‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 116 sur 395 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Caractère de M“ Laval. Ses querelles de préséance avec le gouverneur, le Conseil Souverain, l’intendant. — Le chapitre et l’officialité de Québec. — Le clergé canadien ne dépend que de l’évêque. Les curés amovibles. Les dîimes ecclésiastiques. Édit royal de mai 1679. Difficultés d'application : les habitants refusent de payer les dimes; Frontenac finit par se désintéresser de la question. — Propositions des Récollets pour desservir gratuitement toutes les cures du Canada; différend entre ces religieux et l'évêque. — Réserve des Sulpiciens vis-à-vis de Mf Laval. — Les Jésuites, soutenus par Pévêque, développent leurs établissements malgré Frontenac. — Exigences ordinaires du clergé canadien.

Le premier évêque de Québec appartenait à l’une des plus nobles familles de France; issu des Laval-Montmorency, le prélat tenait de ses ancêtres le goût du pouvoir et l’impatience des rivalités. On ne peut méconnaitre la grande dignité de sa conduite, et son absolu désintéressement; soucieux de remplir toutes les charges de son ministère, il ne reculait pas devant de pénibles voyages, pour aller visiter les communautés les plus éloignées; « sa noblesse naturelle s’alliait à une belle simplicité; pendant ses tournées pastorales, il était mené par deux paysans dans un petit canot d’écorce, sans aucune suite que d’un ecclésiastique seulement et sans rien porter qu’une crosse de bois, une mitre fort simple, et le reste des ornements absolument nécessaires » , On se plaisait à

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