‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 124 sur 395 · Mandements... I · texte numérisé non relu

Mandements... I

4 Voir Gosselin, Vie de Laval, If, 32.

5. Jug. du C.S., Il, 97 ss. — D’après M. B.Sulte, qui connaît bien les généalogies canadiennes, ce personnage dont le vrai nom est François Lenoir, n’est autre que Plet, cousin et associé de La Salle (Les Canadiens français, V, 114).

Montréal, et celui-ci ajournait Rolland à comparaitre devant lui, L'inculpé s'adresse encore une fois au Conseil Souverain : il introduit un appel comme d'abus, qui est accueilli. Le Conseil, par délibération du 30 mars 1677, décide que le clergé de Montréal n'aura plus à s'occuper de l'affaire ; il n'ose pourtant se prononcer ensuite que sur une question incidente ‘, et Rolland ne fut pas, en fait, interrogé une seule fois par des juges non ecclésiastiques. Le Conseil se vengea sur les marguilliers de Montréal. Il saisit l'occasion d’une plainte de Perrot, réinstallé comme gouverneur de l'ile, contre leur prétention de passer aux honneurs avant Migeon, bailli du lieu; le 20 mars 1677, en une séance présidée par le gouverneur général lui-même, un arrêt fut décerné, privant les marguilliers de Montréal de tous honneurs, jusqu'à l’arrivée des vaisseaux de France ?. Ceux-ci devaient sans doute apporter des ordres de la cour sur le fait de l’ex pulsion de Rolland, qui datait déjà d'un an, et peut-être par voie de conséquence, sur le droit des curés et marguilliers. L'évêque avait déclaré n’entendre point « que les seigneurs de paroisse eussent de l’encens et de l’eau bénile devant les marguilliers, ni qu'ils furent recommandés aux prônes; que c’étaient des usurpations qui s'étaient faites en France, et qu'il fallait les empêcher dans un pays où l’on commençait à établir une Église ? ». Tout l'esprit du gouvernemer: de Laval est dans ces derniers mots. — Nous savons encore que des discussions nouvelles éclatèrent en 1678 à Montréal entre l'abbé Lefebvre, d'une part, Perrot et Migeon de l’autre; Villeray fut envoyé par le Conseil pour s’enquérir de ces faits, sur lesquels nous manquons de renseignements précis ‘. Mais il n'est pas besoin d'en chercher davantage pour établir combien le retour de Laval rendit plus difficile la tache de Frontenac. On va comprendre mieux encore, à propos des cures, de quels principes procèdent les différends de l'évêque et du gouverneur général.

4. Le 21 juin 1677, un sieur Quesneuille, qui a recueilli en pleine église des signatures contre Rolland, sur l’ordre de l'abbé Guyotte, est condamné à cent sols d'amende (Jug. du CG. S., IT, 132). Cf. Gosselin, Il, 32, — D’après le mémoire de Frontenac pour 1677, les partisans de l’évêque auraient surtout poursuivi Rolland parce qu’il était lié avec les Récollets, dont l’un, le P. Louis, avait célébré la messe dans sa maisor ( Hargry, 1, 315).

2, Jug. du C. S., 11, 116, — L’abbe ‘osselin (loc. cit.) regrette cette intervention du Conseil. — Cf. Mém. cité de Frontenac, dans Margry, 1, 311.

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