CHAPITRE III
Dbnonville, gouverneur général. — Premières relations avec les Anglais, les Iroquois et les indigènes du haut pays (1685-1687). — Denonville, gouverneur général. — M^"" Saint-Vallier, vicaire général, puis deuxième évéque de Québec; nouveaux principes de discipline ecclésiastique. — Projets des administrateurs contre les colonies anglaises de la côte atlantique. — Erreurs de la diplomatie de Louis XIV ; traités de 1686 et 1687. — Denonville et Dongan. Déserteurs français dans les colonies anglaises. — Les instructions de la Cour laissent croire à Denonville que les Iroquois restent les seuls ennemis du Canada, mais, avant de leur faire la guerre, il organise une défensive vigoureuse : les forts du haut pays; Québec et Montréal. — • Postes avancés de la colonie à l'est et au nord : voyage de l'intendant Meulles en Acadie (1685-86); expédition de Troyes à la baie d'Hudson (1686;. — Activité de l'intendant; il est cependant rappelé par la Cour 299
Guerre iroquoise de 1687. Résultats médiocres. Découragement du GOUVERNEUR ET DÉTRESSE DU CANADA (1687-1689). — Forccs de la Nouvelle- France et des Iroquois en 1687. — La guerre est préparée avec grand soin par Denonville. Concours docile des commandants du haut pays, Perrot, La Durantaye, Tonty, La Forest, du Lhut. L'armée du bas Canada. Concentration générale dans le lac Ontario. Le gouverneur ne découvre ses intentions qu'au dernier moment. Des chefs iroquois sont pris en trahison par l'intendant Champigny au fort Frontenac. — La campagne; débarquement au sud du lac Ontario. Embuscade iroquoise; succès des Français; sac des villages tsonnontouans. Denonville va fonder un poste à Niagara. — Résultats médiocres de l'expédition : misère des Canadiens; inquiétudes de nos alliés indigènes. — Denonville projette une expédition ultérieure, car l'hostilité des Iroquois n'a pas cessé. Partis dans l'hiver de 1687-1688; Dongan soutient les Iroquois contre les Français. Le « sieur de la Grande-Gueule » à Québec en
i688: paix précaire signée le 15 juin. — Découragement du gouverneur; évacuation de Niagara et de Détroit. La révoluUon d'Angleterre rompt les négociations engagées en Europe. Désaffection de nos alliés de l'Ouest. Politique artificieuse du chef huron le Rat. Calme trompeur des Iroquois pendant l'hiver de 1688-1689. Invasion de l'Ile de Montréal et massacre de la Chine, 5 août 1GS9. Denonville fait évacuer le fort Frontenac. — L'œuvre de Frontenac anéantie. Rappel de Denonville (1689). 322