Lett Il, 233.94 5 ss
t encore, au des coureurs canots partit * des lroquois elle incursion se à une Joie OouvIigny.
nait de cons- : ses COMPazagnieogoton, s ils n'avaient ontenac avail ‘tait entré en oir le gouveret non point ster leur père, mme de fidèles le au cours de lais, « rebelles ) », Nous pou- 1e ait beaucoup pmprit ici parle séjour des portés par des Angleterre; ce
étroite captivité : Mathieu Sagean, dont la relation d’ailleurs suspecte concorde ici avec des témoignages plus sûrs, dit que, prisonnier lui-même des Anglais à cette époque, il ne pouvait communiquer avec le chevalier d'O !. LA
Au moment où les Outaouais arrivaient à Montréal, Frontenac 4 était encore sans nouvelles de ses ambassadeurs; mais ce silence fl seul était un mauvais présage, et le gouverneur ne s’y trompa point; aussi s’efforça-t-il de donner à l’assemblée indigène de juillet 1690 le caractère d'un grand rendez-vous de guerre. C'était | le seul moyen d’effrayer les Iroquois, qui attaquaient toujours al dansles campagnes les colons isolés. Frontenac reçut les chefs indigènes avec magnificence ; il les flatta par toutes sortes d’altentions, les fit diner à sa table, se montra publiquement en leur compagnie; il eut soin que les pelleteries fussent échangées dans des conditions avantageuses pour les Outaouais, précaution nécessaire, dont les négociants canadiens auraient dû s'aviser plus ordinairement. Lorsque les sauvages furent ainsi disposés, Frontenac les réunit en une assemblée générale; il venait d’être informé par un Jroquois chrétien que de nombreux canots étaient groupés dans le lac Champlain, prêts à descendre; il fallait donc retenir ls sauvages, afin de les employer, si l'ennemi poursuivait ses desseins. Aux discours des chefs, et particulièrement d'un Huron de Michillimackinae, que les Français appelaient le Baron, le gouverneur général répondit qu’il s'était lassé d'attendre les propositions des Iroquois et que désormais il fallait combattre ; il avait ménagé d’abord les Cinq-Nations, pensant qu'elles reconnaitraient l'aflection de leur ancien père; mais il ne pouvait plus user d'indulgence, et comptait que tous les peuples du baut pays marcheraient avec les Français. Lui-même, saisissant une hache, la brandit au-dessus de sa tête, et la présenta aux chefs en dansant et entonnant la chanson de guerre: et ce dut ètre un spectacle inoubliable, que celui de ce vieillard, en grande tenue de gouverneur, donnant ainsi le signal violent d'une fête de sauvages; ceux-là seuls pouvaient regretter qu'il renonçàt un instant à la dignité de sa charge, qui ne comprenaient pas la valeur sur l’esprit des indigènes d'une semblable manifestation; tel Dupleix,
on, les cantons édiaire d'Onun interprète La Hontan fi taient trop mal lus avisé que faillit être vitx de ses Come Au, attendait le umer le bûcher et comme les ut épargné; 01 tenu dans unë
1. Lettre de Frontenac, 15 nov. 1689, — La Hontan, lettre XIX. — La Potherie, Il, 233-247, et III, 75 ss. — Aventures de Mathieu Sagean, p. p. Margry, VI,
5 ss,
dans l’Inde, accomplissait les formalités qui le sacraient nabab aux yeux de tous. En face du par'ementaire de Phips, Frontenac saura reprendre son attitude de grand seigneur.
Cependant, on n'avait eu qu'une fausse alerte; seuls des partis iroquois de quelques hommes tenaient encore la campagne; Frontenac congédia donc les alliés : avant leur départ, il les avait passés en revue, en même temps que les Francais, et l'ensemble de ces forces morntait à douze cents hommes ; tous avaient promis que jamais plus ils ne parleraient de paix avec l'Iroquois. C’est alors que le gouverneur, inquiet de ne rien apprendre sur le sort de d'Oenvoya chercher des renseignements auprès d'Iroquois prisonniers au fort Frontenac; on put seulement l’assurer que la mission avait échoué; plus tard il fut informé des aventures personnelles de l'officier et de ses compagnons !.
Nicolas Perrot, qui avait suivi Louvigny dans son précédent voyage, était, sur l’ordre de Frontenac, remonté à Michillimackinac; il devait de là se rendre sur le haut Mississipi, et renouer avec toutes les nations de ces pays une alliance générale contre les Iroquois. Sa mission réussit: il eut assez d’ascendant sur les Nadouesioux pour les dissuader de faire la guerre aux Outagamis et autres tribus de l’ouest du lac Michigan; il s'établit sur la rivière Ouiscouche (Wisconsin), et sur ses conseils un parti de quarante indigènes alla guerroyer en pays iroquois, d’où ils rapportèrent douze chevelures ?. La réputation des Français fut ainsi rétablie par Perrot dans toute la région de la baie des Puants. Quant aux Outaouais, Frontenac avait dû, pour leur prouver la sincérité de ses dispositions, leur livrer un prisonnier iroquois qu’ils brülèrent; ils étaient eux aussi ralliés aux Français, et La Durantave, que Louvigny venait de relever, regagnait facilement Montréal, vers le 1‘ octobre, à la tête d’un convoi chargé de cinquante-cinq canots ,
Ainsi quelques mois d'efforts avaient raffermi la situation des
1. Lettres de Frontenac et de Champigny, 1690-91. Ar. col., G. CG. Can., XI, 23, 258. — La Potherie, III, 94 ss. — Cf. Charlevoix, IT, 59-64. La source com mune de ces deux auteurs est un mémoire rédigé par Monseignat, secrétaire de Frontenac, et qui parait adressé à M"° de Frontenac (Ar. col., G. CG. Can. XI, 5-40).
2, La Potherie, IT, 266, 270.
3. Mém. de Monseignat. — Lettre de Frontenac de nov. 1690. Ar. col., Gr. C Can., XI, 86.
sac en ‘al por à v( tent
tant
con aux lutt
colo unn