‹ Le Comté de Bar des Origines au Traité de BrugesChapitre 2 sur 57 · C3 ARE EAST · texte numérisé non relu

C3 ARE EAST

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Le Comté de Bar-le-Duc a joué dans l’histoire, du x1° au xv° siècle, un rôle que son étendue primitive ne faisait guère prévoir. Cette importance du Comté de Bar, il faut la chercher autant dans sa situation à l'extrême frontière de l'Empire proche du royaume de France que dans ses origines. Possédant un noyau de territoires, sinon homogènes, du moins assez rassemblés, maîtres de puissants castra et de la plus riche abbaye de la Lotharingie, les comtes de Bar sont les héritiers du patrimoine de la maison de Mosellane qui, pendant trois quarts de siècle, avait dominé dans l’ouest de l'Empire.

M. R. Parisot a écrit l’histoire de cette maison de Mosellane. Nous avons tenu à résumer son livre {{) dans le premier chapitre de notre étude, nous en tenant strictement à ce qui avait trait aux origines du Comté de Bar et aux ducs de Mosellane à titre de comtes de Bar.

L'ouvrage de M. Parisot s'arrête en 1033, à la mort du duc : Ferry II, en qui s'éteint avec la postérité mâle de sa maison, la fonction ducale dont elle était investie. Les filles du duc Ferry hériteront, en effet, des comtés, mais la fonction ducale trop importante — et dangereuse — n’a pu leur être dévolue, d'autant qu’à la mort de leur père, elles n'étaient pas encore en âge d'être mariées.

(1) Robert Parisot, De prima domo quae superioris Lotharingiae ducatum quasi haereditario jure tenuit, Nancy, 1898, in-8°: La Haute Lorraine et sa première maison ducale, Paris, 1902, in-8°.

M. Grospipiëer DE Maroxs. 1

Comté, puis duché, le Barrois devait rester indépendant jusqu’au premier quart du xv° siècle. Lorsque l’avantdernier duc Édouard III fut tombé, ainsi que son frère Jean et son neveu, dans les rangs français à Azincourt, le duché échut à Louis, frère d'Édouard et de Jean. Louis qui était d'Église, cardinal et évêque de Verdun, adopta son petit neveu René d'Anjou et l’associa au gouvernement du duché en 1418; un an après, René épousait l’héritière de la Lorraine, et le cardinal remettait à son neveu, comme cadeau de noces, le Barroïis dont le duc de Lorraine prenait la régence.

La fin de l’histoire du Barrois a été écrite — ou du moins préparée — avec une science très sûre par V. Servais dans ses Annales du Barrois qui vont de l'avènement du duc Robert en 1352 à l'avènement définitif de René I‘ comme duc de Lorraine et de Bar en 1429 (1). Pour le reste nous en sommes réduits à l’Essai chronologique et aux Mémoires alphabétiques de de Maillet, dont la forme est rebutante et le fond vieilli, quoiqu'encore utile 2). Les comtes de Bar n'ont pas tenté jusqu'ici la curiosité des érudits modeïnes, à part quelques articles disséminés dans les publications de la Société d'archéologie lorraine de Nancy et de la Société des Lettres de Bar-le-Duc (3).

Le meilleur de ces articles est un essai provisoire que M. l'Abbé Jehet a donné dans les Mémoires de la Societe

(4) V. Servais, Annales historiques du Barrois de 1352 à 1411, Bar-le- Duc, 1865-67, 2 vol. in-8°; Annales historiques du Barrois de 1411 à 1415, dans Mém. S. L. Bar-le-Dne, 1-1 (1871), p. 1-21; 1415 à 1420, ibid k 1-2 (1872), p. 130-160 et 1-3 (1873), p. 105-120; 1420 à 1429, ibid., I-6 (1876), p. 113à 149.

(2) L’Essai chronologique est de 1757 et les Mémoires alphabétiques de 1773.

(3) Nous notons pour mémoire le livre de M. Alexandre Martin, Le Pays barrois, géographie et histoire, Bar-le-Duc, 1918, in-8°. Ce n'est pas une œuvre d’érudition, mais l’aimable vulgarisation de l’histoire du Barrois d’après les diverses histoires de la Lorraine (Dom Calmet, Durival, Digot, etc.). L'histoire moderne y tient une large place, mais l'histoire médiévale y est à peu près négligée.

des Lettres de Bar-le-Duc sur Thiébaut I'(1). M. Léon Germain a amèrement critiqué et — très provisoirement aussi -— complété cet essai par un catalogue de quelques actes (2).

