CHAPITRE I
Retour de Frontenac— Le Canada mis en état de défense (1689-1690). — Callières, gouverneur de Montréal, à Paris (1688-89). Projets contre les colonies anglaises. Frontenac renommé gouverneur de la Nouvelle- France à la place de Denonvilie (juin 1689) dirigera la campagne concertée contre ces élablissements. — Instructions de la Cour à Frontenac. Les lenteurs de l'armement rendent le succès impossible. Frontenac n'arrive au Canada qu'en octobre 1689. La petite escadre qui l'avait amené retourne en France sans avoir rien fait. Le Canada livré à lui-même. — Cependant Frontenac organise la défense : le fort du lac Ontario est rcoccupé d'urgence. Travaux à Montréal, à Québec, dans les côtes. — Quelques succès partiels, en 1G89, sur les flancs de la colonie : nos alliés Abénaquis d'Acadie prennent aux Anglais le fort de Pemkuit. D'Iberville à la baie d'IIudson. — Frontenac renoue des relations avec les Iroquois et les nations d'en haut. Louvigny monte à Michillimackinac et ramène des traitants Outaouais à Montréal. Assemblée <le traite et de guerre (été de 1690). Perrot rétablit la réputation des Français à l'ouest des Lacs. En quelques mois, Frontenac a rafTermi la situation de la Nouvelle-France, compromise par les fautes de ses prédécesseurs 353