SYMPATHIES AUTOUR DU MARECHAL
litaire : « Je supplie cependant Votre Altesse de ne me plus envoyer des oQiciers et d'user à cet égard de la même circonspection que moij observerai toujours visà-vis d'elle*. » Quelques jours après, le comte de Clermont donnait avis à M. de Crémille que le valet de chambre du comte de Gisors, chargé de la cassette qui contenait le cœur de son mattre, devait, sans passer par Paris , se rendre à Bonnières près de Vernon , le 15 juillet^
Les témoignages de sympathie autour du maréchal de Delle-Isle furent nombreux, comme ils devaient Tôtre ; lu plupart furent sincères, beaucoup furent touchants, quelques-uns presque égaux à Tinfortune du père si cruellement frappé ^ Il écrivait à M. de Yault : « Je suis, sans exception, le plus malheureux des hommes, et mon malheur ne peut finir qu'avec ma vie*. » Il y a luie lettre du maréchal de Thomond, dont l'accent naturel et simple a du aller au plus profond de ce cœur navré : a J'aimois tendrement M. de Gisors de tous les temps. Je 1 avois vu naître et acquérir avec l'âge tous les talents et toutes les qualités estimables et aimables. Si les vœux du public avoieut été exaucés, car jamais ils n'ont été plus vifs et plus sincères en faveur de quelqu'un, le ciel vous l'auroit consené; j'ose dire que les miens ont été les plus ai'dents de tous^ »
1 . Clermont à Crémille, 4 juillet. — Au prince Ferdinand, 4 juillet. — Ferdinand de Brunswick à Clermont, S juillet. — Pap. Clermont, 1758, t. IV. no* 132-151-152.