Nous avons tâché, à notre tour, d'aborder enfin ces comtes de Bar et de poursuivre leur histoire jusqu'au Traité de Bruges (4 juin 1301) ou plutôt jusqu'à {a mort — survenue en 1302 — du comte Henri IT qui le signa. Le traité de Bruges, en effet, coupe l’histoire du Barrois en deux périodes bien différentes; dans la première, le Comté de Bar est un état complètement indépendant dont les souverains pourraient répondre, comme le fera René de Lorraine à Louis XI, qu'ils ne relèvent que de Dieu et de l'épée. C'est l'étude de ce Barrois indépendant que nous donnons ici, comme une contribution à l’histoire des marches de l'Empire et de la France. Quant au rôle du Barrois à partir de 1301, diminué dans sa souveraineté et néanmoins brillant encore au milieu des luttes de la guerre de Cent ans, nous ne désespérons pas de l’exposer un jour et de terminer ainsi l'histoire d’un état féodal que l'union avec son voisin moins puissant pourtant — le duché de Lorraine — a injustement rejeté dans l'ombre.

IT

Les sources de l’histoire du Barrois sont. disséminées partout. Les archives, confondues au xvi* siècle avec celles de la Lorraine ), ont subi les vicissitudes de celles-ci.

(1) Abbé Jehet, Les comtes et ducs de Bar, Thiébaut Ie", dans Mém. S. L. Bar le-Duc, II-9 (1900), p. 185-215. Nous devons à l’obligeance de M. l'abbé Chambry, qui les a recueillis avec un soin pieux, la communication des nombreux papiers de l'abbé Jehet, mort doyen de Saint-Mihiel.

(2) Léon Germain, Observations relatives à Thiébaut Ier, comte de Bar, Mém. S. L. Bar, II-10 (1901), p. 253.

(3) Sur l'initiative de Thierry Alix entre 1544 et 1587, cf. Pierre Boyé, Qualis vir et scriptor extiterit Theodoricus Alisius, Nancy, 1898, in-8°, p.63- 78: P. Marichal, Les Archives des départements lorrains et l'administration des Domaines dans Bibliographe Moderne, 1901, p. 206, n° 2; A. Lesort, Les Chartes du Clermontois, p. 33, n° 2.

L'histoire en a été écrite (1). Le trésor des Chartes de Lorraine se ressent du pillage des archivistes des ee de France. Si Nancy en possède encore une bonne part (?), Paris conserve dans la magnifique collection de Lorraine de la Bibliothèque Nationale 5) tout ce qui a été enlevé après le sac de la Mothe(#) et par la Chambre de Réunion de Metz 5), Vienne garde les papiers de famille que le Duc François IIT emporta en abandonnant le pays de ses ancêtres (6), enfin Chantilly a reçu les chartes du Clermontois abandonné en 1648 au vainqueur de Rocroi et conservé par les Condé jusqu'à la Révolution (7). De ce fait, les Archives de la Meuse sont très pauvres en liasses, en revanche elles possèdent les précieux registres — Cartulaires et dénombrements — de la Chambre des comptes (#1.

Si l’on songe que les terres et propriétés de la Maison de Bar se sont étendues sur la Meuse, la Meurthe, la Moselle, les Vosges, l'Alsace, le Luxembourg belge et grand'ducal, les Ardennes, la Marne, la Haute-Marne, la Haute-Saône, le Doubs, le Jura, l'Yonne, la Seine-et-Marne et l'Aisne, que leurs relations fréquentes avec la Champagne, la Bourgogne, la Flandre, le Brabant et le Hainaut nous obligent à

(1) H. Lepage, Le Trésor des Chartes de Lorraine dans Bull. soe. arch. Lorr.. 1857, p. 99 et sq.; P. Marichal, Dufourny et Lancelot, Notes sur les anciens inventaires du Trésor des Chartes de Lorraine dans Mém. soc. arch. Lorr., 1894.

