‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 19 sur 395 · Id,, GC. G. Car · texte numérisé non relu

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consommation, les trafiquants se récupérant de leurs pertes en exagérant les prix des objets importés de France !. Tel était alors, à Paris, l'encombrement du marché, qu'un arrêt du Conseil du 2 juin 1670 interdisait la vente de chapeaux en demi-castor et castor mêlé, « d'autant plus que, par le moyen de l’abondance du poil de castor qui est apporté du Canada, on peut faire à présent et en quantité des chapeaux de pur castor à des prix raisonnables ?, »

Talon aurait voulu développer l’agriculture canadienne en y annexant diverses industries : lui-même avait fondé à Québec une tannerie ; il fit commencer aussi la brasserie à laquelle son nom est resté longtemps attaché, et qui fut, par la suite, le premier Palais du Conseil Souverain *. D'autre part, il faisait envoyer par le gouvernement des bestiaux, des juments et des étalons à divers propriétaires ; il obtint même du roi des médailles, sorte de décorations du Mérite Agricole, « pour ceux qui se porteraient aux grandes entreprises ou aux découvertes utiles * ». Il voulait aussi nouer des relations commerciales régulières entre la France, les Antilles et le Canada : c'est dans cette intention surtout qu’il encourageait l'élevage, persuadé que « l’Acadie et la Nouvelle-France seraient, en peu d'années, en état de fournir aux Antilles les chairs salées nécessaires à leur usage » : Les vaisseaux, partis de France

dau printemps, auraient porté au Canada des objets fabriqués ; ils

auraient chargé des pelleteries, des bois, des conserves de viande pour les iles et auraient eu le temps, avant la saison des glaces, de sortir du Saint-Laurent et de gagner les Antilles pour retourner de là en France, vers la tin de l'hiver, avec une cargaison partiellement renouvelée.

Longtemps, le gouvernement métropolitain s'était préoccupé de trouver des mines dans les colonies; Talon fit faire des recherches dès son premier séjour au Canada; il raconte qu’en 1667 un Jésuite venant des Outaouais lui fit voir un petit morceau de cuivre, ramassé près du lac Huron *. C'est probablement cette

4, Ar. col., C. G. Can., IIT, 150.

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