Mém. du Roi, Id,, id
4. Mém. de Champigny, nov. 1690, mai 1691. Ar. col., C G. Can., XI, 136, 203. — Cf. La Potherie, III, 125.
5. M. Myrand publie (ouv. cité) dix-sept relations, sans compter celles de Uutcliinson et de Charlevoix, qui sont postérieures.
6. Ses souvenirs sont consignés dans VHistoire de VH6lel''Dieu de Québec de 1630 à 1716 par la Mère Françoise Juchereau (Éditée à Paris, 1751).
nment Fronteoac comprit les plans des Anglais et combina les )yens de résister. La Hontan, témoin oculaire, ne donne sur le siège
Québec qu'un très court sommaire (lettre XX); La Potherie copie rtiellement Monseignat, non sans embrouiller son récit, avec la con- »on qui lui est ordinaire (III, lit ss.). Charlevoix, fort inexact en ce i conc42rne le début du siège, est, au contraire, pour les derniers irs, plus précis et assez complet : il semble avoir compilé sans cri- [ue des documents de valeur inégale (II, 76 ss.). L'épisode du pavillon de Phips, populaire au Canada, célébré dans le des poésies de M. Louis Fréchelte *, a fait l'objet de curieuses :herches de M. Ernest Myrand ^. M. Myrand montre ailleurs à l'égard
Charlevoix une défiaace bien légitime; il n'aurait donc pas dû, mble-t-il, accepter ici sans contrôle la version de cet auteur qui par le erreur certaine place au matin du IG octobre, aussitôt après le jet de rultimatum de Phips, la canonnade qui abattit le pavillon lirai ^. Tous les récits contemporains sont d'accord pour donner la te du 18, au moment où les quatre principaux vaisseaux de Phips arent bombarder Québec. Il est donc inutile de se demander si les nons français pouvaient porter jusqu'à la pointe de l'île d'Orléans, où tiotte de Phips était mouillée le 16 octobre. — M. Myrand s'est encore éoccupé d'établir quelles étaient, pendant les jours du siège, les îures des marées: il ressort des calculs dont il présente les résultats le le mercredi 18 octobre, la marée finissait de monter à 6 heures ! minutes du soir; or, c'est sans doute un peu avant cette heure que t abattu le pavillon : les vaisseaux de Phips se postèrent devant Québec set lard dans l'après-midi, et la canonnade battait son plein vers heures; on pourrait pourtant supposer, vu l'imprécision de nos textes, 16 le coup d'adresse de Sainte-Hélène est du 19 au matin, à marée îscendante; mais il est bien clair, quel que fût Tétat de la marée, que
danger d'aller cueillir sur l'eau le pavillon ennemi était le même, lisque nageurs ou canotiers — peu importe, quoique le fait de nageurs, ffîciles à viser dans l'eau, paraisse plus vraisemblable — devaient suyer, presque à bout portant, le feu des vaisseaux anglais. Il ne serait is étonnant, d'ailleurs, comme l'observe M. Myrand, que la légende i soit emparée de cet incident et l'ait quelque peu amplifié ; les auteurs )Qtemporains parlent bien d'un pavillon pris, mais ne paraissent pas ipposer — sauf Juchereau de Saint-Denis — que la conquête en ait ,é particulièrement glorieuse. Aussi bien ne serait-il pas besoin d'un tploit de ce genre, pour consacrer le souvenir du courage et de Tauace heureuse des défenseurs de Québec.
i. A la Nage! dans la Légende d'un Peuple.