(2) H. Lepage, Inventaire sommaire des archives de Meurthe-et-Moselle, t. I, Nancy, 1873, Introduction.

(3) P.Marichal, Catalogue de la Collection de Lorraine à la Bibliothèque Nationale, Nancy, 1896, in-8° avec une introduction: Ph. Lauer, Catalcgue de la Collection des Provinces de France, t. I, Paris, 1905, in-80.

(4) H. Lepage, Inventaire des titres enlevés à la Mothe, Nancy, 1857,

(5) Kaufmann, Die Reunions Kammer zu Metz, I. für L. G., 1899.

(6) M. Dieterlen, Le fonds lorrain aux archives de Vienne, Mém. soc. Arch. Lorr., 1913, p. 1-52.

(7) A. Lesort, Les Chartes du Clermontois conservées au Musée Condé à Chantilly, Paris, 1902, in-8°.

(8) Ad. Marchal, Inventaire sommaire des archives de la Meuse, t. 1, série B, Paris, 1875, in-40.

visiter les archives de l'Aube, de la Côte-d'Or, du Nord, et de Bruxelles, on aura une idée de la dispersion des documents concernant le Barrois. Il faut encore y ajouter Trèves, Porrentruy pour l'ancien Ajoie, Rome et Londres.

Nous possédons heureusement les cartulaires du Comté de Bar qui ont conservé, à côté des hommages des vassaux, des actes d'un intérêt plus général; traités de paix, contrats de mariages, quittances, engagements de serviteurs, etc. Ces cartulaires sont au nombre de deux, ils appartiennent à la Bibliothèque Nationale. Le plus précieux est le mss. fr. 11853. Il est écrit sur parchemin, fort soigné comme écriture, les titres des actes, qui les analysent généralement bien, sont en rouge avec majuscules ornées. Les actes y sont rangés suivant un ordre méthodique, indiquant les relations diplomatiques des comtes. Ce cartulaire a été rédigé sous le règne de Thiébaut Il très peu après 1280, il renferme la plupart des actes de ce prince et de son père Henri IF. Au cours du xiv° siècle, on y a ajouté différents actes sur les feuillets blancs, d’une écriture assez négligée et sans grand souci d'observer les titres des chapitres. Le second cartulairese trouve dans la collection de Lorraine, n° 718-719. Il se com-. pose de deux énormes volumes sur papier, écrits aux x1v° et xv° siècles. Il reproduit en grande partie les actes du fr. 11853 et un grand nombre d’autres. Le rédacteur n'a suivi aucune méthode, l'écriture est déplorable, l'encre pâlie est souvent presque illisible, les fautes d'orthographe et les erreurs fourmillent dans les actes. Le mauvais aspect de ce cartulaire semble d’ailleurs avoir rebuté la plupart des Lotharingistes, il n’est presque jamais cité. Nous y avons cependant retrouvé des actes précieux et qu’on croyait perdus (1).

Le fonds des abbayes est également intéressant, Saint-

(1) Il existe aux Archives de la Meuse, B. 256 (ancien 115) un cartulaire cité par Dom Calmet sous le nom de « Cartulaire de Bar ». Il a été souvent utilisé, mais c’est en réalité un recueil des actes du duc de Lorraine

Ferry II.

Mihiel, malgré les dilapidations, est encore fort riche. Les cartulaires de Saint-Mihiel sont au nombre de trois. Deux d’entre eux appartiennent aux archives de la Meuse : le premier (H. Saint-Mihiel J') sur parchemin a été rédigé à la fin du xu° siècle avec de nombreuses additions postérieures; le second (loc. cit., J?) ne remonte qu'au xvur° siècle. Le troisième appartient à la Bibliothèque de Saint-Mihiel, il date du xvi* siècle. Ces cartulaires contiennent des chartes du var au xvi* siècle. M. André Lesort a édité toutes les chartes de l’abbaye de Saint-Mihiel jusqu'à l'an 1200 — soit 141 chartes (1) Dans cette édition, les actes sont rangés chronologiquement ; de plus M. Lesort a donné également toutes les chartes qu'il a pu rencontrer relatives à Saint-Mihiel et qui ne sont pas contenues dans les cartulaires.

