‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 57 sur 168 · ACTE IV; SCENE.II · texte numérisé non relu

ACTE IV; SCENE.II

paraître plus habiles ne soit, de leur part, le comble de l'habileté. oo CL - » LÉ COMTE. 1:

Eh non, te-dis-je. Tules as vus par les yeux d'autrui ; vois-les par les tiens, et.tu changeras + d'opinion. Il y a du reste, parmi eux, des âmes franches et vertueuses; il s’y rencontre:au moins un homme du cœur le plus haut, d'un cœur dont n'a jamais approché la simple idée du mal; qui n’a que de nobles penchans , que dé nobles dédains, et dans lequel nul ne peut lire, sans être aussitôt épris de tendresse , de respect et du désir d’y conformer le sien. Ne crains donc rien: le sénat n’est point mécontent de moi; car s'il . l'était, j'en serais averti. |

GONZAGA

Veuille le ciel que : tu np sois pas dans. l'il- Jusion ! AT + LE COMMR: 1). |

Ah! c'est un bien autre souci qui me pèse sur le ‘cœur ! Je: suis:las de:cette:guerre que je ne puis conduire à ‘mon gré. Quime Veùt. dit, dans le tetnps où je n'étais entore qu'un -soldat avénturier, perdu parmi de milliers d’autres; .où je sentais que le: ciel ne m'avait point mis à ma place, et où, respirant avec indignation l'air suffoquant de l'obscurité, je me figurais si grand le bonheur

de commander; qui me l’eùt dit que je comman: derais, que j'aurais sous moi:tant de capitàines si renommés , tant. de soldats si fidèles et si braves, et qu'avec tout cela je né serais pas heureux?...… (entre un softat. ) Qu'est-ce?

LE SOLDAT

| Une lettré de Venise.

(Il remet la lettre et se retire. )

Voyons. (Illitla lettre.) Je te le disais bien; le sénat n’a jamais été plus content de ma conduite. Le duc demande la paix, et le conseil souhaite d’en conférer avec moi. Veux-tu m ‘accompagner à Venise?

GONZAGA Je le veux. | LE COMTR.

‘ Que dis-tu de ce projet de'paix?

GONZAGA

Tu fais cette question: à un soldat ?

| ‘ GR COMTE ‘i.

Oui; ‘car est-ce uné guerre :que nous faisons ici? O-mow épouse !:6imià file! je vais:donc vous revoir! je vais donp embrasser mes amis! Ah!

e’est là une jüie! et cependant il s'y méle des regrets... Qui:sàit si je ‘reverrai jaunis une si belle armée ? i

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