‹ Le comte de Frontenac; étude sur le Canada français à la fin du XVIIe siècleChapitre 100 sur 378 · Ar. col., C. G.Can., II · texte numérisé non relu

Ar. col., C. G.Can., II

CHANGÈKMENTS ADMINISTRATIFS 117

membres du Conseil, alors' au nombre de quatre, et leur faire prêter serment; le roi délivrai'*: ensuite des provisions aux conseillers ainsi choisis. Désormais a dater de la déclaration royale du 5 juin 1675, tous les membres dVi Conseil seront directement nommés par le roi; leur nombre serip porté de quatre à sept, sans compter un procureur général; chaeun recevra sa commission individuelle K La déclaration royale fut'-enregistrée à Québec le 23 septembre 1673, en une séance oîi figuraient Frontenac, Mg"" Laval et le nouvel intendant, Duchesneau *. Les conseillers désignés par le roi dans un ordre qui ne doit pas être .modifié, sont Louis Rouer de Villeray, avec le titre de premier conseiller, puis Le Gardeur de Tilly, Mathieu Damours, TS'icolas Dupont, ReméChartier de Lotbinière, Jean-Baptiste de Peyras et Charles Denjs de Vitré ; par un acte analogue, d'Auteuil est nommé procureur généra:!, et des lettres royales sont encore décernées à des magistrats inférieurs, Louis-Théandre Charlier, lieutenant général de Québec, juge de première instance, Peuvret, greffier du Conseil, elRageot, greffier de la justice ordinaire. 11 est trop clair que la réforme est dirigée contre Frontenac, dont le ministre veut diminuer l'indépendance; quelques-uns de ces conseillers sont des amis du gouverneur, comme Tilly que lui-même recommandait à Colbert, comme Peyras et Vitré, qui avaient reçu de lui des concessions de terres que la cour confirma^; mais le retour de Villeray comme premier conseiller et surtout la nomination d'un intendant qui serait le président effectif du Conseil enlevaient à Frontenac l'autorilé dont il disposait naguère sur cette assemblée. Si Ton étudie de près les termes de la lettre de Colbert du ^2 avril 1675*, on remarque que Villeray n'avait point passé au Canada lliiver de 1674-1675, puisque le ministre recommande à Frontenac de l'installer « dès son arrivée ». Fénelon, Perrot, Villeray, d'Urfé peut-être se trouvant ensemble à Paris et d'accord pour accuser Frontenac, on comprend mieux que Colbert ait manqué de la clairvoyance ou de la fermeté nécessairespour continuer, en laissant celui-ci seul maître du gouvernement du Canada, l'expérience qu'il avait commencée. La nomination royale de Duchesneau est datée, d'après les

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