‹ Le comte de Frontenac; étude sur le Canada français à la fin du XVIIe siècleChapitre 126 sur 378 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

FRONTENAC, l'iNTENDANT ET LE CONSEIL SOUVERAIN DE QUÉBEC

Le roi reconstitue la prévôté de Québec. Différends entre ce trijjunal et le Conseil Souverain. Frontenac soutient les magistrats de la prévôté. — Que-' relie de Frontenac et de l'intendant Duchesneau sur le titre de Président du Conseil Souverain. Séance du 27 mars 1679; plusieurs conseillers prennent parti contre Frontenac; le gouverneur général exile Villeray, Tilly et d'Auteuil. Arrangement amiable, approuvé par la Cour (oct. 1679-mai 1680). — Procès de Louis Boulduc, procureur de la prévôté, que protège Frontenac; il est pourtant condamné. — Frontenac poursuit le conseiller ' Damours; il renvoie en France le nouveau procureur général, d'Auteuil fils. — Frontenac et Duchesneau; accusations réciproques; la société de Québec partagée en deux camps. Duchesneau n'est que l'instrument des^ ecclésiastiques, adversaires de Frontenac. La cour est obligée de rappelerv* à la fois le gouverneur et l'intendant.

L'édit du 5 juin 1675, qui réorganisait le Conseil Souverain de Québec, avait pour but de limiter l'autorité du gouverneur général en constituant, à ses côtés un corps de magistrats directement nommés par le roi '. Frontenac comprit qu'il s'était trop avancé dans le procès de Perrot, et pendant trois ans, il ne paraît pas qu'il ait eu de discussion sérieuse avec le Conseil Souverain; il était alors entièrement occupé par des débats avec l'évêque sur l'officialité, sur les cures et sur la traite des boissons ; mais, à la fin de 1678, M^"" Laval passe en France, laissant à Bernières la direction intérimaire de l'évêché *; Frontenac, dont l'humeur

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