‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 227 sur 395 · Ar, col., G. G. Can., VII, 2403 VII · texte numérisé non relu

Ar, col., G. G. Can., VII, 2403 VII

2, Id. id,, 249 et 462.

. 1d,, VI, 209, 380, 401. — Cf. Sulte, VE, 51,

i. Lettre du 12 nov. 1682, Ar. col, G. G. Can, VI, 82.

expose que le Canada fabriquerait facilement de la potasse, « sel qui se tire de toutes sortes de bois par l’incinération et la filtration des cendres, pour lequel la France est tributaire de la Moscovie, et qui sert aux teintureries, verreries, savonneries et lessives ». Meulles faisait aussi rechercher des mines, étudiait le projet d’une pêche sédentaire à l’ile Percée ‘. Le respect des indigènes aurait seul permis de créer ces industries, à la faveur de la paix générale; une politique souple et ferme à la fois, comme celle de Frontenac, l'avait longtemps et malgré tout commandé: sous un gouverneur faible, indécis, inintelligent comme La Barre, la colonie est exposée sans cesse à des attaques iroquoises; de plus les querelles intérieures, si vives du temps de Frontenac, ne le sont pas moins sous son successeur; les factions restent aussi animées que par le passé; mais comme La Barre n’a pas l'esprit nécessaire pour les dominer, et que Meulles, plus habile, est un simple subalterne, elles réagissent sur la politique indigène et compromettent, au lieu de la développer, l'œuvre du précédent gouverneur.

La Barre, instruit par Seignelay, affecte de se montrer d’abord étroitement uni avec Meulles. « Nous rendons les ordonnances conjointement, écrit-il en novembre 1682 *?, dont toute l'exécution reste à M. l’intendant, afin que les peuples ne doutent point du concours de nos autorités; je n'ai été au Conseil qu’une fois, et n'irai point que pour affaires de police, ou quand M. l'intendant et le Conseil m’en prieront. » Ce n'est point pourtant ce que dit Meulles; à l'entendre, le Conseil s’assemblait d'ordinaire dans l’antichambre même du gouverneur ; il délibérait parmi les allées et venues des domestiques, au milieu du bruit des gardes réunis dans une salle voisine; pour que la dignité de l'assemblée fût mieux sauvegardée, Meulles proposait de la faire siéger dans une maison confortable, appartenant à Talon, et où il y aurait place pour loger aussi l’intendant *. La Cour ne se décida point, et le Conseil resta soumis à La Barre; même, em 4683, le gouverneur avait voulu s'en intituler le chef, et le mmimsstre dut lui rappeler les termes de l’ordonnamce de #680 qui avait condamné les pré-

1. Meulles à la Cour, 4 nov. 1683. Ar. æol., C. G. Can. VI, 186. 2, Id., id., 59.

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