Les fonds des autres abbayes du Barrois, la plupart créées dans la seconde moitié du xn° siècle, sont beaucoup moins riches. On en trouvera le détail dans notre bibliographie et à notre catalogue d'actes. La plupart de ces abbayes d’ailleurs n'ont pas grande importance. L'abbaye de Gorze, étrangère au Barrois, mais dont les comtes ont eu l’avouerie, a eu au xim° siècle surtout des rapports avec eux (?. L'abbaye de Trois Fontaines, très proche de Bar, a reçu par intermittences leurs libéralités à partir de Renaud II (3.

Les sources narratives sont bien moins riches que les sources diplomatiques. Nous n'avons aucune chronique rédigée dans le Barrois. La chronique de Saint-Mihiel, précieuse pour le x° siècle s'arrête juste au moment où commence notre histoire. Elle a été écrite en effet sous l’abbatiat de Nantère (1021-1044) contemporain de l'enfance de la

(1) A. Lesort, Chronique et Chartes de l'abbaye de Saint-Mihiel, Mettensia VI, Paris, 1909-1912, in-8°, zxix, 510 p.

(2) A. D'Herbomez. Cartulaire de l'abbaye de Gorze, Mettensia IL, Paris, 1898, 1901, 8°, 673 p. — Paul Marichal, Remarques chronologiques et topographiques sur le cartulaire de (Gorze, Mettensia III, 1902, &, 105 p.

(3) Cartulaire ou plutôt recueil informe de chartes à la B. N. Coll. Champagne, n° 45. Le fonds aux archives de la Marne est riche.

comtesse Sophie, mais cependant après 1033 (1). M. Lesort l'a éditée en tête du cartulaire (?).

L'histoire du Barrois se trouvera donc disséminée dans les chroniques des pays voisins et, par conséquent, nous. ne serons instruits des faits et gestes des comtes qu’autant que leurs relations auront été plus nombreuses avec ces pays. Des princes entreprenants comme Renaud I‘ et Henri I° fourniront riche matière aux chroniqueurs épiscopaux du xu° siècle; par contre des règnes comme ceux de Louis I®, de Thierry II et surtout de Renaud II demeureront fort obscurs. Les abondantes chroniques de Verdun dues à Laurent de Liège et à Hugues de Flavigny nous ont été très précieuses. Celles de Liège nous ont fourni beaucoup aussi; par contre, celles de Metz, Toul et Trèves sont fort pauvres. Au xu° siècle, Aubry de Trois Fontaines, si curieux de généalogies est une source importante pour l’histoire du Barrois, malheureusement, sur le xr° et le xnr° siècles, il a enregistré bien des erreurs. Quant à Richer de Senones, on ne doit l'employer qu'avec une extrême prudence, sa chronologie est fantaisiste, de plus il est partial, injuste envers le comte Thiébaut IT, ennemi de l’évêque de Metz. Nous ne parlons que pour mémoire de Jean de Bayon, nous ne l'avons guère cité que pour le réfuter, sa chronique est plus un roman qu'une histoire, et dans notre Lorraine, nous sommes fort encombrés de ce genre littéraire (3.

(1) Le chroniqueur sait en effet que Ferry II est mort et que ses filles ont été confiées à l’impératrice Gisèle (en 1033). Pourquoi M. Lesort croit-il que la chronique a été composée vers le début de l’abbatiat de Nantère? (A. Lesort, op. cit., p. xxxix).

(2) Bibliographie : a) original perdu, b) copie du XIIe cartulaire J? aux A. Meuse; c) copie du XVIe cartulaire Bibl. Saint-Mihiel; d) copie du XVIIe B. N. Coll. Duchesne, t. II, f° 260 et s.q. Editions A) Mabillon, Vetera Analecta, t. II, p. 374 (partielle); B) Dom Calmet, Hist. d: Lorraine., t. II, p. 553 (partielle, mais plus complète), Waitz, SS. IV, p. 79 (partielle d’après A et B). L. Troost. Chronicon Sancti-Michaelis mon., in pago Virdunensi. Hamm, 1857, in-4°; A. Lesort, op. cit. (ces deux derniers complets d'après b).

