‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 180 sur 422 · SUPERIORITE DE I/ARTILLERIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

SUPERIORITE DE I/ARTILLERIE FRANÇAISE

redoutes mêmes, TacheTaient en ricochant au milieu des escadrons massés en arrière.

« La cavalerie hessoise, a dit un officier hanovrien témoin oculaire, la cavalerie hessoise a été pendant cinq heures sous une canonnade qui n'a jamais eu sa pareille. Ce n'étoient point des coups de canon, mais un feu approchant de celui d'un bataillon qui tire par division... » Puis, rendant hommage aux artilleurs français^ le même témoin ajoute : <c Le coup le phis hardi que je leur ai vu faire , c'est de mener presque au galop six pièces de six en plaine, h découvert , et de tirer contre notre canon et contre nos troupes, à la barbe d'une batterie de dix pièces de douze *. »

Au moment où s'engageait cette terrible canonnade, le corps de M. d'Armentières, qui formait la droite visible de l'armée, s'était ébranlé pour attaquer la gauche de l'ennemi ; mais, soit erreur des guides, soit désir de se rapprocher du corps de Chevert qui s'élevait en combattant sur l'autre versant de la montagne, cette colonne, au lieu de longer seulement les bois, y était entrée tout à fait, si bien qu'à son tour elle était devenue invisible et qu'en déviant toujours vers la droite, elle ou\Tait dans l'ordre de bataille une brèche par où l'ennemi devait être tenté de s'introduire. Ce faux mouvement reconnu par M. de Maillebois, il proposa au maréchal de fermer immédiatement la brèche en faisant avancer la brigade de Champagne suivie de la brigade suisse de Reding. a Je crois, écrivait Maillebois au marquis de Paulmy, le lendemain , je crois que M. le

1. Journal hanovrien. — Voir aussi, sur rartillerie, la lettre du duc de BrogUeau marquis de PanImT, du 28 Juillet [3436].

m ire»^hil «eî M. !*e «xoiîe d^ «tiscr^ jkuve«t me ruinerd^T d-e ^Kite ^t:r:a*ii:*a, k pr^mirr, pATvv que IVîiHpi^ lurot de M. d'Araicnùèrtî' inltnertÎNî^H; l\Hdr\^ i:ê- Drral de k baîaîLi': et Lûs^c-it un ^nuid \ide à la di\MU% Irr j-rtM.Qd, p-iToe qiie je le mis à portée d\me Ix^^irik* bri Jante eî qui ue lui a pas coiitê cher*. » Bt^M^iriK^ briilante assurément; M. de M;ùllebois avait hieu raison de la juger telle, car il ne s^agissait de rien de moitis que d'enlever la grande redoute, mais non pas à si bon marché ni si facilement qu'il lui plais;ùt à dire. D'ailleurs il n'en vit rien et n'eu put décider par lui-uu^me, puisqu'un moment après avoir donné l'avis qu'on vient de voir, il partit pour îUler examiner ce qui se passait au centre et à la gauche, et resta peudiuit trois heures éloigné de la droite et séparé du niiuréchal*.

Quand le feu de l'artillerie française eut à peu près éteint celui de la redoute, le régiment de Chanipagne reçut l'ordre d'y marcher et de s'y établir. Le terrain était difficile, tourmenté, raviné de distance en distance* Les quatre bataillons ne formaient qu'une st»ule colonne par pelotons, tous les gœnadiers à l'avant-garde. Chaque fois que la tète de oolonue, entre deux ravin>, atteignait le sommet d'un escarpement qui lui donnait quelque vue sur l'ennemi, les canons du régiment, portés à bnis, étaient mis en batterie, faisaient deux ou trois décharges pendant que Tinfanterie respirait, puis la marche était péniblement reprise. Le marquis dWnlezy, lieutenant général, qui commandait les brigades de (Ihampagno et de Reding, avait reçu lassurance que son Uanc droit était couvert par les troupes du marquis d'Armentière&s

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