SCENE Y
Le voilà venu, le jour que j'ai tant souhaité ! et
cet autre jour, ce jour si triste où il me repoussa
dédaigneusement sans vouloir m’entendre, où je partis seul, abreuvé d'insultes , ne sachant où chercher un refuge, je puis enfin me le rappeler avec joie! Tu te repentiras, disais-je ; tu me reverras, ingrat; oui, tu me reverras à la tête de tes ennemis. Je le disais ; mais ce n’était alors qu'un rêve , le rêve de la colère, et aujourd'hui c'est quelque chose de réel. Nous voici, lui et moi, face à face! mon cœur s’élance ; je sens l’heure de la bataille. Ah! si.... mais non, non; la victoire est à moi. |