AOUT 1751. — UNE FÊTE DU COMTE DE CLERMONT
ÉPITRE A M. NININ.
Médecin de S. A. S. le comte de Clermont»
écrite la vieille de la Saint-Louis , fête de Son Altesse
Cher méduin c'est donc demain la fête Du Prince aimable que tu sers :
Joins ma fleur au bouquet que pour lui Von apprête ( 1 ], Qti^avec tes vœux les miens lui soient offerts.
(1) La maison du Prince lui préparait une fête à Bemy. dans laquelle il y eut des jeux, des spectacles, des illuminations, des feux d'artifice, etc , etc. (Note db Lattaignant.)
DEUXlèMB PéRIOPE 6Ql
Pour mieux faire affier mon plus sindre hommage. Fais-le lui présenter par les mains de l* Amour; Tu connais b'un ce dieu, tu le vois chaque jour Sous lis traits de Le Duc, sa plus vivante image. Je n'oserais, crainte de l'ennuyer^
Joindre ici des vers à la gloire
De ce héros que la Victoire A cent fois couronné de mirtheetde laurier;
Et je serais un téméraire De hasarder un couplet de chanson,
Lorsque, sous les traits de Laujon,
Apollon est son secrétaire.
Mais toij par ta profession,
Ton zlle et ton affection,
Philippe d'un autre Alexandre,
De mon respect ardent et tendre
Sois pris de lui ma caution;
Sois-y toujours sans fonction.
Malgré le titre qui t'honore.
Eh! devrait-on craindre pour la santé
D'un Prince aimable qu'on adore, Quand il a tant de droits à l'immortalité^
(POÉSIES DE l'abbé DE LATTAIGNANT.