‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 75 sur 422 · LE COMTE DE GISORS ET MARIE-THERESE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE GISORS ET MARIE-THERESE

au succès de l'épreuve. « Nous reçûmes avant-liier des nouvelles de notre fils, écrivait- elle, le 7 août, au maréchal de Belle-Isle; j'ai bien quelque curiosité aussi bien que vous de savoir comment les choses se passeront à Vienne, mais je n'ai nulle inquiétude de la manière dont il s'y conduira ni de l'opinion qu'il y donnera de lui. Je suis persuadée aussi que l'impératrice le traitera bien et d'autant mieux qu'il est votre fils. Je ne crois pas que cette qualité lui donne un droit bien assuré ni à son amitié ^ni encore moins à sa reconnoissance, ce qu'il faut convenir qui ne seroit pas juste non plus; mais comme elle a déjà déclaré qu'elle est trop équitable pour vous refuser son estime, et qu'eUe ne peut se dissimuler qu'elle ne vous soit duc, je ne fais nul doute qu'elle ne cherche à en donner des témoignages à notre enfant. Ce qu'on vous mande de sa santé me comble de joie, et en vérité, monsieur le maréchal, vous ne l'aimez pas plus tendrement que moi^» La fine sagacité de la duchesse avait prévu avec une exactitude parfaite la conduite de l'impératrice et celle du comte deGisors ; ni la souveraine ni le jeune Français ne dévièrent de la ligne qu'on eût dit que madame de Nivernais leur avait tracée d'avance : d'un côté, des attentions marquées pour le fils du maréchal de Belle-Isle, de l'autre, une altitude respectueuse , de la réserve sans embarras. Le iO août, M. de Gisors quitta Vienne, emportant l'estime de Marie-Thérèse et les suffrages d'une cour qui les accordait difficilement aux étrangers^ Il allait rejoindre au camp de Kolin le

2. Marquis d'Aabeterre à Belle-Islo, iO août [3391, no 349]. -^ Maréchal de Meipperg à Belle-ble, 14 août [3396, n» 369].

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