‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 178 sur 395 · août-5 sept. 1681. Jug. du C. S., Il · texte numérisé non relu

août-5 sept. 1681. Jug. du C. S., Il

2. La Hontan, 1, 69. — Cf, La Potherie, II, 142. 3. Ar. col., C. G. Can., VI, 327.

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Le régime des vingt-cinq congés créait au gouverneur général des obligations nouvelles; la traite devenant, de plus en plus, une affaire privée, les administrateurs devaient moins compter, pour servir les intérêts généraux de la colonie, sur les coureurs de bois, désormais simples agents des négociants du bas Canada. Il fallait donc que le gouverneur, pour surveiller ce commerce dont l'importance politique était si grande, eût en permanence, auprès des tribus indigènes principales, des représentants sûrs, el voilà pourquoi Frontenac avait si vivement réclamé devant le Conseil le droit exclusif de promulguer l'ordonnance du 2 mai; sous ce prétexte, il pouvait envoyer des officiers dans tous les postes du haut pays et, s'il y tenait, c'était moins pour participer, malgré les ordres royaux, au commerce des pelleteries que pour contrôler la conduite des marchands et des missionnaires; ainsi Villerave, chargé de porter aux Outaouais la nouvelle de l’amnistie, fut établi commandant sur place par le gouverneur; ailleurs des gardes furent dépèêchés pour publier l'ordonnance et surtout inviter les sauvages à descendre *?. Frontenac, forcé par les restrictions de la Cour comme par le progrès des découvertes, ébauchait donc une nouvelle organisation du Canada ; son but est toujours le même : assurer le domaine éminent du roi sur l'étendue entière de la Nouvelle-France; il demandait deux ans, avec un bon intendant et un prévôt actif, pour étendre l’action régulière de son autorité sur les pays récemment reconnus ‘.

En 1682, malgré toutes les querelles engagées à propos de la traite, Frontenac l’emportait, puisqu'il restait maître de ses rela-

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