‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 29 sur 395 · Talon à Colbe · texte numérisé non relu

Talon à Colbe

Ar. col,, C. G, Can, lets, 4 avril 1670, À

à. Ar, col., C, G.

& Margry, I, 189

la Compagnie de Jésus y fut pour quelque chose ‘. Leur retour,

le souhaité par Colbert, obtenu par Talon, n’en eut qu'une signifint cation plus formelle; « cet ordre, dit l’intendant ?, quoique ci- On D devant non désiré par Monsieur l'Évêque et par les Jésuites, aidera ces beaucoup à donner aux habitants les secours spirituels qui leur Où D sont nécessaires dans les côtes éloignées, outre que, plus il y urs aura de ces religieux, plus l’autorité des premiers ecclésiastiques les sera balancée. » Informé d'autre part que les Jésuites travailont ES laient à Rome, pour faire titulariser par le pape l’évêque de , © Pétrée, Talon prévint ME Laval que sa nomination devait venir an du roi, dont seul il dépendait * : on le voit, l’intendant ne perdait ela- aucune occasion de développer l'autorité civile, afin de transtous former le Canada de la mission qu’il était encore, en une véri- >. — D table colonie. Il n’est pas téméraire, après avoir lu sa corrests d pondance, de croire que les expéditions dirigées vers l’ouest, ne c'est-à-dire au cœur des territoires de missions, étaient destinées

mnt dans sa pensée autant à resserrer le lien de dépendance de ces aient communautés qu'à découvrir des mines de cuivre.

del Ilest notable cependant que la querelle du trafic des spirijair Se tueux, si vive à l’époque précédente, soit à peu près apaisée ès LES pendant le gouvernement de Courcelles et de Talon; même ces da administrateurs réprimaient ou du moins surveillaient la traite SONNES des boissons enivrantes ; Courcelles, pendant son voyage au lac rés Ontario, fit arrêter plusieurs Français qui avaient enfreint, sur ce itefo point, les arrêts du Conseil de Québec *. En conclurons-nous que DCCUPES tous les contrevenants fussent poursuivis? Cela paraît bien improl'alo1@ bable, à une époque où l’on s’efforçait de multiplier les rapports entre Français et sauvages; car l’eau-de-vie, l'eau de feu, comme ASUS disaient les Canadiens, était la denrée d'échange la plus généraleex ment recherchée. Il est plus vraisemblable que, des deux côtés, L'oUSS on faisait preuve d’indulgence et de réserve; les Jésuites accueilali aient officiellement avec joie les Récollets rappelés au pays, sneli quoique, au fond, ce retour leur fût plutôt désagréable: Talon, s pi

a k 1, Leclercq, Premier établissement de la foi dans la Nouvelle-France. —

An Cf, Margry, I, 18 ss.

) ion

2. Talon à Colbert, 10 nov. 70. Voir aussi mém. pour Talon, mai 1669, Ar. col., C. G. Can., IN, 39. — Lettre du roi au P, Allart, provincial des Récollets, 4 avril 1670. Ar. col., M. S. M., I, 397.

Page 1