(3) Cf. pour les détails critiques, Chr. Pfister, Les régions de la France,

Pour l'orthographe des noms propres, nous avons tâché de la ramener à la forme lorraine. Mais, comme l'a dit M. R. Poupardin « il est difficile d'adopter un système et de “s'y conformer avec toute la rigueur qu'il comporte » (1). Si nous avons rendu Fredericus par Ferry, même pour les ducs de Mosellane que M. Parisot appelle Frédéric, par contre nous avons rendu Albertus par Albert, et non par Aubert qui est la forme lorraine. D'ailleurs le parler lorrain n'est pas toujours si rigoureux; nous trouvons aujourd'hui en Lorraine autant de Guerin que de Warin, de Guéry que de Vary, de Vautier que de Gautier, de Guillemin et de Guillaume que de Villemin et de Vuillaume. Il n'y a donc aucune raison de choisir une forme plutôt qu'une autre. Nous conformant à l'usage le plus répandu en France, nous avons pour les mots commençant par W, traduit ce W par G dur, sauf pour Watrin, Valeran, Viard et Voiry (Wigericus), ces noms étant particulièrement répandus sous cette forme dans la région lorraine. Pour les autres noms, d'une façon générale nous avons conservé les formes lorraines avec quelques exceptions pour les noms très connus dont les formes sont définitivement consacrées.

Il nous reste un devoir à remplir, celui de remercier tous ceux qui ont bien voulu nous aider dans cette tâche. Notre reconnaissance profonde va tout d'abord à notre maître vénéré, M. Christian Pfister, Membre de l'Institut, Doyen de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg qui a suivi notre travail depuis le jour lointain où nous l'avons projeté, avec son exquise bienveillance. C’est à lui que cet ouvrage aurait dû être dédié si une chère mémoire n'était venue douloureusement prendre sa place. M. Bernard Haussoullier, membre de l'Institut, nous a toujours encouragé de sa précieuse sympathie et n’a pas craint,

VIII, La Lorraine, le Barrois et les trois évéchés, Paris, Cerf, 1912, in-8° de 137 p. (Bibliographie critique de l'Histoire de l'Est de la France).

(1) R. Poupardin, Le Royaume de Bourgogne, Étude sur les origines du Royaume d'Arles, Paris, 1907, in-80 (B E. P. H. E, 163), Introduc-

tion, p. XII.

lorsque nous étions éloigné de tout centre d'études, de bourrer sa valise de livres pour nous les'apporter. À Barle-Duc, le chanoine Charles Aimond, Docteur ès lettres qui fut notre premier maître et nous donna dans l'enfance le goût de l'histoire a guidé nos premières recherches. M. Paul d'Arbois de Jubainville, le dévoué archiviste aujourd'hui à Metz, nous a, non seulement libéralement ouvert les Archives départementales, mais nous a rendu d’inappréciables services lorsque nos occupations ne nous permettaient pas de nous déplacer en s'y faisant notre correspondant; M. Lucien Braye, Docteur en Droit, avoué, nous a également aidé à la Bibliothèque de la Société des Lettres. A Nancy, M. E. Duvernoy, Docteur ès lettres, nous a rendu les mêmes services. Je n'aurais garde d'oublier non plus la complaisance avec laquelle M. René Poupardin s’est toujours mis à notre disposition à la Bibliothèque Nationale pour nous permettre de lire les endroits douteux des textes. C'est à eux que ce livre doit de n'être pas plus imparfait, que tous ici reçoivent l'expression de nos sentiments profondément reconnaissants.

Aurillac, le 19 avril 1920.

SOURCES MANUSCRITES 4° Paris.

= a) Archives nationales (A. N.).

Série J (Layettes), 193/205, 207/209, 247/255, 257/258, 397, 514, 527, 531, 552/575, 579/585, 681, 760, 767/773, 9141/914, 932/933, 978/989.

Série J J (Registres), 16, 30/31, 275/276.

Série K (Layettes), 575, 1142/1143, 1184/1197.

Série K K (Registres), 1064/1066, 1116/1128, 1178/1482, 1243, 1245, 1248.

Série P (Registres), 2888 (Registre de la Chambre des Comptes de Bar).

Série X1a (Registres), 1/4.

b) Archives du ministère des Affaires étrangères (A. Aff. étr.).

Correspondance politique. Fonds de Lorraine, 1/7. Supplément de Lorraine, 1.

c) Bibliothèque nationale (B. N.).

