Id., id., 310-372, 464. — Jug. du C. S., IF
4. Lettre à la cour, 8 juillet 1684. Ar. col., C. G. Can., VI, 383.
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1, 319. — 4685. Ar.
La Hontan, dont la médisance équitable ne charge spécialement personne, écrit qu'il vit un jour à Chambly sur la rivière Richelieu, « deux canots chargés de castor que l’on disait envoyés à New-York par M. de La Barre »; il ajoute que, pour empêcher ce commerce clandestin, un poste plus considérable que Chambly serait nécessaire’. Officiellement d'ailleurs La Barre, sous prétexte de ménager les Anglais de la Nouvelle-York, entretenait avec le gouverneur de cette ville, Dongan, une correspondance très active et, si des intérêts de commerce ne sont pas en jeu — nos textes ne sont pas assez sûrs pour que nous en tirions une certilude, — il n'en est pas moins évident que le successeur de Fronlenac montrait à ses voisins trop de confiance et leur faisait trop d'accueil; pourquoi ne pas sévir contre Bizard, major de Montréal, quand cet officier refusait à François Perrot de poursuivre par contumace Barrois, Jarny et quelques autres, partis avec leurs familles pour se fixer chez les Hollandais ?? N’était-il pas possible, facile même, d'atteindre ces déserteurs dans les intérêts qu'ils avaient certainement conservés au Canada? D'autre part, ces défections ne doivent point nous surprendre; la politique mala- Ldroite de La Barre, en laissant le champ libre aux insolences des lroquois chez nos alliés de l’ouest, les enhardissait en même temps contre nous; et, de Montréal, à la lisière de la zone dangereuse, des commerçants peu résolus à souffrir les maux d'une guerre
nélaient pas sans excuse lorsqu'ils cherchaient un établissement plus sûr,
Ainsi, le Canada n'était pas différent alors de ce qu’il était à l'époque de Frontenac; les mêmes pratiques s’y étaient maintenues; les ordonnances de la Cour sur la traite étaient peu ou mal observées, le commerce avec les Anglais, l’émigration des habilants chez nos voisins loin de diminuer, prenaient une extension nouvelle, Nous ne pouvons croire que le trafic des spiritueux avec ls sauvages ait été durement puni par La Barre et ses agents ; en 1683, le Conseil Souverain avait bien fait afficher à Québec, Montréal et Trois-Rivières, l'ordonnance oubliée de mai 1679 *; à la même date, l'évêque parlait aussi de « bonnes sûretés » prises jar le gouverneur à ce propos, mais la Cour n’était pas plus favo-
. Ar. col., C, G. Can., VI, 208.
. Jug, du GC. S., II, 882.