‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 114 sur 395 · Jug, du C, S., I · texte numérisé non relu

Jug, du C, S., I

3 Ar. col., M. S. M. II, 380.

4, Clément, III, 585 ss,

re 2

me A 2 a

documents du Conseil Souverain, du 5 juin 1675‘; mais elle était décidée auparavant puisqu’une déclaration royale du 30 mai la mentionne comme une conséquence de la déchéance de la Compagnie des Indes Occidentales, et que les instructions de Colbert à Duchesneau portent cette même date *; elle fut enregistrée à Québec le 16 septembre. Le préambule de la lettre de Colbert qui contient ces instructions est particulièrement élogieux : « Sa Majesté, ayant bien considéré la conduite du sieur Duchesneau, et les services qu'il lui a rendus depuis dix ou douze ans qu'il a fait les fonctions de commissaire dans la généralité de Tours, en diverses u:casions et emplois importants à son service... a bien voulu l'en-

c,cr dans le pays de la Nouvelle-France, en qualité d’intendant de 1x justice, police et finances, étant assurée qu'il s’en acquittera à son etre satisfaction. » Colbert avait grand soin de spécifier quelles é:: °nt les attributions de l'intendant au Canada ; mais la seule prése: «e Le ce personnage devait être, fatalement, l'occasion de conflits d'autorité avec le gouverneur général; déjà des difficultés s'étaient élevées entre Talon et Courcelles; les premiers incidents du gouvernement de Frontenac laissaient deviner un avenir plus tumultueux encore; dès l'installation de Duchesneau, la lutte va commencer; vainement Colbert recommandait la concorde, indispensable au progrès de la colonie; c'était trop de deux chefs pour-un gouvernement de ce genre.

Un autre adversaire arrivait à Frontenac par les vaisseaux de 1675, en la personne de Ma Laval, alors évêque titulaire de Québec. Longtemps, ce prélat n’avait eu que le titre de vicaire apostolique, évêque in partibus de Pétrée; une bulle du pape Clément X ?, datée du 1°" octobre 1674, avait enfin érigé en sa faveur le siège épiscopal de Québec. Les négociations avaient été très laborieuses, et l'abbé Faillon, qui connait fort bien les Archives ecclésiastiques, nous en fait un récit très complet ‘. Les premières demandes à la Curie romaine remontaient à 1669; à ce moment, le Roi et les Pères Jésuites s’intéressaient également au succès de la candidature de Mer Laval ÿ. Mais, les pourparlers

Page 1