Fonds Latin. — 10013/10014 (Cartulaire de nr — 10015/10016 (Jean de Bayon et Richer de Senones). — 10021 (Cartulaire de Metz). — 10024 (Cartulaire de Sainte- Glossinde). — 10027 (Cartulaire de Metz). — 11020 (Jérôme Vignier). — 11024 (Cartulaire de Beaupré). — 12859 (Jean de Bayon). — 12861 (Richer de Senones). — 12866 (Cartulaire de Saint-Pierremont). — 12867 (Copies de chartes). — 17121 (Chartes de Verdun). — 17122 (Cartulaire du Valsous-Apremont).

Nouvelles acquisitions latines. — 2085 (Titres de la maison de Bauffremont. — 2386 (Copie de chartes).

Fonds Français. — 4881/4885 (Inventaire de du Fourny). — 7025 (Copie du cartulaire de Saint-Pierremont, par Drouin). — 8677/8681 (additions à l’histoire de Dom Calmet). — 8689, 11809, 11816, 11823, 11837/11839, 11846, 411848 (Cartulaires et copies de chartes). — 11853 (Cartulaire du Comté de Bar, xm° siècle). — 11830/11834 (Inventaire des titres de Sainte-Marie de Pont-à-Mousson). — 14514 (Jean d’Aucy). — 16886 (Inventaire de Godefroy). — 16888, 18843/18890, 18893/18896, 23425 (Copies de chartes).

Nouvelles acquisitions françaises. — 1508, 1510, 2022-

Collection Duchesne et Brequigny. — 20, 66, 82.

Collection Cinq cents de Colbert (ve Colbert). — 55/63 (Registrum Principum campanie). — 74 (Droits du Roi sur le Barrois). — 75 (Inv. de titres enlevés à la Mothe). — 76/78, 300, 434/445 (Copie de titres). |

Collection Moreau. — 12/217 (Copies de titres). — 350 (Correspondance des Bénédictins de Lorraine). — 404 (Inv. des titres de Lorraine). — 493/501 (Copies de titres des archives grand ducales de Luxembourg.

Collection de Champagne. — 3 (Beaulieu). — 5 (La Chalade}. —— 45 (Trois-Fontaines).

Collection de Lorraine. — 1/2, 21, 26, 51 bis, 53, 60/61, 65, 67, 80, 82, -85/86 bis, 88/92, 95, 102/104, 110/112, 1241/1922, 128, 132, 135, 138-140, 143, 147, 150, 152, 155-157, 160, 165/167, 174/177, 181, 184/188, 194, 199, 201, 208, 209/214, 220,298, 231, 234, 256, 242/246, 251/255, 259 bis, 261/262, 265/267 (Pièces diverses, layettes du Trésor des Chartes de Lorraine). — 280/290 (Abbayes et prieurés). — 291, 295, 305, 312, 318, 322, 328/331, 334/337, 340/341, 345, 348/353 (Villes et seigneuries). — 361, 363/364 (Bitche et Blamont). — 376, 379, 392, 397, 399, 403, 407, 419, 414, 4261430, 443, 501/502, 513, 516, 521, 523, 533, 594, 597 613, 616, 626, 710, 711, 713 (Pièces diverses), 716/717, 120/721, 724/725 (Liasses de Metz, inventaire). — 718/719 (Cartulaire du Comté de Bar, xv° siècle), 971, 976, 982.

d) Bibliothèque de l'Institut de France.

Collection Godefroy, 94, 97, 133/140, 168, 189, 191, 196/197, 201/202, 204/205, 325, 329/373 bis.

e) Château de Chantilly.

. . Musée Condé. — Archives du Clermontois, série E en grande partie éditée par A. Lesort. Les chartes du Clermontois conservées au Musée Condé, Paris, 1903, in-8°. Cartulaire de Beauchamp-en-Argonne. Cartulaire de Vienncele-Château et de Puisaye.

2° Meuse.

a) Bar-le-Duc. Archives départementales.

Série B. — (Chambre des comptes de Bar), 228/234, 236/243, 245/247, 249, 251/254, 256, 260/262, 264, 310/313, 372, 2910, 2929, 2940, 2955, 2969, 3081, 3087, 3092, 3099, 3103/3104, 3108/3109 (Layettes et registres).

