XXIV LE COMTE DE CAVOUR
Ministère pour le prier, comme le ministre de Grâce et de Justice, Cassinis, était absent à ce moment, de faire accorder à un frère l'autorisation de dire la messe. Il me donna aussitôt une lettre pour le comte de Castellamonte, premier officier de ce ministère, lettre dans laquelle il lui disait : « Faites de « suite ce qu'il vous demandera, car il est « mon ami, mon curé, et c'est lui qui aura à « m'assister à mes derniers moments. »
« Une autre fois encore Cavour, revenant du Ministère avec l'abbé Vacchetta et passant à proximité de la Madone des Anges,, interpella tout à coup l'abbé :
« Vous vous intéressez à ces frères? »
« Et sur la réponse affirmative de Vacchetta, il ajouta :
« Et moi, tout particulièrement au Père « Jacques qui m'assistera lorsque je serai sur « le point de mourir. »
« Tout cela se passait environ six mois avant sa mort. Et c'est là en effet ce qui arriva, dès qu'il tomba malade dans les premiers jours de juin 1861.
« Si tu vois que ma maladie s'aggrave^