Id., i(f., p. 44o, 459, 525, 590; vol. 70, p
:t. Ar. co\.y C. (î. Can., X, 217 ss. — Bon résumé dans Charlcvoix, I, 542 ss.
4. Opondant, W. départ n^ayanl pas encore eu lieu le 31 juillet (voir ri-(lossus), la traversée ne put durer 52 jours, comme le dit la lettre de Frontenai*, mais tout au plus 42; il va là sans doute une erreur de copie.
e, et le Fourgon rallia Chedabouctou cinq jours seulement VEmbuscade. Dans ce port, on prit une caiche anglaise, u de contrebande envoyé par un armateur de Boston, Nelson, enac la fît diriger sur Québec, et sollicita du roi la permission garder pour le service du Canada.
ux que jamais on comprit alors Tinconvénient de n'avoir de communication par terre entre Québec et les ports Jie : faute de cette route, qu'il eût franchie en huit jours, ^nac dut prendre passage sur un navire marchand, le Saintois-Aavicr, et remonter le Saint-Laurent ; parti le 19 septembre edabouctou, le 25 il passait à Tile Percée, où les Récollets misaires lui annonçaient le désastre de la Chine et de récentes ries qui avaient désolé les côtes du bas fleuve. Le 12 octobre Ir, il arrivait à Québec, et le 14, les vaisseaux porteurs de ions, qu'il avait devancés à toutes voiles. Le 20, après avoir en hâte une escorte d'habitants, il reparlait pour Montréal, trouvaient encore Denonville et Champigny. Une semaine , il atteignait le but de son voyage. » Il est difficile, dit-il nistre, de se représenter la consternation générale que je li parmi les habitants et l'abattement qui était dans les ?s » : les uns n'étaient pas encore revenus de leurs frayeurs; très, harassés par des alertes continuelles, avaient dû, cepenpar ordre des administrateurs, transporter en ville tout le [nde des sauvages de la mission du Saut et leur construire un la discipline était énervée, chacun s'inquiétant surtout pour imc et coopérant sans entrain aux mesures de défense com- ; les canots étaient pour la plupart hors d'usage, fatigués îs et venues continuelles, dont le but était de concentrer ; les récolles à Tabri des palissades de la ville, imenl organiser, dans crs conditions, l'expédition contre i'ork?Où trouver les iG<X) hommes elles canots nécessaires? éme si Ton avait eu des ressources suflisantes. la saison ■•llail-elle de s'eni'airerV I)»,'non ville. Cbanipi'..'ny. Frontenac, ?renl vite d'accord: on ne pouvait compter que la ;:elée qui i'annon«;ait, serait tout de suite assez forte pour qu'on marïUr la elace des rivi».'r'rs: mais il était moins probable en-rore i navigation restât libre lonL'lemps: don-:, de toule manière pouvait arriver en tvmps utile pour combiner avec le* vaif>de La Caffinière l'attaque de New-York : le projet de la ^>;ur
aboutissait à unécliec. — Les instructions de Frontenac portaient que, si, « contre toute apparence et pour des raisons que Sa Majesté ne peut prévoir », la jonction des troupes de terre et de mer devant New- York était impossible, La Caffinière devait longer les côtes d*Acadie et de la Nouvelle-Angleterre, y demeurer jusqu'à épuisement de ses vivres de réserve, l'aire le plus de prises qu'il pourrait et revenir en France pour Thiver. Frontenac, en le quittant, lui avait recommandé de s'entendre avec Menneval, gouverneur de TAcadie, et d'aller ensuite, conformément aux ordres de la Cour, croiser dans les eaux anglaises ; si, le 10 décembre, aucune nouvelle ne lui était arrivée du Canada, c'est que la campagne par terre n'avait pas été commencée, et qu'il pouvait se retirer. La Caflinière, n'ayant rien reçu de Frontenac, fit voile pour la France, après avoir enlevé six caiches et un brigantin qu'il ramena ; s'il attendit, pour retourner vers l'est, la date du 10 décembre, son voyage de retour fut très rapide, puisque le 27 de ce mois, il envoyait au ministre, de la llochelle, son journal de bord*. C'était un brave officier, dont Frontenac se loue beaucoup, ainsi que de Grosbois qui commandait le Fourgon, Le ministre, tout en exprimant le regret de l'insuccès subi, fit savoir à La Caffinière qu'il ne l'en tenait point responsable, et dès le 17 avril 1G90, le pourvut d'un nouveau commandement *.
L'entreprise contre New-York est dès lors abandonnée '; Denonville, établi h la Cour dans sa nouvelle cbarge, exposait au roi par plusieurs mémoires la nécessité de cette conquête; mais la situation, en Europe, se troublait de plus en plus; toute la Hotte était immobilisée dans la Mancbe pour la guerre d'irlandn; le Canada se trouva donc livré à lui-même, au lendemain d'épreuves sanglantes qui avaient doublé l'insolence des Iroquois et de leurs alliés anglais. C'est dans ces circonstances redoutables et presque désespérées que Frontenac reprent' possession de son ancien gouvernement; il n'avait amené avec lui aucune troupe d(^ renfort; tout au contraire, il était porteur d'un ordre qui indiquait l'intention du ministre de diminuer, s'il était possible,
\. Arch. Mar., B2, vol. 13, p. 17.