Série G. — Évêché de Verdun, Saint-Vannes, Chapitre de Verdun, Sainte-Madeleine de Verdun, Saint-Germain de

Montfaucon, Notre-Dame de Ligny, Saint-Pierre et Saint-

Maxe de Bar (environ 250 liasses et registres peu importants).

Série H. — Abbayes d’Evaux, Écurey, La Chalade, Lisleen-Barrois (Cartulaire); Jeand’heurs (Cartulaire); Jovillers, Châtillon, Mureau, Saint-Mihiel et ses prieurés de Laître,

. Vieux-Moutiers, Saint-Calixte d’Hareville, Saint-Thiébautsous-Bourmont, Insming, Pont-à-Mousson, Notre-Dame de Bar et Hospice de Saint-Mihiel (234 liasses et registres); Saint-Benoît-en-Woëvre, l’Étanche, Beaulieu, Saint-Airy,. Saint-Paul de Verdun, Rangéval, Riéval, Saint-Nicolas-des- Prés, Saint-Maur de Verdun, Sainte-Hoïlde, Juvigny. — Prieurés d’Amel, d’Apremont, de Saint-Dagobert de Stenay, de Rupt, de Saint-Hilaire, de Silmont. — Templiers de Braux, de Marbotte et Doncourt. — Antonistes de Bar. — Hôpitaux de Bar, Ligny, Louppy-le-Château.

b) Bar-le-Duc. Bibliothèque municipale.

Mss. 1 (Annales du Barrois de Servais) cartons 1/9, 23/95, 86, 123/124, 126. < c) Verdun. Archives municipales.

ASCTLe FA. À;

d) Verdun. Bibliothèque municipale.

Mss. 1/4, 5 (Cartulaire de l'évêché); 6/7, 10/14, 19/21 (Chroniques et nécrologes des abbayes verdunoises); 163,

164, 173/174, 181/184, 191, 215, 223/224 (Copies de la collection Buvignier Clouët), cartulaire de Saint-Paul.

3° Meurthe-et-Moselle.

a) Nancy. Archives départementales. | Série B. 329/333, 337/346, 348/349, 351/354, 357/371, 385/387, 389/402, 407, 414, 418/419, 427/435 (Cartulaires de Lorraine de Thierry Alix, 6 volumes de tables); 4356/4741 (Inventaire des Layettes), 472/488, 494, 496, 507/508, 512/519, 521/5922, 524, 527/530, 532, 534, 536/538, 540/542, 547/548, 574/575, 580/583, 590/592, 603, 608/611, 614, 616, 618, 620/622, 624/641, 670, 678, 680, 712, 718, 722, 736, 747, 1751/1752, 756/765, 769, 782/783, 7188/1794, 198/801, 813, 842, 853, 858/874, 879/883, 889, 895/901, 917/918, 942, 950, 958/964 (Layettes du Trésor des Chartes de Lorraine). Série E. 86.

Série H. 1, 3, 6, 8/10, 13 (Saint-Epvre de Toul); 31/33 (Belval); 45 (Saint-Mansuy); 182, 185/187 (Lay-Saint-Christophe); 1087/1093 (Mureau); 1094/1099 (Ste-Marie-aux- Bois); 1279/1282 (Belchamp); 1625/1722, Héèpitaux de Pont-à-Mousson, Bar, Briey.

b) Nancy. Bibliothèque municipale.

Mss. 144, 159 (Recueil de chartes); 537 (Jean de Bayon); 542 (Richer de Senones); 709/712 (Cartulaire de Lorraine); 1354/7163 (Inventaire de du Fourny); 838, 842/843, 846/847 (Histoires de Lepaige, p. Vincent, Jean d’Ancy, etc.). c) Nancy. Bibliothèque de ta Société d'archéologie lorraine. Musée Lorrain, mss. Collection Dufresne.

d) Toul. Archives municipales.

Inv. mss. de J.:F. Lemoine.

4° Vosges.

a) Épinal. Archives départementales.

Série G. 61, 2354.

Série H. Fonds du prieuré de Bleurville, du prieuré de Châtenois (Cartulaire) des abbayes de Flabémont, de Mureau (Cartulaire), Parey-sous-Montfort, l'Étanche, Trinitaires de Lamarche (Cartulaire).

