‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 148 sur 168 · ACTE Y, SCÈNE VI. · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCÈNE VI.

ARVIN.

Personne. Une petite troupe a seule essayé de fuir : poursuivie et jointe par les nôtres , elle a fait face pour combattre , et a combattu avec bravoure; mais elle a été enfin accablée, et tous les guerriers dont elle était composée sont morts ou meurent. : ET

| CHARLES. 0" i

Quels sont ces guerriers? |’ . ..

ARVIN. o na

Je vois ici quelqu'un qui sera trop affligé si je parle. i NI?

DIDIER

O. messager de mort; je-te comprénds.-

1 © CHARLES nie 2. ci

Meg a donc peri? AI

DIDIER (UO

Réponds done; ‘cruél ; réponds à son pére?

“oi ARVIN: 3

I vit, mais'il'n’a que peu ‘d’instans à vivre ; sa blessure'est-sans remède. Il demande à te voir, ô mon roi, et à voir son père. Le

DIDIER

Et me refuseras-tu aussi ‘cela ?

rs ‘CHARLES. ‘

Non, infortuné. : Arvin, fais”potter Adelghis dans ma tente ; et dië-lui qu'il n'a plus d'ennemi.

280 ADELGHIS.

SCÈNE VII, x CHARLES, DIPIER, TT DIDIER! <<» : situ . Q main de Dieu, comme tu t'es :appesatié sur ma tête déjà courbée par L'âge! En quel état tu me rends mon fils! O mon fils, mon unique gloire, je me consume ici en vains regrets , tremblant de te revoir; je vais contempler ta blessure mortelle, moi qui devais être pleuré par toi ! Malheureux que. je suis! c'esé moj quit’ai perdu par . mon aveugle tendresse. Je voulais rendre ton trône , plus beau, et j'ai creusé ta tombe. Si du moins tu avais péri un jour. de victoire, au milieu des chants de tes guerriers! Si je t'avais vu mourir sur ton lit royal; entouré destigns, objet vénére. pour eux, de regrets gt de.larmes , c’eùt été encore une douleur ineffable! Et aujourd'hui, tu meurs abandonné, détrôné, prisonnier de ton ennemi ! tu meurs,.n 'empprtant d'autres larmes que les miennes, larmes cruelles, que regarde couler tel dont elles font la joie. | | CHARLES.

Vieillard , la douleur t'aveugle. C'est avec de graves pensées, et non aveg joie, que je contemple le malbenr d’un rai:et d'un héros. J'ai été l’ennemi d'Adelghis ; il était le mien , et; de trop

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