‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 27 sur 395 · Mémoire cité · texte numérisé non relu

Mémoire cité

2, Ar. col., G. G, Can., III, 188. « En achevant ce mémoire, M. de Saint-Lusson vient de Pentagoet, très fatigué...» — Le 7 nov. 1672, Saint-Lusson obte-

it de Talon une con cession en récompense de ses services. (Ar. col., M. S. ,. 11, 108.)

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En même temps que ces expéditions traçaient à Frontenac le plan qu’il va suivre, elles suscitaient ou plutôt renouvelaient contre le gouvernement civil les hostilités qui retarderont son progrès : la Relation des Jésuites pour 1670-71 montre que ces Pères étaient alors établis, pour leurs missions du Canada, sur tous les points géographiques d'importance : ils ont des prédicateurs auprès de chacune des cinq nations iroquoises, comme chez les Hurons des environs de Québec et dans la Prairie, au sud de Montréal; ils tiennent, dans le haut pays, le Saut-Sainte-Marie, et l’île de Michillimackinac, dans le goulet entre les lacs Michigan (lac des Illinois) et Huron ; d’après les termes mêmes de la Relation ‘ « Michillimackinac est la clef et comme la porte pour tous les peuples du sud, comme le Saut l’est pour ceux du nord ». — Un gouverneur, pour peu qu'il fût soucieux d'exercer les droits de sa charge, ne pouvait manquer d’être frappé de cette puissance; puissance, moins par ce que les Jésuites avaient fait déjà comme

colons ou comme prédicateurs, que par la faculté qu'ils avaientk

acquise de surveiller toutes les voies du développement de h

Nouvelle-France, et de s'imposer partout comme intermédiaire

entre les autorites civiles et les populations indigènes. Dès le

début, Colbert avait recommandé à Talon « de maintenir danikk

une juste balance l'autorité temporelle, qui réside en la personnt du roi et de ceux qui la représentent, et la spirituelle qui résidi en la personne de l’évêque et des Jésuites, de manière loutefii que celle-ci soit inférieure à l’autre ?.… » C’est là ce qui préoccup le ministre tout d’abord; il n’a rien de plus urgent à dire à Talon au début de ses instructions.

Sur les conseils de Colbert, Courcelles, puis Talon, encourager les Sulpiciens et les Récollets pour diminuer l'importance exct sive des Jésuites; les Sulpiciens cherchaient à s'étendre à l’ouë de Montréal comme le prouvent le départ de Dollier et Gallini avec La Salle et les tentatives de missions de l’abbé de Féneli chez les Iroquois. Quant aux Récollets, ils avaient été les pn miers missionnaires du Canada; rentrés en France lors de la ci quête anglaise (1629), ils n'étaient point revenus depuis en Am rique, et leur historien le P. Leclercq affirme que l’oppositioni

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