5° Moselle.

a) Metz. Archives départementales.

Série B. 25, 26, 27, 28, 30, 33, 34 (Chambre de réunion). Série H. Fonds de l'abbaye de Gorze, notamment H. 740, 861, 930. — Fonds de l'abbaye de Saint-Pierremont, notamment H. 1219, et fonds de diverses abbayes : Saint-Arnould, Sainte-Glossinde.

b) Metz. Bibliothèque municipale.

Mss. 796, 799/807, 814/815, 818, 903, 990 et 1002.

5° Ardennes. £

a) Mézières. Archives départementales.

Série E. 50 et 152.

1° Côte-d'Or.

a) Dijon. Archives départementales.

Série B. 10424/10425, 10440/10441 (Registres); 10470/ 10489 (liasses).

8° Doubs.

a) Besançon. Archives départementales.

Série B. 1/3 (Registres); 38, 65, 69, 226 (liasses).

9° Marne.

a) Chäâlons-sur-Marne. Archives départementales. Série H. Fonds Morimont, Cheminon, Montiers-en-Argonne, Trois-Fontaines.

10° Haute-Marne.

a) Chaumont. Archives départementales.

Série G. Évêché de Langres.

Série H. Morimond, Mureau.

b) Bourbonne-les-Bains. Bibliothèque municipale. Mss. 1 (Inventaire des titres Morimond).

11° Nord.

Lille. Archives départementales.

Série B. 399, 789/791, 793, 1165, 1262, 1441, 1535 (liasses); 1861/1569, 1376/1579, 1391, 1595 (Registres).

12° Haute-Saône.

Vesoul. Archives départementales.

Série H. Luxeuil, 601/603.

13° Belgique.

Bruxelles. Archives générales du Royaume.

Fonds Trésorerie des Chartes des comtes de Namur; Cartulaires et manuscrits, 7, 9 (Flandre); 9 2 (Hainaut); 13 (Liège); 13 bis (Looz et Chiny}; 44 (Luxembourg); 15 (Namur et Liége); 16 (Namur); 22 (Stavelot, Malmédy);, 44 (Luxembourg),

Liège.

Fonds de Saint-Lambert.

Arlon.

Fonds de Saint-Hubert, Orval, Houffalize.

Fonds du duché de Luxembourg, du comté de Chiny, du duché de Bouillon. -

14 Luxembourg.

Archives grand ducales : Gouvernement provincial de Luxembourg, 1"* série; fonds, coutumes générales et locales; fonds ecclésiastique de Clairefontaine, d’Epternach, de Differdange, de Houffalize, d'Orval, de Saint-Hubert.

Fonds des seigneuries de Rodemacre, de Vianden.

Fonds de Reinach, Vannerus.

Chartrier de Clervaux.

15° Autriche.

Vienne.

Kaiserliches und Kônigliches Haus. Hof und Staatsarchiv : fonds Lorrain. - |

Nous nous sommes servi, pour suppléer à la visite de ce dépôt : 1° du mss. Lorr. 496 de la Bibl. nationale ff 268-287; 2° de l'Inventaire de Dufourny; 3° des rapports de M. Dieterlen publiés dans l'Annuaire de l'école des Hautes-Études, 1913-1914, Paris, 1913, in-8°, p.97 et sq., et dans les Mém. de la Société d'archéologie lorraine, LXIHI 1913), p. 1, Le Fonds lorrain aux Archives de Vienne.

16° Londres.

Record public office.

Nous nous sommes servi du catalogue : Calendar of the patent Rolls, règne d’Édouard I", 2 vol. — De Rymer Fœdera et du livre de Fr, Kern, Acta Imperü Angliae et Franciae, Tübingue, 1911, grand in-8&,

17 Suisse : Porrentruy.

Archives de Pancien évêché de Bâle. Cf. J. Trouillot, Monuments de l'histoire de l'ancien évêché de Bâle, Porrentruy, 1852-1867, 5 vol in-8&.

18° Rome.

Archives du Vatican.

On a consulté D' Sauerland, Vatikanische Urkunden und Regesten zur Lothringens Geschichte, Metz, 1901-1905, 2 vol. in-8°, et les Registres des Papes du xim° siècle, publiés par les Membres de l’École française de Rome.

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