‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 144 sur 168 · CHARLES, DIDIER · texte numérisé non relu

CHARLES, DIDIER

Infortuné , que viens-tu faire ici , et quels discours peut-il y àvoir entre nous? Le ciel a jugé notre querelle il nous a imposé silence à tous les deux. Îl ne siérait pas à qui fut roi de venirse plaindre ‘et pleurer devant son vainqueur; et il ne m'est pas permis, à moi, d’exhaler, en paroles’ anèrcs, mon ancienne haine contre toi, hi de laisser percér sur mon visage l’exaltation de mon cœur; je craindrais d’offenser Dieu, et d'en être abandonné au milieu de ma victoire. Tu n’attends pas non plus de moi de vaines paroles de consolation : que te’ dirais-je ? Ce qui t’afflige fait ma joie , et je ne puis me répandre en lamentations sur une destinée que je ne veux pas changer. Tel est le sort des hommes : dès l'instant où deux ennemis sont aux prises , il faut.

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