‹ Le Comte De Monte-Christo Par Alexandre DumasChapitre 15 sur 35 · I.I COMTE DB aOlfTE-CBRISTO · texte numérisé non relu

I.I COMTE DB aOlfTE-CBRISTO

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tendant négligemment la main aa jeune homme, sans que celui-ci parût sortir de sa léthargie.

En effet, il ne répondit pas à Toffre de cette main.

— Adieu, dit à son tour Château- Renaud, gardant à la main gauche sa petite canne , et saluant de la main droite.

Les lèvres d'Albert murmurèrent à peine : Adieu! Son regard était plus explicite; il renfermait tout un poëme de colères contenues, de fiers dédains, de généreuse indignation.

Lorsque ses deux témoins furent remontés en voiture , il garda quelque temps sa pose immobile et mélancolique ; puis soudain, détachant son cheval du petit arbre autour duquel il avait noué le bridon , il sauta légèrement en selle, et reprit au galop le chemin de Paris. Un quart d'heure après, il rentrait à Thôtel de la rue du Helder.

£n descendant de cheval, il lui sembla, derrière le rideau de la chambre à coucher du comte, apercevoir le visage pâle de son père ; Albert détourna la tète avec un soupir , et rentra dans son petit pavillon.

Arrivé là, il jeta un dernier regard sur toutes ces richesses qui lui avaient fait la vie si douce et si heureuse depuis son enfance ; il regarda encore une fois ces tableaux, dont les figures semblaient lui sourire, et dont les paysages parurent s'animer de vivantes couleurs.

Puis il enleva avec son châssis de chêne le por-

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