‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 370 sur 395 · Lett 2, IV, 3. Lett 4. Ar · texte numérisé non relu

Lett 2, IV, 3. Lett 4. Ar

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Frontenac. Il est regrettable que nous n’ayons à ce sujet aucun chiffre; un inventaire précis eût permis d'établir si Frontenac avait tiré parti de sa situation pour amasser une fortune; rien n'est pourtant moins probable, car Champigny n’eût pas résisté, | le cas échéant, au plaisir de publier quelques révélations. Le 1 major de Québec avait voulu dépouiller avec Champigny les papiers |

d'état du défunt. L'intendant lui en fit défense, « croyant qu'il était de conséquence de conserver le secret sur les affaires de la | colonie ». Il envoya seulement copie de certaines pièces à Callières, demeuré à Montréal !.

Callières et Champigny ne s’entendaient guère; avant 1698, des ennemis du gouverneur de Montréal avaient représenté au ministre qu’il était vieux, goutteux et incapable de l'activité nécessaire à ses fonctions; peut-être prévenait-on ainsi Pontchartrain pour faire écarter Callières à la mort de Frontenac. La Potherie nous livre probablement le secret du complot, quand il dit que | plusieurs comptaient sur le retour de Denonville ? : la manœuvre | échoua; Cällières, dès avant la mort de Frontenac, protestait | contre les insinuations de ses adversaires; il n’était pas malade, comme on, l’assurait, et la goutte ne l'avait pas assez éprouvé pour qu’il ne püût encore servir le roi ?. Il paraît d’ailleurs que, s’il évita de venir à Québec après la mort de Frontenac, il ne se hâta pas moins d'envoyer en France par New-York un de ses amis, Courtemanche, pour demander la succession vacante; de son côté, Vaudreuil, inieux vu de Champigny, dépêcha Vinselot par Pentagoet; au Canada, les deux candidats avaient leur cour, car on ne savait qui le roi désignerait : Callières l'emporta; par lettre du 20 avril 1699, le roi le nommait gouverneur général, ayant égard à « ses services depuis trente-cinq années, tant dans les armées qu'au Canada », et déclarant qu’il avait, dans les divers emplois à lui confiés, « donné des preuves de sagesse, de valeur et d'expérience consommées ». Le Conseil de Québec enregistra ces provisions le 14 septembre suivant ‘; fidèle au cérémonial institué naguère pour Frontenac, il députa quatre de ses membres

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