‹ Le comte de FrontenacChapitre 264 sur 358 · La Potherie, II · texte numérisé non relu

La Potherie, II

3. Mém. de Monseignat. — Lettre de Frontenac de nov. 1690. Ar. col., G. C Can., XI, 86.

Français parmi les nations du haut pays; sans doute, les Iroquois n'étaient pas domptés et leurs incursions obligeaient soldats et habitants à une incessante vigilance; mais Frontenac leur avait déjà fait sentir sa supériorité, leurs négociations avec nos alliés de l'ouest étaient rompues. D'autre part, la lutte avait commencé contre les établissements anglais ; dès Thiver de 1690 plusieurs groupes de Canadiens avaient victorieusement pénétré parmi les habitations de nos rivaux; de ce côté aussi, Frontenac poursuivait avec méthode la liquidation d'un passé dangereux. Par malheur, toutes ces expéditions n'allaient point sans de réels sacrifices pour tous ; en 1689 et 1690, bien des terres demeurèrent en friche, les habitants faisant le métier de soldats pour battre la campagne ou pour élever des fortifications; une disette générale porta le minot de blé de 3 à 7 livres, encore n'en trouvait-on pas à volonté; le Conseil Souverain fut obligé de taxer le pain * ; l'intendant, comme le gouverneur, implorait Taide de la Cour. Pourtant la confiance en Frontenac était si grande, que les habitants contribuaient non seulement de leur travail mais de leurs deniers aux travaux de défense, à Montréal comme à Québec ' ; dans la lutte contre les Anglais, et surtout pendant le siège de Québec, la colonie entière donnera, sous la direction du gouverneur général, un magnifique exemple de dévouement, de concorde et de valeur.

L Lettre de Frontenac à la Cour, 4 avril 1690. — Arrêt du Conseil Souverain, 30 janvier 1690. Ar. col., C. G. Can., XI, 83 et 165.

2. Frontenac à la Cour, 4 avril 1690. — Champigny à la Cour, 16 novembre 1690. Id., id., 85, 136.

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