‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 95 sur 168 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

SIVART, HILDEGHIS, plusieurs autres ducs lombards qui arrivent successivement.

HILDEGHIS.

Le ciel te soit en aide, Sivart. N'y a-t-il personne ici ?

SIVART. — Personne, illustre duc. Quelles nouvelles ?

HILDEGHÎS.

De grandes. Nous avons la guerre avec les Franks : le nœud des affaires s’embrouille, Sivart, et il faudra le trancher avec le fer. Le jour désiré approche, le jour où chacun de nous obtiendra ce qu'il espère.

\ 190 ADELGHIS.

SIVART.

Moi, vous le savez, je n’espère rien que de vous.

HILDEGHIS, à Farvald qui survient.

Farvald , as-tu laissé derrière toi quelqu'un des nôtres ? | | FARVALD.

Oui ; Indulphe me suit de près.

HILDEGHIS.

Le voici.

INDULPHE.

Salut, amis.

HILDEGHIS.

C’est toi, Vila ? et toi, Hervig? (A d’autres qui arrivent.) Amis, vous le voyez, le moment est décisif. La guerre est imminente; et si nous ne prenons ‘un grand parti, quel que soit le vainqueur , c’est nous qui serons les vaincus. Que le sort favorise nos rois, et nos rois, cessant de nous ménager, nous oppriment dès lors ouvertement. Si Charles triomphe, quel poste reste-t-il pour nous dans un état conquis par la force ? Il faut donc nous déclarer pour l’un des deux adversaires. Sera-ce pour nos rois ? mais troyez-vous qu'ils puissent jamais nous pardonner d’avoir voulu une fois un autre roi qu'eux ?.…

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