du comte de Hornes; son testament. — Le comte d’Egmont et le comte de Bornes sont décapités sur le Marché do Bruxelles, et leurs têtes attachées sur des crochets de fer. — Consternation du peuple; cris de vengeance.

— Anxiété dans les villes environnantes; attroupements à Malincs. — Honneurs rendus aux dépouilles des seigneurs décapités par la bourgeoisie de Bruxelles. — Le comte d’Egmont est enterré à Sottegem, et le comte de Hornes à Weert. — La comtesse d’Egmont réfugiée an convont de la Cambre. — Philippe II dissimule sa joie. — Intervention tardive et sollicitations do la maison palatine. — Cri d’indignation en Allemagno contre le duc d’Albe. — Supplice de Beckcrzeel et de Jean Beausart. — Elévation d’Alonse de Laloo. — Protestations véhémentes du prince d’Orange; il annouce la résolution de venger les comtes d’Egmont et de Hornes. — 11 rappelle leur supplice dans son Apologie. — Les Etats-Généraux, en 1581, rappellent aussi la mort des comtes d’Egmont et de Hornes pour justifier la déchéance de Philippe 11 . — Conclusion. . . 33&

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