ACTE V, SCÈNE II
ANTOINETTE
Qu’avions-nous fait pour mériter d’être si heureuses, pour être ainsi privilégiées par le ciel? Ah! oui, le cielt’a traitée avec prédilection, 6 ma fille; ilt’a gravé sur le front un nom glorieux; et c’est un don inestimable qu'il t'a fait, un don tel que tout homme, quelque grand qu'il soit, à qui tu l’offriras, en sera fier. Vois combien natre sort est envié! Et n'est-il pas juste d'en payer la splendeur par quelques peines ?
MATHILDE. | Ah! les peines sont finies.... Écoute... j’entends un bruit de rames... je l’entends plus fort.... je ne l'entends plus....La porte s’ouvre.... Ah! sûrement c’est lui qui arrive. Oui, oh! oui, ma mère. Je vois une armure: c'est lui. | | ANTOINETTE. | Eh! qui peut-ce être, sinon lui? O cher époux!... | (Elle s’avance vers le fond de la scène. ) __ SCÈNE III.