‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 294 sur 395 · M d, Ar 4, Mé · texte numérisé non relu

M d, Ar 4, Mé

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s divers textes époque, comme ps, dans l'hiver

duits, furent retenus prisonniers (juillet 1689); d’Iberville envoya par terre au Canada la nouvelle de sa victoire et reçut l'ordre du gouverneur de se rendre à Québec avec le plus grand des vaisseaux anglais qu’il avait pris. Il arriva le 28 octobre; dans une lettre qu’il écrivait alors à la Cour, il se faisait fort, avec soixante Canadiens et un vaisseau du roi, de conquérir tous les postes anglais de la baie par une nouvelle campagne !.

Ces succès, dus à la méthode de guerre que Frontenac avait toujours recommandée, firent la meilleure impression au Canada; quoique Frontenac n'eût en rien contribué à les préparer, il en recueillit le bénéfice, et les documents contemporains parlent de « l'ardeur que témoignait alors la jeunesse canadienne pour aller contre les Anglais *? ». Mais, pour rester libre de tourner de ce côté la meilleure partie de ses forces, le gouverneur général devait d'abord s’assurer des dispositions des indigènes, et ce n'était pas chose facile, après toutes les faiblesses de son prédécesseur. La Cour s'était enfin décidée à renvoyer au Canada les lroquois arrêtés naguère auprès du fort Frontenac par Champigny; mais trois seulement de ces malheureux avaient survécu à l'existence des galères, bien que, par faveur spéciale, on eût substitué pour eux le régime des nègres du Sénégal à celui des condamnés de droit commun. En mai 1689, un garde de la marine, Sérigny, avait été désigné pour les ramener de Marseille à la Rochelle, où ils devaient s'embarquer avec Frontenac : « Dès qu'ils seront arrivés, écrivait le ministre à Begon, intendant de 4 marine, ayez soin de les habiller et, sans faire beaucoup de dépense, tenez compte de leurs goûts; Sa Majesté est bien aise de se servir de ces sauvages pour faire la paix avec ceux de leur nation, n'étant pas à propos de continuer cette guerre dans la con-

joncture présente ?, » Le plus notable de ces captifs libérés s’appe- P PI

lait Ouréouharé; Frontenac, durant toute la traversée, puis une fois débarqué à Québec, lui témoigna les plus grands égards; il le gea au château, lui fit servir jusqu’à sa mort la paie de capitaine, et lui fournit toujours libéralement des justaucorps soutachés de broderies dont ce sauvage était très fier *. 1. Les documents principaux sur ces événements (Ar. col., CG. G. Can., X 20 ss.) sont résumés exactement par Charlevoix, 1, 554-556.

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